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Vincent MONREAL

Vincent Monréal

né à Relizane, 1906

1931-1962 ,vivaità Perrégaux

décédé à Nîmes, 1979

Qui n'a pas connu ou ne connaît pas les clémentines Monréal ? C'est grâce à la perspicacité et à l'énergie de ce Perrégaulois que s'est développée la culture de cet arbre maintenant répandu presque partout dans le monde.

Vincent Monréal est né à Relizane en 1906. Après de solides études à l'issue desquelles il obtiendra son diplôme d'études commerciales, il effectue son service militaire. En 1931, il épouse Marie Vuidès dont le père possédait des propriétés à Perrégaux. Ils auront trois enfants.

Le décès accidentel de son beau-père Vuidès l'obligea à s'installer dans cette localité. En grande partie car celui-ci était très endetté. Avec beaucoup de courage, d'énergie et d'intelligence, Vincent réussit à redresser la situation de la propriété familiale.

Rappelons que si la vigne en Algérie connut un développement fulgurant, elle fut peu à peu remplacée, en raison des grandes crises viticoles, dans les plaines de Relizane, Orléansville, Mitidja, Soummam et Misserghin, au fur et à mesure de l'extension des ressources hydrauliques, par le verger d'agrumes de Perrégaux. Celui-ci se composait, vers 1940, de diverses variétés d'orangers(1) qui occupaient la majorité des surfaces cultivées et d'un petit pourcentage de citronniers, mandariniers, de quelques pomélos et de clémentiniers

La clémentine, variété de mandarine sans pépins, provenait d'une hybridation de mandarinier et de bigaradier. Celle-ci fut réalisée par un moine, le frère Clément, (Vital Rodier pour l'état-civil) qui œuvrait avec un autre moine, le frère Marie-Elie, dans le couvent du Bon Pasteur de la congrégation des Frères de l'Annonciation à Misserghin. Ils avaient tous deux la charge du verger qui ceinturait les bâtiments. Cette nouvelle espèce de fruit fut tout naturellement dénommée "clémentine". Le frère Marie-Elie, pour sa part, se spécialisa dans la fabrication de la liqueur de mandarine.

La culture de la clémentine se développa à partir de 1892, mais elle avait deux défauts majeurs pour un agriculteur soucieux de rentabiliser son exploitation : son calibre, trop souvent inférieur aux normes commerciales, et l'irrégularité de sa production. Aussi, lorsque Vincent Monréal, grâce à son esprit aigu d'observation et son intelligence, découvrit dans un vieux verger abandonné, un arbre chargé de belles et grosses clémentines, douces à souhait, il mit aussitôt à profit sa découverte et s'attacha à réaliser, sur une grande échelle, une culture de clémentiniers beaucoup plus rationnelle. Bientôt la clémentine Monréal fera fureur sur les marchés d'exportation de primeurs. Très appréciée des consommateurs, cette culture se révéla très rentable pour les agrumiculteurs. On peut dire que, très rapidement, les trois quarts de la production mondiale provenaient de l'Afrique du Nord, dont 600.000 quintaux d'Algérie, plus que de l'Italie et de l'Espagne.

Certains se seraient contentés d'une telle réussite, mais c'était mal connaître Vincent Monréal. Elu, par ses pairs, président des producteurs d'agrumes d'Oranie, et vice­président de l'Union d'Algérie, il va réaliser à Perrégaux, la commune d'Algérie possédant la plus grande surface d'agrumes, une usine pour traiter les jus de fruits et légumes et plus particulièrement d'oranges, la SCAP Fruitsde Perrégaux,puis dirige le club de foot ball de Perrégaux avec lequel,il remporta la coupe d'Algérie en 1961.et sponsorisa l'aéro club de Perrégaux ou ailes perrégauloises. .

Parallèlement, Vincent Monréal était un sportif accompli, champion d'athlétisme, féru de boxe et de football. Il aidait bien souvent, financièrement, les clubs de la région. Pour couronner son œuvre, il créa à Oran, avec l'aide de ses collaborateurs Deharo et Giner, un stade qui portera son nom, digne de la métropole de l'ouest algérien: deux tribunes pour recevoir 11.500 spectateurs assis, une salle des fêtes de 600 mètres carrés avec bar et cuisines. Ce sera, pour l'époque, un géant!

Après son rapatriement, il choisira Nîmes pour se réinstaller. Il continuera à se dévouer, tant dans les organisations agricoles que dans les clubs sportifs.82798945daira-de-mohammadia-jpg.jpg

Il sera emporté par une crise cardiaque en 1979. Il était titulaire du Mérite agricole et de la médaille d'or de l'éducation physique et des sports..Propriétaire d'une plantation de clémentines à Perregaux.Ce nouveau clone fut baptisé « Monreal » , du nom de M. Vincent MONREAL — agriculteur à Perregaux en Oranie La clémentine « Monréal » (Perrégaux 1947). La commune de Perrégaux représente : 75,78 et 10 % de la superficie cultivée en oranges, mandarines et citrons,.It was one of several aberrant plants Trabut noted and was selected by him and named Clementine by the Horticultural Society of Algiers ... The Monreal clone, which was found in 1940 in the orchard of Vincent Monreal at Perregaux, Oran. A Bouguirat (25 km. environ, à l'Est de Perrégaux). A la même époque (février 1943),la faveur dont bénéficie la clémentine et à permettre d'augmenter les plantations d'agrumes dans une certaine proportion,.SIMONEAU et MAURI sur la Clémentine .MONTREAL», variété récemment découverte à PERREGAUX, dans le verger de M. MONTREAL. Cette variété présente l'avantage d' être plus précoce et surtout beaucoup plus fertile.Médaille d'or et i,5oo francs: Kif-Kif, à la Société du domaine de l'Habra et de la Macta, à Perrégaux (Algérie)..M. Vincent Monréal, Président du Syndicat des Producteurs d'Agrumes du départ Clémentinier Monréal. ement d'Oran, auprès de l'arbre auquel il a donné son nom. été largement plantées au Maroc et en Espagne. oranges, mandarines, clémentines, bigarades (ou ' oranges amères) Kumquats, .citrons, limes cédrats, ... Mostaganem, Perrégaux et Relizane comme centres,.M. Vincent Monréal, président du Syndicat des Agrumes d'Oranie .AGRUMES D'ALGERIE MONRÉAL Vincent PRODUCTEUR * EXPORTATEUR La Montonnière DOMAINE SAINTE -MARIE PERREGAUX (Algérie) .On compte 14.000 hectares irrigables sur les 22.000 de la commune de Perrégaux. La vigne irriguée gagne du terrain ... le reste en céréales '1' Annuaire oranais 1897, Oran, Fouque puis Louis Laurent, maire de Perrégaux « Perrégaux .HABIB BOUAKEUL le stade qui portait le nom d'un généreux mécène, Vincent MONREAL producteur et exportateur d'agrumes de Perrégau. Il indique en particulier que sous les tribunes d'honneur avaient été aménagés des installations annexes encore peu courantes: salle de restaurant, bar, cuisines, vestiaires avec douches et salles pour les arbitres. Commencé en 1946 l'ouvrage acueillit l'équipe de France B en 1953.

Lettre au président de la république MONREAL Helene

Lettre au président de la république MONREAL Helene

Monsieur le Président,

Cette lettre est une lettre de désespoir. J’ose espérer qu’elle parviendra jusqu’à vous et que vous aurez l’obligeance de  la lire.

Très confuse de venir vers vous alors que vous avez en charge tant de problèmes graves, tant d’attaques de toutes sortes et qu’il vous faut beaucoup d’énergie pour conduire les affaires de la FRANCE, si j’ose venir vers vous, c’est pour vous rappeler, comme l’ont déjà fait nos différentes associations de rapatriés, les promesses que vous aviez faites, avant votre élection, à tous mes compatriotes et surtout vous parler de notre dossier.

Vous avez demandé à la Mission Interministérielle des Rapatriés de bien vouloir instruire tous les lourds dossiers qui avaient été rejetés dans les années passées. Le nôtre en fait partie mais les négociations n’aboutissent pas et le temps presse pour ma famille vieillissante.

 

Notre famille, implantée en ALGERIE depuis le milieu du 19ème siècle, fût nationalisée un an avant la fin de la guerre par une société Franco-Algérienne qui  vola  toute la récolte que nous aurions pu faire. Non contente d’avoir pris nos biens, cette société attaqua papa qui avait essayé de récupérer ses fruits à MARSEILLE, lui réclamant 75 Millions de l’époque. Mon père, plaidant, en cours d’AIX-EN-PROVENCE, obtint un Franc symbolique, en dédommagement.

Nous avons laissé en ALGERIE des biens considérables, achetés et non donnés. Mes arrières grands-parents et mes grands-parents, courageusement, ont travaillé une terre difficile, souvent marécageuse et quand nous sommes partis, notre village, PERREGAUX, était devenu un magnifique verger dont il ne reste plus rien à l’heure actuelle, le sel étant remonté et ayant étouffé tous les arbres. Mon village  était réputé pour ses oranges et ses clémentines qui portaient le nom de papa qui l’avait « inventée ».

Rentré en FRANCE, mon père qui était un battant, d’une honnêteté sans faille et qui aimait passionnément son pays, n’a pas douté une seconde que l’on ne l’indemniserait pas. Hélas, il est mort depuis longtemps et quarante neuf ans plus tard, nous sommes toujours dans l’attente que justice nous soit rendue.

Nous avions acheté une propriété à NIMES, deux cents hectares de cailloux, de garrigues et de moustiques, qui depuis la création du monde n’avait jamais été cultivée.

Papa, aidé de mon frère aîné et des ouvriers ramenés d’ALGERIE, firent de ce plateau, de nouveau, un magnifique verger, que tout le monde venait visiter et qui était cité en exemple.

Bien évidemment,  les sommes astronomiques dépensées pour planter pommiers, cerisiers, pêchers, brugnons, cerisiers, oliviers et Kiwis sans compter les milliers de cyprès pour protéger du mistral toutes les plantations, furent prêtées par le Crédit Agricole, qui n’était pas encore la grande banque qu’elle est devenue mais qui, au vu des biens laissés par notre famille, à savoir 1000 ha, un stade de 22 000 places, des maisons sans compter tout le matériel, tracteurs, camions etc, a, sans hésitation, avancé l’argent, que nous remboursions au fur et à mesure des récoltes. Mais, un arbre met cinq ans à produire et vingt-cinq à mourir, sans compter le gel, la grêle, la mévente et les charges pharaoniques.

Malgré tout notre courage et notre bonne volonté, malgré toutes les alternatives pour trouver une solution à nos problèmes de trésorerie, nous avons du mettre la clef sous la porte et notre propriété est en redressement judiciaire depuis 1991.

Si je me permets de vous écrire, c’est pour que vous puissiez faire avancer notre dossier.

Notre propriété va être vendue à la fin du mois. Nous sommes convoqués devant le Tribunal de Grande Instance le 24 septembre. Nous attendons depuis des mois, alors que tous les créanciers ont répondu à Monsieur MENE, Président de l’U.S.D.I.F.R.A., en charge de notre affaire, la réponse du Crédit Agricole que j’ai appelé mais qui attend des propositions de la M.I.R.

Monsieur   BACHY étant injoignable, Monsieur MENE n’ayant pas plus de réponse que moi,

Je suis bien obligée de me tourner vers la plus haute autorité, vous, Monsieur le Président, pour qu’enfin nous ayons un règlement de notre dossier. Je tiens, avant de mourir, à payer tout le monde. Je viens de perdre un frère, maman va avoir 98 ans, mon frère aîné a 78 ans et moi 69 ans. Donc, tout devient urgent. Nous n’avons jamais démérité, nous avons beaucoup travaillé mais la retraite agricole ne permet aucun investissement.

Monsieur le Président, je vous prie de bien vouloir intervenir afin que nous sachions, enfin, ce que l’Etat nous donnera pour payer nos dettes, qui d’un montant minime en 1991, sont devenues monstrueuses en 2010.

Monsieur MENE, par un courrier en date du 22 juin 2010, vous avait déjà alerté sur le mal-être de nos compatriotes. Il reste, encore, hélas, beaucoup de dossiers à traiter et de pauvres gens, très âgés, qui se retrouvent sans rien, même sans le toit familial, alors qu’ils ont travaillé toute leur vie.

Quarante neuf ans se sont écoulés depuis notre départ d’ALGERIE. Nous avons été patients, nous n’avons pas mis le feu dans les villes, ni brûlé de voitures, ni posé de bombes, ni eu quelconques aides sociales. Toutes les associations de rapatriés ont lutté avec courage pour défendre nos intérêts. Mais, malheureusement, il y a encore beaucoup à faire.

Par avance, Monsieur le Président, je vous remercie d’avoir pris la peine de lire ma lettre, d’en tenir compte et vous prie de croire, en ma très haute considération.


 

Hélène MONREAL

Meilleures correspondances pour stade vincent monreal d oran
Si je me souviens bien de l'inauguration du stade Fouques Duparc et d'un certain ... que nous avons fréquentés ou qui avaient une certaine réputation à Oran:...sur le stade qui portait le nom d'un généreux mécène, Vincent MONREAL...

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