المحمـــــدية مـــدينة الـــبـرتقــــال تـــــرحــــب بضيوفيها الكرام

Tribus de Mohammadia Barigou

 1.BENI-CHOUGRANE.Les Hachem,Ils sont mentionnés par Ibn-Khaldoun aussi bien dans l'Histoire des Berbères,tome1, que dans les Prolégomènes EL MOUKADIMA. Hachem, ils seront mentionnés dans l'étude de Pierre Boyer par rapport aux Béni-Rached.Les HACHEM remontèrent jusqu'au pied du Tessala d'où ils glissèrent vers le massif montagneux dit des Béni Chougran qui borde Mascara. C'étaient des Zenata, comme les Abd el Wadides auprès desquels ils avaient longtemps séjourné. Débordant bientôt sur la plaine d'Eghris, ils ne tardèrent pas à rassembler autour d'eux des fractions berbères isolées et finirent par constituer une solide principauté, alliée du souverain de Tlemcen. Ils deviendront peu à peu le coffre et l'épée des derniers Abd el Wadides (p.49). Par la suite, ils deviendront les alliés et le Makhzen,tribu priviligiée, des Turcs. Cela dit, ils devaient, selon Pierre Boyer, disparaître de l'énumération des tribus vers la fin du 18ème siècle et se transformer, à cette époque, en Hachem (p.39). De fait, le dénombrement de population ne les présentera pas sous leur nom, mais sous celui de Hachem, gheraba et cheraga, dans les subdivion de Tlemcen et de Mascara.

Les Beni-Chourgane habitent la montagne comprise entre l'Ouad-el-Hammam et l'Habra au nord, le Chareb-el-Rihh au sud, le chemin de Mascara dans toute la longueur de l'Ouad el-Louz à l'ouest, et par la montagne de Sedjrara et l'Ouad el-Maleh à l'est. Leur pays est très-accidenté, coupé en tous sens par des ravins profonds et couvert, dans une grande partie de son étendue, par des broussailles et des bois. Les Beni-Chourgane ne cultivent guère qu'au pied du Chareb-el-Rihh au nord, sur les rives très-resserrées de l'Ouad el-Hammam et de l'Habra, et sur quelques points épars dans la montagne. La forêt dite des Beni-Chourgane que l'on traverse dans toute sa largeur en venant de Mostaganem à Mascara est peuplée de thuyas articulata qui atteignent des proportions telles qu'on les emploie à la construction des terrasses de maisons.

Le pays des Beni-Chourgane est traversé du sud au nord par l'Oued el-Ksob qui prend sa source chez les Oulad-Sidi-Daho et va se jeter dans l'Ouad el-Hammam, à l'endroit où la route de Mascara à Mostaganem traverse cette dernière rivière.

 le puissant arch des ferraguig,est une fraction de la confédération des tribus des béni chougrane,ainsi que la tribu des béni n'cigh,la tribu des ouled cheikh,latribu des ouled sidi othmane.Ma lecture d'Ibn Khaldûn, chez qui je découvrais une mine inépuisable de noms de lieux, de tribus et de personnages ... le massif des « Beni Chougrane », ou Ibn Khaldûn (1925) qui cite à plusieurs reprises Guedala (Keddêla),

°2 SEDJRARA.

Les Sedjrara campent à Aïn-Kbira et sur la petite rivière qui y prend sa source et va se jeter dans l'OuedMaleh. Leur territoire se compose de montagnes et de ravins bien cultivés en céréales et où ils nourrissent de nombreux troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres.

Un grand nombre des hommes à pied de la tribu sont enrôlés dans l'infanterie de l'Emir.

Leur territoire est limité au nord par celui des Beni-Ghaddou, à l'ouest par l'ancien pays de Bordjia, au sud par celui des Beni-Choukran et à l'est par Kalaah et le territoire des Akerma-Gharaba.

°3. OULAD-SIDI-DAHO.

Cette tribu habite le territoire compris entre Djebel Chareb el-Rihh au nord, la plaine de Gheris et le pays des Beni-yakhlef à l'est, Mascara au sud, et les jardins de cette ville à l'ouest. Ce pays est fertile et bien arrosé. A son centre est le marabout de Sidi-Dahro, très-renommé pour la protection qu'il accorde, au dire des habitants, aux pèlerins et aux voyageurs; il est entouré de vingt à trente cabanes où séjournent en permanence les gardiens des silos de la tribu.

°4. Beni-ghaddou.

Les Beni-Ghaddou campent près des puits de Khomri et dans la plaine qui s'étend depuis le marabout qui est sur l'Oued-Malah, et qui porte sur la carte de dépôt de la guerre le nom de Sidi-Ibrahim, quoiqu'il paraisse plus généralement désigné dans le pays sous le nom de Kobba-ben-Lebna, jusqu'à la plaine de Sersour, au sud de Sidi-Cherf.

Tous les fantassins de cette tribu sont enrôlés dans l'infanterie régulière de l'Emir.

Les Beni-Ghaddou sont souvent en guerre avec les Medjaher, dont ils ont presque toujours triomphé; ils sont riches en troupeaux et céréales, leurs silos sont chez les Adara, à trois quarts de lieue sud de SidiCherf, dans des jardins de figuiers de Barbarie.

"5. ABID CHERAGA.

Les Abid Cheraga occupent un territoire limité au nord par la mer, Mazagran et le pays des Oulad Hamdan, à l'est par les Oulad-Hamdan, les OuIad-Sidi-Abdallah-mtaa-Sersour et les Beni-Ghaddou, au sud par le pays de Bordjia et à l'ouest par les Gharaba.

Leur territoire est tout en plaine, au nord il est couvert de marais et de forêts qui prennent le nom de marais et de forêts de la Macta. Le plus habituellement les Abid Cheraga campent à Fornaka, où se trouvent quatre puits dont l'eau est excellente et se renouvelle à mesure qu'on vient y puiser. Ces puits, si on ne les vide pas de temps à autre, débordent et forment un ruisseau qui va se perdre dans les eaux de la Macta.

Les Abid-Cheraga ont la réputation d'être braves et de bien cultiver la terre.

°6. OULAD-RIAIIH.

Ils faisaient autrefois partie de la grande tribu des Bordjia, et campent dans la forêt qui portent leur nom , au sud d'El-Bordj. Lors de la dernière guerre, l'Emir les a dépouillés complètement, et leur a enlevé tous leurs troupeaux , pour s'être, ainsi que les Bordjia, momentanément réunis à la France.

° 7.LES SAHARI.

Ils campent sur la rive gauche de la Minah, près du marabout Sidi-Mohammed el-Hasel, au confluent de l'Oued Hillel et de la Minah. Leur territoire est fertile et bien arrosé.

Autrefois les Sahari étaient réunis à la tribu d'El-Mehal, et faisaient partie des Flitah. Aujourd'hui ils forment une tribu distincte dans le district du Gharaba.

8.° KTARNIA.

Ils habitent la montagne et la forêt à l'ouest de la Guethna de Sidi-Mahi-eddin, et ont pour voisins, à l'ouest les Oulad-Ali, au nord les Gharaba, à l'est et au sud les Mechatchine el-Ouad, et les Erma des Hachem Gharaba.

Les Ktarnia sont ainsi appelés parce qu'ils ont pour industrie spéciale de fabriquer du goudron (ketran). Ils font ce goudron dans de grands trous pratiqués en terre qu'ils remplissent de bois résineux, encore vert, auquel ils mettent le feu.

° 9.BATHN EL-OUAD.

Cette tribu, qui emprunte son nom à la position qu'elle occupe au centre de la vallée de l'Habra, depuis la redoute Perregaux et les marabouts de Sidi-Mbarek, jusqu'aux marabouts de Sidi-Abderrahman et de SidiAbd el-Moumen, est composée de riches cultivateurs. On les dés13° CHAREB EL-RIHH.

Les Oulad-Chareb el-Rihh forment un douair de So tentes sur le versant sud de la montagne Chareb el-Rihh, qui leur donne son nom et où ils cultivent des figuiers et quelques vignes.

La montagne de Chareb el-Rihh (Lèvre-du-Vent) a été ainsi appelée à cause du vent qui, dans le mauvais temps, s'engouffre dans ses gorges avec de sourds murmures. Du sommet du Chareb el-Rihh se déroule un magnifique panorama: au nord, la mer, depuis Oran jusqu'au Schélif; à l'est, les montagnes des deux rives du Schélif; au sud, les sommités des dernières montagnes qui séparent la côte du désert.

igne aussi quelquefois sous le nom de Oulad el-Habra.

 10.HACHEM CHERAGA.

C'est à cette grande tribu que l'aghalik doit son nom. Elle en forme la partie la mieux soumise à l'Emir, celle dont il se sert pour maintenir les autres dans l'obéissance, et dont les grandes familles ont le privilège de fournir des prétendants au titre d'agha.

Elle occupe, ainsi qu'il résulte des limites qui lui ont été assignées précédemment, la portion est de la plaine de Gheris, la montagne entre el-Bordj et Kalaah, celle de Nosmot,Ies rives de TOuad el-Haddad, de l'Ouad el-Abd et la plaine de Fortasa.

D'après les traditions conservées par les thalebs, la plaine de Gheris, avant l'invasion des Arabes, était habitée par les Bei bers et les colonies romaines. Le Beni-Zeroual et les Beni-Rached furent les premiers possesseurs de cette plaine après l'expulsion des Romains. Mais bientôt ils furent supplantés eux-mêmes par les Beni-Snous venus du Gharb (de l'ouest). Ces Beni-Snous passent pour les ancêtres desHachem, qui sont encore appelés, dans le langage des savants, les Oulad-Snous.

Tout ce qui a été dit précédemment des Hachem-Gharaba, de leur caractère, de leurs idées d'indépendance, du rôle que jouent parmi eux les nobles (Djouad) et les marabouts s'applique également aux Hachem Gharaba.

La plus belle portion du territoire des Hachem Cheraga, la plaine de Gheris forme un vaste bassin dont la plus grande étendue de l'est à l'ouest est de 12 à 14 lieues, et dont la largeur moyenne du nord au sud est de 4 à 5 lieues. Cette plaine dont la terre est de sable gras absorbe toutes les eaux pluviales et tous les ruisseaux qui la parcourent Abritée par de hautes montagnes des vents du nord et du sud, elle est d une grande fertilité, et dans un temps de calme et de paix donne des produits bien supérieurs à ce qu'exige la consommation de ses habitants.

Les Hachem Cheraga comprennent les subdivisions suivantes:

- l* Les Zoua: ils sont ïa réunion en une seule grande tribu des petites tribus au nombre de io, des Hachem-Cheraga réputées familles de marabouts. Antérieurement à I'avénement d'Abde Kader ,

l°Oulad-Sidi ben-Jakhlef, 2° Habouba, 3" Hatna,.4° Oulad-Sidi-Ahmed ben-Ali, 5° Beni-Mokhtar, 6° Oulad-Sidi-Kada ben-Mokhtar, 7° OuladSidi-Ahmed, 8° Zelamta, 9° Oulad-Sidi-Abdallah, 10° Oulad-Sidi-Amar ben-Douba.

Toutes ces tribus vivent éparpillées sur le territoire des Hachems sans avoir jamais rien à craindre pour letn's personnes ni pour leurs propriétés, grâce au renom de sainteté dont elles jouissent parmi les Arabes. Absorbées par des idées religieuses et contemplatives, elles sont peu guerrières, mais jouissent de ce genre d'influence que doit donner sur des populations à demi sauvages la supériorité relative des lumières.

2° Oulad-Aissa-ben-Abbas: cette tribu campe dans la plaine de Gberis, sur l'Ouad Moussa, au bas et au nord de Kachrou, au Kachrou même et dans la montagne de Nosmot; le territoire de cette tribu est riche en eéréales. »

Le Kachrou est situé à 5 lieues sud-est de Mascara au pied du Djebel-Nosmot, sur l'Ouad-Kachrou dans le fond d'un ravin assez large. Des ruines nombreuses y attestent l'existence d'une ancienne cité romaine.

3° Hal-Gher{s (gens de Gheris); on comprend sous ce nom plusieurs petites tribus indépendantes l'une de l'autre, mais réunie sous les ordres d'un kaïd qui reçoit directement les ordres de l'agha. Ces tribus habitent la plaine de Gheris depuis l'Ouad Moussa jusqu'aux rives de l'Ouad el-Haddad.

4" El-Mamid: cette tribu habite la rive de l'Ouad el-Haddad, depuis le pays des Zelamta jusqu'à Fortasa, à la rencontre de cette rivière avec la Minah.

L'Ouad el-Haddad prend sa source dans la montagne de Nosmot à Aïn-Tiouli, reçoit à son origine les eaux de l'Ouad Zelamta, coule de l'ouest à Test et va se jeter dans la Minah , à une demi-lieue au-dessus de Sidi-Mohammed ben-Aouda, à une demi-lieue au-dessous de FOuad Mcharef et à 2 lieues au-dessous de l'Ouad el-Abd.

4° Oulad-el-Abbas: cette tribu campe entre l'Ouad el-Abd et l'Ouad el-Haddad dans la plaine de Fortasa: leur territoire est très-fertile. Sur les bords de l'Ouad el-Abd, le khalifah d'Abd-el-Kader, Mustapha ben-Tehamil, a fait cultiver pour le beylikdes rizières qui, d'après le témoignage des Arabes, ont admirablement réussi. Sur tout le cours de l'Ouad el-Abd, on trouve des ruines romaines dont le nom ancien est perdu.

5° Haboucha : cette tribu campe dans la montagne Djebel-el-Menaouer et dans la plaine qui est au pied du versant nord de cette montagne auprès de quelques sources dont la principale se nomme Aïn-Kbadidja.

6° Bordjia : lors de la dispersion des tribus comprises sous le nom de Bordjia, opérée par l'Emir en 1 8 3 6, et dont il a été question plus haut, trois de ces tribus furent placées dans la dépendance et sous la surveillance des Hachem-Cheraga, dont ils subissent aujourd'hui le joug avec impatience; moyennant cette précaution , dictée par la méfiance, elles ont obtenu de rester dans leur ancien territoire. Ces tribus sont: l° les Tenmasnia, qui habitent, à deux lieues d'El-Bordj, un territoire infertile; leur pauvreté n'a pas empêché Abd-el-Kader de les soumettre, dans ces derniers temps, à des exactions excessives: 2° les BeniLensor, qui campent, au sud d'El-Bordj, sur les versants ingrats de la montagne qui domine le chemin d'ElBordj à Mascara, et sur l'Ouad Moussa; 3° les Oulad-Riahh, branche détachée de la tribu du même nom, dont on a vu une partie figurer comme dépendance de faghalik des Gharaba. Ceux dont il est ici question campent entre El-Bordj et Tliouenth, sur l'Ouad Abdi, qui prend sasource dans la montagne des Oulad-Riahh, et qui, coulant du nord au sud, va se jeter à Callah, dans l'IIIel.

2° KIBLA.

La paitic du territoire des Hachcm Gharaba, qui est désignée par ce nom de Kibla, est habitée par des tribus de mœurs douces et tranquilles, et qui ont subi sans trop murmurer le joug de l'Emir, comme elles subiraient probablement celui de tout autre maître; ces tribus, les unes arabes, les autres kabaïles, habitent en hiver des montagnes couvertes de bois, et au printemps descendent dans la plaine de Sersour, où elles vivent presque à la manière des Arabes du Sahra: elles possèdent an grand nombre de chameaux, qui leur sont très-utiles dans leur vie errante. ,.

Ce sont: l° les Akerma-Kiblia, qui campent sur les deux rives de la Minai 1 et qui entourent Tagdemt au sud et à Test; 2° les Oulad-ben-Affan, qui campent sur les deux rives de la Minah, au sud de Tagclemt et à l'est des Akerma; 3° les Beni-Median, qui campent à une lieue au sud-est de Tagdemt, autour du marabout Sidi-Belkacem, sur la source de la Minah et sur fOuad-Koudjar; 4° les Oulad-Schérif qui campent sur fa montagne Djebel-Derkoul, sur les sources de l'Ouad-Koudjar, sur l'Ouad-Tlélat et à Sersour. Il existait autrefois chez eux, le dimanche, un marché assez considérable, que l'Emir a supprimé pour ne pas nuire à celui de Tagdemt, qui se tient tous les mardis, et où, depuis lors, vont tous les Oulad-Schérif; 6' les Bossra, qui campent presque toujours avec les gens de Sidi-Mohammed ben-Aissa des Flitah, près du marabout qui porte le même nom; 7° lesOulad-Mesaoud, qui ne sont qu'une dépendance des précédents, et qui campent dans la partie sud-est de la montagne de Derkoul; 8° EI-Haouitat. Les fréquentes migrations de cette tribu nomade ne permettent guère d'assigner positivement sa situation géographique; elle campe habituellement dans des localités qu'on a eu déjà occasion de désigner précédemment.

3° UARAR-CHERAGA.

L'éloignement des tribus qui composent cette partie de l'aghalik des Hachem-Cheraga, et le peu de rapports qu'elles entretiennent avec les tribus du littoral, n'ont permis de recueillir jusqu'ici que ses limites générales telles qu'elles ont été données plus haut. On trouvera, dans la récapitulation des forces de la province d'Oran (p. 312 ), l'évaluation des forces particulières des Harar.

Les forces réunies de l'aghalik des Hachem Cheraga, s'élèvent à 6,400 tentes, à 4,300 cavaliers, et à 1,600 fantassins.................

° Bordjia : lors de la dispersion des tribus comprises sous le nom de Bordjia, opérée par l'Emir en 1 8 3 6, et dont il a été question plus haut, trois de ces tribus furent placées dans la dépendance et sous la surveillance des Hachem-Cheraga, dont ils subissent aujourd'hui le joug avec impatience; moyennant cette précaution , dictée par la méfiance, elles ont obtenu de rester dans leur ancien territoire. Ces tribus sont: l° les Tenmasnia, qui habitent, à deux lieues d'El-Bordj, un territoire infertile; leur pauvreté n'a pas empêché Abd-el-Kader de les soumettre, dans ces derniers temps, à des exactions excessives: 2° les BeniLensor, qui campent, au sud d'El-Bordj, sur les versants ingrats de la montagne qui domine le chemin d'ElBordj à Mascara, et sur l'Ouad Moussa; 3° les Oulad-Riahh, branche détachée de la tribu du même nom, dont on a vu une partie figurer comme dépendance de faghalik des Gharaba. Ceux dont il est ici question campent entre El-Bordj et Tliouenth, sur l'Ouad Abdi, qui prend sasource dans la montagne des Oulad-Riahh, et qui, coulant du nord au sud, va se jeter à Callah, dans l'IIIel.

Les Bordjia, ou plutôt une petite partie des tribus qui se trouvaient sous leur dépendance au moment où l'Emir ordonna leur dispersion pour avoir suivi les drapeaux de Mustapha-ben-Ismaïl, lors de l'expédition du général Perregaux. Les Bordjia comptaient autrefois parmi les meilleurs soutiens de la puissance turque et occupaient tout le pays entre les Gharaba, les Abid-Cheraga, les Beni-Ghaddou, les Beni-Chougran et el Bordj, c'est-à-dire l'immense et fertile plaine de Sirat, qui s'étend du Sig à l'Habrah, et de l'Habrah au territoire des Medjaher; ils comptaient alors plus de 1,000 chevaux et de 1,000 fantassins, mais aujourd'hui ce faisceau a été brisé par l'Émir, et les débris en ont été répartis entre les aghas des Gharaba et des Hachem-Cheraga, et le Kaïd des Flitah. Deux des tribus autrefois soumises aux Bordjia se sont perdues dans la tribu des Gharaba : ce sont celles "des Adjouala et des Azzara.

Sept à huit autres tribus peu guerrières sont aujourd'hui occupées, sous la direction des Gharaba, aux travaux différents de la culture. Toutes obéissent directement au kaïd des Gharaba.

° AKERMA EL-GHARABA.

Les Akerma el-Gharaba campent sur i'Ouad Hillel, au bas et à l'est de Kalaah. Leur territoire s'étend depuis ïe pied de fa montagne de Kalaah jusqu'à ïà plaine de Sersour, et jusqu'auprès de Madar; il est traversé du sud au nord, dans toute son étendue, par l'Ouad Hillel, qui prend sa source à Kalaah et à Tliouenth, et va se jeter dansIaMinah, chez les Sahari, après un cours de douze à quinze lieues. Tout ce territoire est excellent et très-productif....................................MEDJAHER.

L'aghalik des Medjaher est limité à l'ouest par Mostaganem, Mazagran; leur territoire et la mer; au sud et à l'est par l'aghalik des Gharaba, et au nord par celui du Cherk. Il représente assez exactement un carré allongé, qui a douze lieues de longueur de l'est à Fouest, et huit lieues du nord au sud.

Les Mohadjer et les Flittas: devenues trop faibles pour se livrer davantage à la vie nomade s’établirent dans les campagnes d’El Bath et de Cirat (p.96-région Rélizane).Il faut signaler, cependant, que cet établissement remonte au règne de Yaghmoracen(1236-1263), c'est à dire 140 ans avant qu'Ibn-khaldoun ne l'entende de la bouche des descendants de ces tribus..Ce district, un des plus petits et des moins peuplés de la province d'Oran , est un de ceux où la culture est le mieux entendue et le plus avancée. C'est uniquement à l'industrie des habitants qu'est dû ce résultat, car leur territoire, coupé dans beaucoup de parties par de longues landes sablonneuses, est moins fertile peut-être que celui de tous leurs voisins; le caractère sédentaire et agricole de la tribu des Medjaher et leur persévérance ont beaucoup contribué aux progrès de la culture. »

L'aghalik des Medjaher se subdivise en tribus, qui sont répartis sur les deux rives du Schélif.Quelques indications sur les principales tribus exposées, dans un rayon d'une centaine de kilomètres, ... au pays montagneux des Beni-Chougrane.En 1839 '1', « l'immense et fertile plaine de Sirat... est occupée par 7 à 8 tribus... se livrant aux différents travaux de ... vivent sous la tente, sur la rive droite de l'Habra jusqu'aux Monts des Beni Chougrane et au Mostaganémois.Les travaux forestiers et l'élevage sont les ressources principales des tribus des béni chougrane. Le Senatus-Consulte du 23 avril 1863 qui désagrégea les tribus et les morcela en douars-communes,dans la région de Perrégaux) . Un journalier indigène célibataire vivait donc pour 3 fr. 50 par jour.Dans la plaine, la région de Perrégaux — 50 % de son territoire en cultures — est un gros centre de production d'agrumes ... sur 21.000 animaux — plus de la moitié aux Musulmans — avec 50 % d'ovins, 14 % de chèvres (chez les indigènes), , Étude sur la question indigène en Algérie, (Orléansville, 1902). Le maire de Perrégaux écrit ainsi que « les Indigènes de la région ne veulent plus se laisser exproprier » Ces tribus avaientt leur repaire dans la région montagneuse du Crèvecœur à Perrégaux .les événements de Perrégaux (révolte des Béni Chougran contre la conscription)                                                                                                                                                                                       ,Béni-Rached Importante tribu berbère, souvent citée par Ibn-khaldoun, les Béni-Rached, après avoir occupé pendant très longtemps le Djebel Amour qui s'appelait alors Djebel Rached, remontèrent jusqu'au pied du Tessala d'où ils glissèrent vers le massif montagneux dit des Béni Chougran qui borde MOHAMMADIA. les Turcs et la tribu des béni rachid à laquelle se sont ralliées les tribu des HACHEM,combattirent les espagnols en 1557.

laSubdivision de Mascara comptait en 1853,18000 personnes à Beni-CHougrân,7800

H'achem-Cheraga,13400 H'achem-Cheraba

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