المحمـــــدية مـــدينة الـــبـرتقــــال تـــــرحــــب بضيوفيها الكرام

SIG ex.SAINT DENIS du SIG

Enclavée entre la plaine d'Oran et celle de Perrégaux, celle du Sig est le résultat d'un effondrement comblé par les alluvions descendues de l'Atlas tellien. A 50 mètres d'altitude, cette plaine, proche de la mer, où le seul exutoire des eaux courantes est la Macta, est entourée de petites montagnes, dépassant rarement 400 mètres, dénudées par l'érosion des eaux de pluies. L'origine du nom Sig demeure mystérieuse. La plus vraisemblable, parmi d'autres hypothèses, semble être seguia, (rigole). L'eau, pour l'irrigation, est la première nécessité de cette région soumise à des étés torrides. Quant à l'appellation Saint Denis, elle le doit au nom de la ville où fut élevée la basilique qui servit de sépulture aux rois de France.

De la préhistoire à la conquête

De nombreux vestiges retrouvés dans diverses stations, notamment des haches de l'époque néolithique, prouvent que le territoire du Sig a été occupé aux temps préhistoriques. Au début de notre ère, les Romains occupent cette contrée et donnent le nom de Tasacorra (le défilé de la Mekerra) à l'endroit. Une colonne, conservée au musée Demaeght à Oran, a été trouvée sur laquelle on relève une inscription datant du règne de l'empereur Trajan (98 à 117). Christianisée, la région a été le siège d'un évêché. Une épitaphe chrétienne de 442 a été retrouvée. L'arrivée des Vandales en 428, celle des Arabes. deux siècles plus tard et notamment des Hillals au milieu du XIe siècle plongèrent la région dans l'anarchie et la misère.

Les Espagnols, après 1509, lors de leurs " jornadas "1 ne contribuèrent guère à améliorer cette situation. Après 1708, lors de leur départ d'Oran et même après leur retour en 1732, les Turcs restèrent maîtres de la région. Ils essayèrent, à maintes reprises, de relever le vieux barrage romain laissé à l'abandon. Mais leurs efforts furent vains, les moyens techniques de l'époque n'étant pas suffisants pour résister aux crues, parfois très violentes, de la rivière. D'autre part, durement imposé par les Turcs, le pays s'enfonça dans une misère de plus en plus profonde.

La période française

A leur arrivée au Sig, en mai 1833, les Français constatent la ruine de la région : terres en friches, plaine recouverte de marais insalubres, point de routes, seulement des sentiers étroits serpentant dans les broussailles, une population misérable qui nomadise au gré des pâtures et des points d'eau. Une tribu, celle des Gharrabas, venue du Maroc avec l'armée du sultan, Mulay Ismaël, qui était restée dans le pays après la défaite de ce dernier en 1701 face aux Espagnols, s'opposa à la présence française jusqu'en 1842. Pourtant, dès la signature du traité de la Tafna (30 mai 1837), Bugeaud proposa la création d'un centre de colonisation au Sig. II fallut attendre le décret du 20 juin 1845 pour la concrétiser. En voici la teneur

" Le Président du Conseil, ministre secrétaire d'État à la guerre.
Vu l'arrêté du 18 avril 1841 sur la formation des centres de population.
Vu la délibération du Conseil d'Administration de l'Algérie, en date du 26 février 1845.
Arrêté :
Article 1er : Un centre de population européenne de 100 familles sera créé dans la province d'Oran , sur le parcours d'Oran à Mascara, dans la vallée du Sig, non loin du pont et du barrage construit récemment sur cette rivière.
Article 2 : Ce centre, qui prendra le nom de Saint-Denis-du-Sig sera établi conformément au plan de distribution dressé par M. Le Chef du Génie à Oran et annexé à la délibération de la Commission administrative de cette ville.
Article 3 : Un arrêté ultérieur en fixera la circonscription territoriale.
Article 4 : M. le Gouverneur général et M. le Lieutenant général, commandant supérieur de la province d'Oran, sont et demeurent chargés de l'exécution du présent arrêté.

Des débuts difficiles

La vie s'organise au village malgré le dépaysement, les chaleurs estivales, le dur labeur des défrichements, l'inconfort des habitations, la maladie, l'insécurité parfois, le manque d'argent bien souvent, car les économies fondent plus vite que la terre ne rapporte. Les plus courageux. les plus tenaces, les moins diminués physiquement, moralement, poursuivent la lutte contre l'adversité et arrivent à survivre pour assurer le pain quotidien à leurs familles. Une étude démographique annuelle, portant sur les dix premières années de l'existence de ce centre, tentera de justifier la lutte émouvante de ces pionniers contre une nature ingrate et aussi, parfois, contre les hommes.

La démographie de 1845 à 1855

Dès 1842, donc avant même la création officielle du centre, les demandes de concessions affluent. En 1845, 50 familles venues de Franche-Comté représentant toutes les classes sociales arrivent et découvrent un pays très différent de leur verdoyante terre natale. Au mois de juin 1846, il ne reste plus que 11 familles franc-comtoises. Certaines retournèrent au pays, d'autres refluèrent sur Oran, la maladie en décima quelques-unes. Le Sig compte alors 198 habitants dont 192 Français.

Début 1847, 64 familles comprenant 173 personnes habitent le village. L'arrivée d'une centaine d'Espagnols et de 180 métropolitains amorce une progression démographique : 486 habitants dont 365 Français, 96 Espagnols, 10 Italiens, 4 Suisses et diverses nationalités.

1848 voit une régression : plus de 150 personnes sont parties ou décédées. Nous assistons à une diminution du nombre des Espagnols. L'année se termine avec 316 habitants.

1849 : avec l'arrivée de 188 Français et 119 Espagnols, la courbe démographique remonte : 534 habitants dont 383 Français, 128 Espagnols et diverses nationalités.

1850 : nouvelle baisse due aux Français (43 de moins qu'en 1849), stabilité des Espagnols, mais un net apport d'Italiens (81).

1851 : pour la première fois les indigènes apparaissent dans les statistiques (161). Progression chez les Européens avec 373 Français, 192 Espagnols, 18 Allemands, 18 Italiens en baisse de 63.

1853 : nouveau bond en avant. 1 044 personnes recensées : 456 Français, 543 Espagnols. Pour la première fois l'élément espagnol surpasse l'élément français (+ 251 en 2 ans).

1854 : diminution de 72 unités.

1855 : nous assistons à un bond prodigieux de la population du centre qui passe en un an de 972 à 2 975 habitants grâce à une forte immigration espagnole attirée par la colonisation de la plaine voisine de Perrégaux.

Un peuplement en dents de scie caractérise ces dix années. Deux causes essentielles expliquent ce phénomène

- Un excédent des décès sur les naissances de 1845 à 1852 (251). A partir de 1855 les naissances semblent combler le déficit naturel, le nombre de mariages augmente.

- Une population mouvante qui retourne en France après le décès d'êtres chers ou bien qui se déplace à la recherche illusoire d'un meilleur centre.

Nous atteignons cette année 1855 avec un chiffre de population approchant 3 000 personnes dû surtout à une forte immigration espagnole.

Les barrages

Un sol fertile, un bon soleil, de l'eau en abondance sont les trois conditions nécessaires à l'agriculture pour prospérer. L'Algérie réunit surtout les deux premières. Quant aux pluies, leur irrégularité tant en quantité qu'en répartition nécessite la construction de barrages pour pallier les caprices du climat et atténuer le fléau de la sécheresse.

Le barrage romain ou petit barrage.

En 1843 la décision fut prise de relever l'antique barrage romain construit au débouché du défilé de la Mekkera, dans la plaine du Sig. Ce sont des éléments de l'Armée qui fournirent la main d'œuvre à la restauration de l'ouvrage qui fut inauguré le 20 février 1846, en présence du général de Lamoricière commandant la Division d'Oran. Les années suivantes la poursuite des travaux se concrétisa par l'augmentation de la retenue d'eau permettant l'irrigation de

7 000 ha de terre et l'accroissement des canaux de distribution.

Le barrage des Cheurfas.

L'envasement du petit barrage nécessita la construction de celui des Cheurfas à 15 km en amont du petit. Les travaux durèrent de 1875 à 1883. A peine rempli, début 1885, les pluies diluviennes provoquèrent sa rupture. Sous la poussée des eaux libérées, le petit barrage céda également. La plaine et la ville furent recouvertes de plus de deux mètres d'eau. Le bilan de l'inondation se chiffra à un million de dégâts. La reconstruction, entreprise aussitôt se termina en 1892 pour le barrage des Cheurfas et 1893 pour le petit. En 1927 : nouvelle menace. Les deux barrages résistèrent aux crues de la rivière tandis que celui, proche de Perrégaux, fut emporté. Par suite de son envasement, en 1952, le barrage des Cheurfas ne retenait plus que 7 millions de m3 au lieu des 16 prévus lors de sa reconstruction.

L'agriculturea majeure partie de la commune du Sig était cultivable (10 000 ha sur 12 524 ha que comportait le centre). Seules les terres situées en montagne, incultes, occupaient environ le 1/5 de la superficie de son territoire. Très fertile mais compact, le sol argilo-calcaire était très difficile à travailler. D'autre part la salinité du sol, séquelles d'une mer qui, à l'ère tertiaire, recouvrait la dépression allant de la région d'Affreville en suivant l'actuelle vallée du Chélif et se prolongeant jusqu'aux environs d'Oran comme en témoignent encore de nos jours la Sebkha d'Oran, les Salines d'Arzeu et de Ferry près de Relizane, était un obstacle supplémentaire à l'exploitation des terres. Plusieurs zones cultivables partageaient le territoire du Sig : à la périphérie, les jardins maraîchers et les cultures arboricoles, au-delà les moyens et grands domaines.

Les céréales

Les céréales bases de l'alimentation des gens et du bétail occupaient une place importante : 1 500 ha en 1853, 3 550 en 1856, près de 8 000 en 1906.

Leur aire diminuera au profit d'autres cultures pour atteindre 4 000 ha avant la deuxième guerre mondiale. Un recul s'amorça à partir de 1950. Seuls le blé et l'orge qui sert à la confection de la " kesra "2 des indigènes furent cultivés.

Les cultures industrielles

Le mirage des cultures industrielles date de Clauzel. Les agriculteurs du Sig n'échappèrent pas à l'engouement général et se laissèrent tenter par les encouragements et les promesses du gouvernement.

Le tabac

C'est la culture industrielle qui donna le plus d'espoir, connut le plus grand succès et causa les plus amères désillusions. 65 ha en 1851, 80 ha en 1853, 174 h en 1856 sont cultivés. En 1853, Saint-Denis-du-Sig est le plus gros producteur de tabac de l'Oranie. Le tabac exige une main d'œuvre nombreuse, une bonne irrigation des terres. Sa culture florissante décline à partir de 1860, comme d'ailleurs dans toute la province d'Oran, pour être suspendue vers 1880.

Le coton

En 1850, Hardy, directeur du jardin d'essai à Alger écrivait : " La production du coton est appelée à prendre une place importante parmi les cultures industrielles de l'Algérie. Le sol et le climat sont favorables à ce produit et, parmi les soins judicieux des colons, il sera accueilli avec empressement par notre industrie manufacturière obligée de s'alimenter complètement sur les marchés étrangers. Afin d'éviter les embarras et les pertes de temps qui naissent toujours de la difficulté d'écouler les premiers produits, l'État assure lui-même le placement des cotons récoltés par les colons et sert aussi d'intermédiaire entre le producteur de matières premières et le manufacturier. La production du coton débute sous les plus heureux auspices d'une part un climat et un sol propices, de l'autre des débouchés immenses et à jamais assurés sur nos propres marchés ".

Hardy adoptait le point de vue du gouvernement qui se souciait avant tout d'assurer des matières premières bon marché à son industrie et prodiguait dans ce sens des encouragements aux colons hésitants.

La culture du coton mobilise une importante main-d'œuvre afin d'exécuter les travaux délicats, notamment le binage et la cueillette. D'après Démontés (l'Algérie agricole) la tradition arabe affirme qu'autrefois la culture du coton était très florissante au Sig. Les qualités du terroir favorisèrent un développement rapide : 109 ha en 1950, 350 fin 1853, 1 500 en 1855. L'État encouragea les colons par des primes.

La guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865) offrit des débouchés inespérés aux colons et provoqua une hausse des prix en 1861.

La progression de la production cotonnière s'arrêta en 1886 devant l'effondrement des cours mondiaux. Une brusque montée des prix en 1920 en raison de la rareté du produit et les encouragements du ministre de l'agriculture incitèrent les colons du Sig à reprendre cette culture: 28 ha en 1921, 800 en 1924, 3 000 en 1925. Dès 1926 la conjonction économique jusqu'alors favorable se modifia. Les cours s'effondrèrent devant la concurrence égyptienne. La culture du coton régressa rapidement et fut définitivement abandonnée peu avant la deuxième guerre mondiale.

La vignenexistante à l'arrivée des Français, la vigne progresse d'abord lentement : 35 ha en 1851, 53 ha en 1854, puis fait un bond prodigieux pour atteindre 724 ha en 1887, faisant du Sig, à cette époque, l'un des centres viticoles les plus importants d'Oranie. La crise phylloxérique amorce le déclin de cette culture 650 ha en 1895, 352 en 1908, une quinzaine en 1934. Elle sera remplacée par celle des arbres fruitiers.

L'arboriculture

L'arrêt de la culture de la vigne et du coton amena les Sigois à développer l'arboriculture. Une cinquantaine d'hectares étaient utilisés à la culture de diverses variétés de fruits vendues sur les marchés locaux : grenadiers, figuiers, amandiers, néfliers, poiriers, pommiers, abricotiers, pêchers, cerisiers.

Les agrumes

Leur aire est limitée par la salinité du sol néfaste à ces cultures. 150 ha étaient réservés aux orangers, mandariniers, clémentiniers.

L'olivier

L'olivier fut la richesse du pays et contribua à une importante industrie oléicole. L'abandon de la culture du coton incita les Sigois à développer celle de l'olivier 500 ha en 1909, 2 000 ha en 1962.

La culture maraîchère favorisée par l'irrigation était très prospère. La proximité des marchés d'Oran, Bel-Abbès, Mascara, favorisait son développement : 12 ha en 1851, 64 ha en 1856. A partir de 1880, elle prit une grande e extension grâce à l'exportation vers la France. On trouvait en abondance artichauts, fèves, petits pois, tomates, poivrons et surtout les pommes de terre.

L'élevage

Les animaux de trait : chevaux, mulets, occupent une très grande place à la naissance du centre. Devant la mécanisation progressive de l'agriculture, leur nombre ira en diminuant jusqu'à disparaître presque complètement après la deuxième guerre mondiale.

Un haras qui fera la renommée du Sig s'intéressa au cheval de race (pur sang anglais ou arabe). L'élevage du mouton, animal très sobre, devançait nettement celui des bovins très .difficiles à nourrir. Le porc réservé à l'alimentation des Européens occupait une place peu importante.

L'industrie

Essentiellement axée sur les productions agricoles, elle entretenait un nombreux personnel.

Au début du XXe siècle, la minoterie arrivait au premier rang : huit moulins traitaient 50 000 quintaux de blé pour la fabrication de farine et de semoule.

En 1934, huit usines fonctionnaient pour la fabrication de l'huile d'olive et neuf autres pour la préparation des conserves d'olives. La concurrence du marché étranger freina, en 1931, la production des conserveries d'olives qui, malgré une nette reprise en 1932, connut un fléchissement durable.

Deux mines exploitaient le kieselghur. Cette matière, essentiellement composée de silice, provient de squelettes de diatomées ; elle est employée dans la fabrication de la dynamite pour sa porosité qui lui permet d'absorber de grandes quantités de nitroglycérine. Abrasif léger, il entrait dans la composition des pâtes à polir. Exporté à l'étranger. (8 000 tonnes en 1940) sa production entretenait un personnel non négligeable.

L'Union Agricole

Selon les principes de la doctrine Saint-Simonienne fut créée l'Union agricole de Saint-Denis du Sig sous la protection du général de Lamoricière, favorable à ce genre d'entreprises.

Une ordonnance royale en date du 8 novembre 1846 attribuait à l'union 3 059 hectares de bonnes terres et broussailles de défrichement relativement aisé sur la rive droite du Sig.

Obligations de l'Etat Attributions de 3 059 hectares de terres pour une durée de 99 ans.
- Versement d'une subvention de 150 000 F payable sur les travaux déjà effectués.

Obligations du concessionnaire

- Création d'un centre de 300 familles (1 500 à 2 000 personnes) dont 1/3 de français.
- Edification de bâtiments d'exploitation (bergeries, étables, etc.)
- Construction d'un moulin à farine.
- Construction d'une grande enceinte avec bastions.
- Elevage de 1 000 bovins, 3 000 ovins, 350 caprins.
- Paiement d'une rente annuelle de 1 F par hectare.

L'union naquit dans l'enthousiasme, mais on s'aperçut bien vite que le Français n'a pas la fibre collectiviste d'autant que l'officier gestionnaire menait son monde " tambour battant ".

Saint-Denis du Sig était au début un tout petit village. Situé à 50m d’altitude et à une dizaine de kilomètres de la mer à vol d’oiseau. Il est limité au Sud, par les monts des Ouled Ali, dont le djebel Touakes à 429 m qui domine l’agglomération, et dans la direction de Mascara, par le djebel Bou Sella, au-dessus de l’Union du Sig (une réalisation du fouriérisme), enfin par le djebel Ben Djouane (429m).Le Sig existait déjà à l'époque romaine. L'emplacement de la colonie romaine, marqué par un fort exhaussement du sol, devait s'étendre sur la rive gauche de l'Oued Sig.

Là alternent des chaînons montagneux et des dépressions parallèles orientés SO-NE et coupés par deux grands sillons transversaux. Là s'opposent, sous le même ciel lumineux qui poudroie en été, la même végétation semi-xérophile des crêtes sèches et les verdoyantes oasis d'irrigation des plaines.

Il suffit de parcourir rapidement ce pays, très mouvementé malgré l'altitude inférieure à 800 m., pour y distinguer une série de petites régions d'aspects différents (fig. 1).

Voici, au Nord, les étendues uniformes des plaines du Tlélat, du Sig et de VHabra, où les oliviers dessinent sur le sol leur quadrillage en quinconces, où les primeurs alignent dans les champs leurs verdures, synonymes de richesse, où les canaux d'irrigation se déroulent rectilignes et ramifiés, semant la fraîcheur au milieu de la sécheresse ambiante.

Cette région n'a jamais fait l'objet d'une étude ni morphologique ni humaine de détail. Mr Gentil en a étudié les abords occidentaux, le Tessala, dans sa thèse Étude géologique du bassin de la Tafna, Paris, 1903, in-8° ; Mr Dalloni est parvenu, en sens inverse, aux monts des Beni-Chougrane, dans divers articles et cartes géologiques. — Dans son ouvrage sur la Structure de V Algérie, Mr É.-F. Gautier a consacré deux chapitres aux « Plaines oranaises » et aux « Profils en long des oueds Sig et Habra ». MM" Dalloni (Esquisse de l'évolution géologique de VOranie, dans Bulletin du Cinquantenaire de la Société de Géographie d'Oran, 1928), É.-F. Gautier (ouvr. cité) et Savornin {La Géologie algérienne et nord-africaine depuis 1830, Collection du Centenaire de l'Algérie, Paris, 1931) ont tracé les grands traits de l'histoire géologique de la région et ont établi l'échelle stratigraphique des formations. A MMrs Doumergue et Ehrmann, nous devons la carte géologique à 1 : 50 000 de Saint-Denis-du-Sig ; Mr Ehrmann a eu l'extrême obligeance de nous communiquer les minutes partielles de la feuille de Bou Djebaa. Enfin divers articles de Mr Glangeaud et sa thèse Étude géologique de la région littorale de la Province d'Alger, Bordeaux, 1932, nous ont fourni des indications sur la tectonique.

Son plan avait été établi par les soins du Génie : un rectangle aux lignes géométriques, identique à celui de toutes les villes en Algérie construites par les Français. L’accès se faisait par quatre portes : à l’Est, la porte de Mascara, au Nord la porte de Garrabas, au Sud la porte des Ouled Sliman. Du côté de l’Ouest, bordé par la rivière (le Sig), on entrait par la porte d’Oran.

Construit au pied de djebed Touakes, Saint-Denis du Sig formait un rectangle de 670 m d’Est en Ouest, de 600 m du Nord au Sud.

HistoriqueLes premiers habitants de cette nouvelle colonie furent des Francs-Comtois puis des Alsaciens - Lorrains (1870), des communards (1871) et une grande majorité d’Espagnols (émigration économique) provenant de la ville d’Altea (proche d'Alicante).

En 1837; le Lieutenant général Burgeaud propose de créer près de l’oued Sig un village européen défensif d'environ 350 familles. Le traité de la Tafna, conclu avec Abd El-Kader, lui donnait en effet toute latitude pour occuper cette plaine, qu’il avait résolu de mettre en valeur. Il décrit son projet au ministre de la Guerre mais celui-ci ne lui donne une réponse qu’en 1839 en envoyant son projet au gouverneur de l’Algérie, le maréchal Valée.

Le 20 juin 1845, un arrêté ministériel déclare officiellement la création de la commune du Sig, sous la dénomination de Saint-Denis, que l'empereur a tenu à donner lui-même. Ce nom est emprunté à celui de la basilique royale.

1845, 50 familles de Franche-Comté s’installent. Ils proviennent de toutes les classes sociales mais peu ont déjà travaillé dans les champs. Un hôpital militaire est aussi créé qui peut accueillir 50 malades.

En juin 1846, il ne reste que 11 familles suite à de fortes épidémies de fièvres. Soit 184 français, 3 espagnols, 2 italiens, 1 suisse. L’Etat civil indique 114 décès, 4 naissances et 1 mariage.

Le 13 janvier 1855, un décret impérial désigne Saint-Denis du Sig comme chef lieu d’un Commissariat Civil. La commune sera administrée par le maire, un adjoint, sept conseillers municipaux, dont 5 français, un étranger, un indigène, mais provisoirement les fonctions de maire seront exercées par le Commissaire Civil.

Par décret du 22 septembre 1870, la ville devient une commune mixte de plein exercice après 15 années sous le régime du Commissariat Civil.

Le 8 février 1885 vers 5 heures du soir : suite à des pluies torrentielles, les terrains de la rive droite cèdent & suivi de la rupture du Grand barrage puis du Petit barrage qui cède à son tour. Une vingtaine de maisons s’écroulent. Grâce au courage du caïd des Cheurfas Mohamed Ben Mustapha qui n’hésita pas à crever son cheval pour annoncer la nouvelle, une partie de la population s’enfuit vers le sanctuaire de Notre-Dame du Bon Remède.

Personnalités liées à la commune

  • Henri Descours (1858-1940), agriculteur et éleveur de chevaux (haras du Khrouf), homme politique de la gauche modérée, maire de la commune(1908-1919, puis 1929-1931), délégué financier d'Algérie(1910-1940), rapporteur général du budget de l'Algérie (1915), conseiller général (1913-1925), administrateur de la société Descours et Cabaud (1920-1940)
  • André Philippot (1919-), footballeur français
  • Paul Quilès (1942-), homme politique français
  • Belacel Rabiaa - Madame Berichi " sage-femme".
  • Rachid Taha (1958-), chanteur et musicien franco-algérien.
  • Larbi Tourgane, personnalité diplomatique en 1958 -1990) dernière fonction était représentant de l'Algérie à la banque islamique du développement.
  • Abdelkader Benkaci, ex conseiller du président Chadli Bendjedid. Il fut assassiné à Paris dans les années 80.
  • Habib Med Benkada et Miloud Benhalima, footbaleurs au Hilal de Sig 1974/1980

Sig a connu les meilleurs Oulémas de pays comme le Cheikh Larbi Tebessi, Cheikh Abdelkader Benzianne (Ziane Chérif), Cheikh Mehadji Zeddour, Cheikh Ali Chentir, Cheikh el Adoui...

 

l'olivier représente une des cultures les plus répandues, cahp1504.jpg

Le Sig (qui s'appelle, d'abord, l'oued Mekerra) a ses sources au pied du djebel Beguira (1402m) (mont de la vache), près du village de Bedeau (Ras el-Ma, tête des eaux), chantiers d'alfa sur la route de Sebdou à Daya et Saïda.
Le Sig (Mekerra) descend par une gorge rapide, passe à Magenta, bordj et village ; à Ben Youb ou Chanzy (ancien poste militaire romain sous le nom d'Albulae), Boukanifis,

blasonsaintdenissig.jpg

ImageChef.com - Custom comment codes for MySpace, Hi5, Friendster and more le Perregaulois KRIM ARBI Ahmed vous remercie pour votre visite .

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×