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SIDI DAHO

Sidi Daho, biographie

Sidi Daho, biographie


SIDI ABD ER-RAHMAN BEN ALI, dit SIDI DAHOU
BEN ZERFA (1)

La généalogie de notre cheïkh, Sidi Dahou, s'établit ainsi :
Abd er-Rahman, — Ali, — A'tsman, de la branche de Rached, — Yahya, — Ali, — Ham-moud (1), — Ali, — Abd Allah, — Amr, — Edris, — Abd Allah el-Kamel, — El-Hassan, — Ben el-Hassan.

Ce personnage étudia les sciences sous la direction de divers maîtres, également éclairés : après avoir suivi les leçons du cheïkh Abd el-Kader ben Khedda, il compta parmi les élèves du cheïkh Bou Ali (El-Hassen ben Ali) ; il devint ensuite le disciple de Sidi Mahammed ben Ali Bahloul, des Medjadja, c'est de lui qu'il reçut l'initiation à l'ordre religieux (des K'adiria, puis, dans la suite, celle des Chadoulia).

Sidi Mahammed ben Ali avait la plus grande affection pour Sidi Dahou ; aussi plusieurs des condisciples de celui-ci se montrèrent-ils jaloux de cette affection. Sidi Mahammed les réprimanda et leur apprit alors que Dieu avait accordé à celui qu'ils jalousaient, dans leur ignorance de son rang et de son pouvoir, une puissance de vue et d'ouïe à nulle autre pareille, et qu'il distinguait et entendait à une distance de quarante jours de marche.

En écoutant les paroles de leur vénéré maître, ils sentirent fondre en eux-mêmes leur mauvais sentiment, et, à partir de ce jour, ils considérèrent Sidi Dahou à l'égal de Sidi Mahammed.

Sidi Dahou (dont j'ai suivi les leçons) avait pour habitude d'ajouter à son nom les épithètes de Zerouali et de Rachedi.
J'en fis la remarque et me permis un jour de lui en demander la raison. « C'est pour indiquer d'une manière précise, me dit-il, qui je suis : la première de ces épithètes fait connaître mon origine notoire; j'appartiens, en effet, aux Beni-Zeroual (2) ; et la seconde apprend que la branche de Rached est la mienne... »

Au cours d'un entretien, ensuite, me parlant de ses ancêtres, il me fit savoir que :

Yahya était mort de mort violente ; ses fils, à ce moment, étaient : El-Hassan, Edris, Ali, Youssef et Amer ; Rached naquit peu après ;
A l'âge de raison, ce dernier s'en fut dans le R'eris, en compagnie de son frère Amer; là, celui-ci se fixa chez les Berbères de la région de Kersout' et il y finit ses jours; ses enfants furent appelés les Beni-Amer ;

Rached, lui, prit pied chez les Haouara, épousa une de leurs filles et devint le père d'Ahmed et de Brahim ;
Ce dernier s'en fut à Tanger et donna naissance aux Oulad Brahim-er-Rachedi ;

et Ahmed, enfin, resta parmi les Haouara, ou dans la contrée, jusqu'à sa mort : il eut douze fils ; ce sont eux qui ont pris le nom de Oulad- Rached.

— J'ajouterai que j'ai retrouvé ce qui précède, et l'indication de cette origine, sur un écrit tracé par le savant très connu, Sidi A'tsman ben Aïssa, ancêtre de Sidi Dahou.

Son fils, Sidi Mohammed, me rapporta un jour, en présence de son frère, Sidi Ahssen, alors que nous étions auprès de la tombe de son père, qu'il ne cessait de leur prodiguer de bons conseils et des encouragements. Et, ajouta-t-il, quand il envisageait notre désir de nous adonner à la culture des sciences, il nous disait :
« Un esprit éclairé dirige ses efforts vers ce qu'il ne connaît pas. Instruisez-vous, car l'étude ennoblit encore celui qui est noble d'origine : la science est la seule richesse (3) ».

Dieu, en maints passages de son Livre, poursuivait-il, a rendu hommage aux hommes
de science : il a dit :
« Dieu lui-même est témoin qu'il n'y a d'autre Dieu que Lui ; les anges et les hommes doués de science et de droiture répètent : il n'y a d'autre Dieu que Lui, le Puissant, le Sage (4)... »
« Ceux qui savent entendent seuls les paraboles (5)... »
« Les plus savants de ses serviteurs le craignent (6)... »
« Ceux qui savent et ceux qui ignorent seront-ils traités de la même façon? (7). »


Sidi Dahou, qui repose à Ras-el-Ma (de Toudmam) (7Bis), a laissé plusieurs disciples, entre autres Sidi Mahammed ben Hassena (9) et notre frère, Sidi Abd er-Rahman ed-Dera'ï (10).
Ce dernier fut si douloureusement impressionné, dit-on, par la mort de son maître, qu'il ne tarda pas à rendre le dernier soupir ; on lui donna la sépulture auprès de lui.

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