المحمـــــدية مـــدينة الـــبـرتقــــال تـــــرحــــب بضيوفيها الكرام

Perregaux durant la guerre d algerie de 1954 a 1962

 

 24/02/59 : Perrégaux. Une mine explose au passage du train Alger- Oran, deux Français, MM. VIAN, inspecteur des Chemins de fer, et FORRAT, chef de train, grièvement blessés.Le Chahid Mustapha MOUHTADI   Nom : MOUHTADI Prénom : Mustapha Date de Naissance : Date de Décès : 1958 Date et lieu de décès du Chahid : 1958 à Perregaux (actuellement Mohammadia). Frère de Mokhtar,arrété par les militaires français en octobre 58 et assassiné, sa dépouille n'a pas été retrouvée.

: Le Chahid Mustapha MOUHTADI  

Nom : MOUHTADI Prénom : Mustapha Date de Naissance : Date de Décès : 1958 Date et lieu de décès du Chahid : 1958 à Perregaux (actuellement Mohammadia). Frère de Mokhtar,arrété par les militaires français en octobre 58 et assassiné, sa dépouille n'a pas été retrouvée.

25/01/2011 : Le Chahid Abdelkader BELARBI  Le Chahid Mustapha MOUHTADI Nom : MOUHTADI Prénom : Mustapha Date de Naissance : Date de Décès : 1958 Date et lieu de décès du Chahid : 1958 à Perregaux (actuellement Mohammadia). Frère de Mokhtar,arrété par les militaires français en octobre 58 et assassiné, sa dépouille n'a pas été retrouvée.

ALGERIE AOUT 1954 :Le C.R.U.A. fixe au 1er novembre 1954 le début des actions de guérilla pour la lutte vers l'indépendance.

credi 30 janvier 2008

Préparation de la lutte armée à Sidialichérif (Sig)

La préparation et l’organisation de la guerre de libration à Sidi Ali chérif un douar qui faisait partie de la commune mixte de Saint Lucien (aujourd’hui Zahana).
Avant de commencer il faut qu’en parle de Sidi Ali chérif, situé au sud de Sig (ex Saint Denis du Sig) à 20 km .C’est un petit douar compose de certain ‘ ourouch’ (clans de familles) comme les Mekhatria,les Houamdia,les Messayef,Ouled Ali,les Koayed,les Rouazmia et d’autres…Les relations entre ces ‘ourouches’ sont fortement soudées par les liens du mariages entre familles et la terre.
Lors du déclenchement de la guerre de libération la région n’était pas bien organisée à cause du manque d’armes et de moyens ,sauf qu’ils avaient des jeunes du douar qui ont déserté de l’armée française et ont pris le maquis loin de Sidi Ali chérif, mais après le congres de la Soummam 20-08-1956 ,la guerre est entrée dans l’organisation serieuse.Les premiers organisateurs étaient trois un homme appelé Bouzar Chérif alias Kabil venu de l’est Algerien (Ferdjioua –Mila) aux milieu des années quarante et deux femmes,tous les ourouches ont été convoques au meeting chez les Mekhatria.Les hommes sont réunis à part avec Kabil et les femmes avec les deux autres femmes venues avec l’organisateur,à la fin tous hommes et femmes ont juré sur le Coran de ne jamais trahir la guerre et de rester fidèle au F.L.N et son bras armé l’A.L.N.Mon père me disait qu’il a vu le drapeau Algérien pour la première fois,tenu par un moudjahid au milieu d’une nuit blanchie par la pleine lune,partis vers le mont Stamboul dont le maquis faisait une forteresse de la zone quatre de la cinquième région militaire issue du découpage organise par le congrès de la Soummam .
Avant on parlait de la désertion de certains jeunes militaires de la région appelés de l’armée Française près des frontières Marocaines en 1955 et qui on rejoint l’A.L.N parmi eux le cousin de mon père ,un jour la jeep de l’armée est arrivée et un sergent a interrogé son père ,plus tard celui-ci sera exécuté avec l’un de ses enfants et ses deux frères(dont mon grand père) et autres cousins en 1957 parce que l’organisation de la population fut dirigée chez eux. Enfin jusqu’à la fin de la guerre de libération 19 membres de ma famille sont morts dont quatre aux maquis

ALGERIE 01/11/54 : Le F.L.N. déclenche la guerre d'indépendance en commettant soixante-dix attentats sur tout le territoire. Huit personnes, dont plusieurs Français, sont tuées. On dénombre aussi plusieurs sabotages comme les dépots de carburant Mory ou Radio-Alger.
Les premières victimes sont: MM. François LAURENT, à LAPASSET en ORANIE, Hamed HAROUK, agent de police à DRA-EL-MIZAN; Ben Hadj SADDOK, caïd de M'CHOUNECHE; Guy MONNEROT, instituteur à TIFELFEL, originaire du LIMOUSIN; et le lieutenant DARNAULT et deux canonniers au poste de KHENCHELA, dans l'AURES.
Mme. MONNEROT est grièvement blessée aux côtés de son mari.

24/02/59 : Perrégaux. Une mine explose au passage du train Alger- Oran, deux Français, MM. VIAN, inspecteur des Chemins de fer, et FORRAT, chef de train, grièvement blessés.Le Chahid Mustapha MOUHTADI   Nom : MOUHTADI Prénom : Mustapha Date de Naissance : Date de Décès : 1958 Date et lieu de décès du Chahid : 1958 à Perregaux (actuellement Mohammadia). Frère de Mokhtar,arrété par les militaires français en octobre 58 et assassiné, sa dépouille n'a pas été retrouvée.

: Le Chahid Mustapha MOUHTADI  

Nom : MOUHTADI Prénom : Mustapha Date de Naissance : Date de Décès : 1958 Date et lieu de décès du Chahid : 1958 à Perregaux (actuellement Mohammadia). Frère de Mokhtar,arrété par les militaires français en octobre 58 et assassiné, sa dépouille n'a pas été retrouvée.

25/01/2011 : Le Chahid Abdelkader BELARBI  Le Chahid Mustapha MOUHTADI Nom : MOUHTADI Prénom : Mustapha Date de Naissance : Date de Décès : 1958 Date et lieu de décès du Chahid : 1958 à Perregaux (actuellement Mohammadia). Frère de Mokhtar,arrété par les militaires français en octobre 58 et assassiné, sa dépouille n'a pas été retrouvée.

ALGERIE AOUT 1954 :Le C.R.U.A. fixe au 1er novembre 1954 le début des actions de guérilla pour la lutte vers l'indépendance.

credi 30 janvier 2008

Préparation de la lutte armée à Sidialichérif (Sig)

La préparation et l’organisation de la guerre de libration à Sidi Ali chérif un douar qui faisait partie de la commune mixte de Saint Lucien (aujourd’hui Zahana).
Avant de commencer il faut qu’en parle de Sidi Ali chérif, situé au sud de Sig (ex Saint Denis du Sig) à 20 km .C’est un petit douar compose de certain ‘ ourouch’ (clans de familles) comme les Mekhatria,les Houamdia,les Messayef,Ouled Ali,les Koayed,les Rouazmia et d’autres…Les relations entre ces ‘ourouches’ sont fortement soudées par les liens du mariages entre familles et la terre.
Lors du déclenchement de la guerre de libération la région n’était pas bien organisée à cause du manque d’armes et de moyens ,sauf qu’ils avaient des jeunes du douar qui ont déserté de l’armée française et ont pris le maquis loin de Sidi Ali chérif, mais après le congres de la Soummam 20-08-1956 ,la guerre est entrée dans l’organisation serieuse.Les premiers organisateurs étaient trois un homme appelé Bouzar Chérif alias Kabil venu de l’est Algerien (Ferdjioua –Mila) aux milieu des années quarante et deux femmes,tous les ourouches ont été convoques au meeting chez les Mekhatria.Les hommes sont réunis à part avec Kabil et les femmes avec les deux autres femmes venues avec l’organisateur,à la fin tous hommes et femmes ont juré sur le Coran de ne jamais trahir la guerre et de rester fidèle au F.L.N et son bras armé l’A.L.N.Mon père me disait qu’il a vu le drapeau Algérien pour la première fois,tenu par un moudjahid au milieu d’une nuit blanchie par la pleine lune,partis vers le mont Stamboul dont le maquis faisait une forteresse de la zone quatre de la cinquième région militaire issue du découpage organise par le congrès de la Soummam .
Avant on parlait de la désertion de certains jeunes militaires de la région appelés de l’armée Française près des frontières Marocaines en 1955 et qui on rejoint l’A.L.N parmi eux le cousin de mon père ,un jour la jeep de l’armée est arrivée et un sergent a interrogé son père ,plus tard celui-ci sera exécuté avec l’un de ses enfants et ses deux frères(dont mon grand père) et autres cousins en 1957 parce que l’organisation de la population fut dirigée chez eux. Enfin jusqu’à la fin de la guerre de libération 19 membres de ma famille sont morts dont quatre aux maquis

ALGERIE 01/11/54 : Le F.L.N. déclenche la guerre d'indépendance en commettant soixante-dix attentats sur tout le territoire. Huit personnes, dont plusieurs Français, sont tuées. On dénombre aussi plusieurs sabotages comme les dépots de carburant Mory ou Radio-Alger.
Les premières victimes sont: MM. François LAURENT, à LAPASSET en ORANIE, Hamed HAROUK, agent de police à DRA-EL-MIZAN; Ben Hadj SADDOK, caïd de M'CHOUNECHE; Guy MONNEROT, instituteur à TIFELFEL, originaire du LIMOUSIN; et le lieutenant DARNAULT et deux canonniers au poste de KHENCHELA, dans l'AURES.
Mme. MONNEROT est grièvement blessée aux côtés de son mari.

12 Novembre 1956:

Un car arrêté entre Dublineau et Perregaux, les passagers européens assassinés, six militaires en permission et un civil.bataille de Djebel Menaouer : Un combat de feu et de fer

Laregion de Perregaux se souvient de la bataille de Djebel Menaouer qui s’est déroulée le 11 septembre 1957 au cœur de la chaîne de montagnes des Béni-Chougrane.   25/01/57 : Deux gérants de ferme, MM. MARTINEZ, 50 ans, et GARCIA, 30 ans, enlevés par les rebelles sur la route de Perregaux- Mostaganem.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

24/02/59 : Perrégaux. Une mine explose au passage du train Alger- Oran, deux Français, MM. VIAN, inspecteur des Chemins de fer, et FORRAT, chef de train, grièvement blessés.

     Dans l’ensemble de l’Algérie, et en particulier à Oran, le scrutin référendaire du 1er juillet appelant les Algériens à se prononcer pour ou contre l’indépendance se déroule comme les autorités françaises et du FLN l’avaient prévu, c’est-à-dire dans un certain calme. Dans les quartiers musulmans, cependant, une grande effervescence règne, assez légitime d’ailleurs, avec des manifestations où sont arborés des drapeaux « vert et blanc », des emblèmes du FLN, le tout dans un concert de klaxons, de chants patriotiques et de you-you des femmes. Dans son ouvrage, le Général Katz note que du 1er au 5 juillet  se déroulaient sans cesse des manifestations de Musulmans surexcités, dans un état semi-hystérique. Mais, de ses contacts avec le capitaine Bakhti, il en retire que ces manifestations ne sauraient dépasser les frontières des quartiers musulmans. D’un autre côté, les autorités civiles, militaires et religieuses de la ville se veulent rassurantes auprès de la population européenne encore présente à Oran et prêchent la réconciliation et l’oubli du passé. Une trentaine de personnalités de la ville se réunissent pour créer le 28 juin une commission de réconciliation et la réunion publique du lendemain à la Place Foch, sous le patronage de Monseigneur Lacaste et de Cheikh Tayeb el Mahadji rassemble plusieurs milliers de personnes. Le capitaine Bakhti y déclare ; Un voile épais a séparé les deux communautés. Ne cherchons plus les responsables, ayons seulement la force d’âme propre à oublier tout ce qui a pu nous séparer. Bakhti, en tant que chef de la Zone Autonome d’Oran interdit toute manifestation dans l’attente de la date officielle de proclamation de l’indépendance qui sera choisie par les dirigeants du GPRA et normalement prévue le 6 juillet . Pourtant, au Plateau Saint-Michel, un poste militaire français est attaqué par des militaires FLN le 2 juillet et on relève des coups de feu dans les rues d’Assas et Parmentier les 2 et 3 juillet. Le 3 juillet, le colonel Othman, fidèle à Boumedienne, qui dirige la Wilaya 5 (hors Oran) fait défiler dans les artères d’Oran les sept katibas qu’il a reconstituées depuis le cessez-le-feu et qui sont arrivées dans la ville dans la nuit du 2 au 3 juillet. Et ce même jour, devant le Palais des Sports de la ville, Bahkti, tout en appelant à la réconciliation, demande à ce que l’on n’oublie pas les 1 500 000 morts et disparus pour l’indépendance.
Au soir du 4 juillet, et contre les promesses faites à la France, le GPRA appelle sur Radio-Alger à de grands rassemblements pour le lendemain, 5 juillet, date de proclamation d’indépendance. Cela surprend l’ALN (« de l’extérieur ») toute puissante à Oran. Bakhti informe alors le général Katz des festivités du lendemain et l’informe que seuls les quartiers musulmans seront concernés. Rassuré, mais l’est-il vraiment, le général Katz part pour la base aérienne de la Sénia ! A Alger, le couvre-feu est fixé à 16 h. 30 par le tout nouveau préfet d’Alger, Hocine Tayebi, afin de dissuader des Européens de sortir dans la rue et d’être pris à partie. A Oran, le préfet nommé par Bakhti , Lahouari Souïah, ne prend aucune mesure en ce sens, pas plus que le général Katz.                                       

Commandant Rouaï : L’homme de l’ombre                             Le commandant Mohamed Rouaï, dit Tewfik et dit aussi El Hadj Barrigou était un cadre dirigeant de la wilaya V historique et du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (MALG) de feu Abdelhafid Boussouf.

 Mohamed Rouai est né le 26 mai 1929 à Mohamadia (ex-Perrégaux) dans la wilaya de Mascara, la veille du centenaire de la colonisation. Jusqu’aux derniers moments qui ont précédé l’indépendance, il sera présent. Lors des négociations entre le GPRA et l’Etat français, il prendra part à la confection des dossiers stratégiques des négociations.Si Tewfik nous a quittés à la force de l’âge (48 ans) le 24 mai 1977 et fut enterré sur les monts de Beni Chougrane à Sidi Dahou dans la wilaya de Mascara, terre de ses ancêtres.
Le Chahid Mokhtar MOUHTADI   Réagissez

Nom : MOUHTADI Prénom : Mokhtar Date de Naissance : Date de Décès : 1958 Date et lieu de décès du Chahid : 1958 à Perregaux (actuellement Mohammadia). Arrété par les militaires français en octobre 58 et assassiné. Il a été enterré en décembre 1958.

les freres HADJEL OULED EL KOUECHE .LE CHAHID ALI BOUHLEL.le chahid BENHEBBA.

26/01/2011 : Le Chahid Ahmed HECHAICHI   Réagissez

Nom : HECHAICHI Prénom : Ahmed Date de Naissance : 25 Février 1925 Date de Décès : 12 Mai 1956 Décédé à Constantine.



 

25/01/2011 : Le Chahid Ahmed DJABARI   2

Nom : DJABARI Prénom : Ahmed Date de Naissance : Wilaya : Sétif Date de Décès : 1957 Ami de boubaker saidi et si nachet st si azeddine marié père de 2 garçons et de 3 filles décédé en Octobre 1960.

LE CHAHID HABIB BELOUD

Né le 12 décembre 1907, Si Habib Beloud est le fils de Sidi Ali, fils de Sidi Abdelkader, fils de Sidi Abderrahmane, fils de Habib, fils de Sidi H’sen, fils de Sidi Dahou Ibn Ali, Ibn Othman, Ibn Aïssa Ibn Okaïl.

Sidi Abderrahmane et son père Sidi Habib ont assisté de près ou de loin à la résistance de l’Emir Abdelkader.

Les Ouled Sidi Daho faisaient partie du haut commandement de l’Emir Abdelkader et fournissaient surtout des vivres à l’Emir. Comme ils étaient très aisés, ils comptaient presque pour un tiers dans certaines participations. Ils devaient fournir 50 fantassins et 100 cavaliers équipés. On sait que les troupes de Saint-Arnaud ont occupé leur territoire en juillet 1841 et après 3 jours, les Français ont été« attaqués sérieusement» le 13 par les Dahaoui, raconte ce sinistre officier. A l’issue de cette bataille, Saint-Arnaud s’était plaint de Lamoricière parce qu’il lui avait fait prendre une mauvaise position. « Après nous avoir fait prendre une position, sous une grêle de balles, par faire tirer du canon sur l'ennemi et nous lancer après....Nous avons couru plus de deux lieues, tiré plus de 50 coups de canon et brûlé plusieurs milliers de cartouches et nous n'avons pas tué 50 hommes, et quand nous sommes revenus vers notre bivouac de Sidi Daho, les Arabes se sont retournés et no! us ont accompagné à coups de fusil... »

L’aïeul du Chahid, Si Habib Beloud fut probablement ce Sidi Abderrahmane Ed-Dahaoui qui présida avec d’autres savants de Mascara, la Moubayaâ de l’Emir Abdelkader.

Durant le règne de l’Emir Abdelkader, Sidi Abderrahmane Ed-Dahaoui, comptait parmi les plus grands savants de l’Algérie. Il présida la Moubayaâ avec ses pairs, Sidi El-Mecherfi, Sidi Laâradj, Sidi Ben Thaâlibi et Sidi Ben Haoua. Le serment fut rédigé par Sidi Mohammed Ibn Abdelkader, autre éminent savant.

La résistance est, à nos latitudes, une culture dont la substance se nourrit et s’entretient par l’exercice mémoriel. La résistance n’est pas seulement une attitude, une réaction face à l’injustice, ce n’est pas seulement une réponse mécanique à l’agression mais aussi une prédétermination spirituelle, construite par l’action répétitive du groupe qui investit pour sa survie, dans une pédagogie d’opposition à cette agression. Les enfants et jusqu’à leur épanouissement, sont systématiquement éveillés à la résistance à travers mythes et récits historiques balisés par l’exemplarité de certains héros ou de certains actes intrépides, d’individus ou de groupes contraints à toutes les formes de résistance.

L’école de la résistance est alors le Meddah déversant dans les foules ses contes merveilleux, comme les combats formidables du Sidna Ali, la grand-mère qui livre ses souvenirs les plus chers, les réunions familiales, ventant les mérites réels ou inventés de telle ou telle personne…bref, on ne naît pas résistant mais on apprend à l’être, grâce au Meddah, à la grand’mère, au Coran et à mille circonstances, y compris et surtout à celle qui font appel à l’inconscient.

De 1830 à 1907 et sûrement bien avant, avec la prise d’Oran par les Espagnols, et en passant par la guerre de 1948 en Palestine, les tribus de la région tout comme le reste du peuple Algérien, ont constitué, au-delà du récit historique extrêmement précis, écrit et stocké classiquement, un réservoir légendaire qui puise ses moyens dans le merveilleux et l’exemplarité des héros aptes à représenter les valeurs humaines bien connues en Algérie : droiture, fierté, courage, abnégation, force morale, générosité et surtout le mépris de la mort.

Nos Chouhada ont été nourris au sein de cette école.

De 1830 à 1954, la France coloniale qui s’était vautrée dans le sang de ses victimes, élevant le brigandage à la raison d’Etat, avait pris les précautions nécessaires, pensait-elle, à l’éradication définitive de toute velléité de résistance en transformant la population en masse confuse et inculte et en remplaçant les écoles de langue arabe en caisse de résonnance du colonialisme. Les tentatives de détruire le Coran, depuis Lavigerie et ses expériences de création de villages chrétiens (Saint Cyprien et Sainte Monique) aux écoles des Pères blancs sont si nombreuses qu’on se demande comment ce peuple héroïque a fait pour se maintenir hors de l’eau…car le Coran est plus que la gestion de la mort, il est le livre qui gère aussi la vie.

Nos Chouhadas, et tout le monde vous le dira, aimaient le Coran, parfois même sans le comprendre. Il était une musique céleste qui pansait leurs blessures et qui renforçait leur certitude.

Voilà pourquoi, aussi, le Chahid Habib BELOUD aimait plus que tout, la lecture du Coran, il aimait cette langue qui a bercé son enfance et qu’il aimait à retrouver chez les poètes-troubadours, autres professeurs de l’Ecole de la Résistance.

Elevé dans les pires conditions de vie à l’époque, il aura ses vingt ans en 1927, 2 ans avant la crise économique de 1929, crise américaine au départ et qui se propagera jusqu’en 1936 dans toute l’Europe, provoquant la montée de l’extrême droite, fasciste en Europe avec au bout du compte, la deuxième guerre mondiale. Les colonies avaient sombré dans le nazisme au pas cadencé de « Maréchal nous voilà ! » et la France entière, oublieuse de ses révolutions, marchait au pas avec une rare discipline. Il faut alors imaginer notre peuple soumis au diktat des colons anthropophages eux-mêmes plongés dans la crise, notre peuple complètement déboussolé mais uni par les liens de la misère, fondu dans le creuset de la souffrance commune et coulé en une seule pièce.

En France, le PPA était interdit et Messali Hadj arrêté par le Front Populaire, tandis que des contingents d’Espagnol chassés par la guerre civile se déversaient dans la plaine du Sig et de l’Habra. La main d’œuvre espagnole à bon marché venait se greffer aux autres problèmes des populations autochtone, jadis prospères grâce aux plaines de Ghriss, du Sig et de l’Habra.

Les Espagnols jetés sur nos rives en malheureux, fuyant la guerre civile, la répétition générale de la Grande Guerre, relevaient la tête pour nous faire concurrence dans le marché du travail et les voilà ces anti-franckistes, antifascistes, scandant les mots d’ordre de la Nouyelle Répoublique, reléguant sans conscience nos concitoyens à leurs conditions, tous fiers de voter dans le premier collège, usurpant comme les autres, Français, Alsaciens-Lorrains exilés ou descendants de bagnards en mal de se refaire, la terre de nos ancêtres, le ciel et le sang des Algériens.

Quant aux juifs qui avaient cru à satiété au mythe de la liberté française, les voilà pour leur part marqués encore une fois au fer rouge et à l’étoile jaune. Exclus des postes de commande, comprimés dans les ghettos du mépris, ils baissaient la tête habitués aux coups du sort. Ils rêvaient encore et toujours de légendes dorées, de victoires écrasantes et à défaut d’épées, de fours1 à briques dont-ils feront les frais, ils attendaient patiemment ruminant leur vengeance.

Si El-Habib BELOUD, comme bien d’autres parlait le Français et l’Espagnol sans écrire ces deux langues mais il avait une sorte de don pour toutes sortes de choses y compris la mécanique. C’est alors qu’il conçut avec un pied-noir, un certain Tonio sûrement d’origine espagnole, le projet de construire un véhicule de transport avec les pièces d’un vieux camion Citroën et d’une carcasse de GMC abandonnée par l’armée américaine. C’était tout à fait incroyable mais le camion fut bel et bien construit et roulait allègrement en parfait état de marche.

Fort de son résultat Si Habib enhardi, se mit dans le transport de légumes. Son frère unique, un personnage haut en couleur, Sidi Mohammed, partit pour l’Europe puis vers la Syrie lui laissant sa famille à charge. Il reviendra après la guerre et achètera au juif Tordjman, une petite maison agrippée à un vaste terrain surplombant la ville de Mohammadia, et jouxtant les terres d’un colon nommé Pascual. Tordjman s’installera en Israël à la fin de la guerre.

A cette époque Deux grands mouvements s’affrontaient en France et en Algérie : la gauche composée des socialistes et les communistes unis auparavant dans le Front Populaire de Thorès et de Léon Blum, les radicaux d’obédience franc-maçonne et les socialistes SFIO. Il est bien évident que les Messalistes, les militants proches de Ferhat Abbas tout comme les sectes des zaouïas, Hamdaoua, Aïssaouas etc., ne se comportaient pas comme le stipule les textes et les statuts sur la base desquels, leurs partis respectifs ont été construits. Les communistes par exemple étaient loin de l’égalitarisme prôné par le bureau politique et le comité central. Il en va de même pour tout le reste.

A la fin de la guerre, Si Habib qui représentait un exemple de témérité et de courage, fut choisi par la population pour la représenter auprès d’une coalition qui remporta les élections sous la conduite du communiste nommé Caillé. Si Habib fut élu et installé comme 1er adjoint au maire de Mohammadia. Fort du soutien de la population, Si Habib réclamait sa vrai place : celle de maire de la ville, ce qui était évidemment un sacrilège dans une commune de colons.

Les agissements locaux des communistes n’étaient pas à la mesure de ce qu’il attendait d’eux et croyant trahir les siens en restant dans son mandat, Si Habib entreprit de s’inscrire à la SFIO, dont le comportement local était moins négatif que d’autres partis, ce qui ne signifiait en aucun cas qu’il cautionnait définitivement les principes de base de cette organisation. Son adhésion correspondait à une tactique d’entrisme et peu importe la bannière : le peuple n’avait pas choisi un parti mais un homme en qui il avait confiance. Les colons, les partis commençaient à avoir peur de la popularité de cet homme droit et franc comme une lame d’acier. Chacun de ces camps espérait l’attirer dans son sérail mais lui, fils de l’école de la résistance n’avait d’égard que pour ses électeurs, croupissant dans la misère.

Mesurant la distance qui le séparait des siens, car, à présent il était immergé dans un carcan politique totalement déconnecté de la réalité du peuple, il démissionna et adhéra au mouvement des Ouléma de Abdelhamid Ben Badis.

De 1940 à 1945, de Gaulle s’était efforcé de transformer la terre Africaine en nouvelle patrie car la France occupée était aux mains des collaborateurs nazis. Alger était devenu le nouveau Paris et la France sans soldats, comptait gagner la guerre au moyen des combattants Maghrébins. La colonne de LATTRE n’était rien d’autre qu’une petite troupe grandie par la propagande et sa marche forcée dans le désert. Sa fameuse victoire dans l’oasis déserte de Siwa, était une fabulation typique des armées européennes en guerre car, en fait, la garnison Italienne était dérisoire, par son nombre.

En vérité, et nous aurons l’occasion de le dire ailleurs, sans les Algériens, sans les Marocains, les Tunisiens et les Sénégalais, la France aurait été reléguée à la mesure de ce qu’elle était : c’est-à-dire rien du tout. Les différentes tentatives de De Gaulle tendant à redorer le blason terni par la collaboration de la France avec le nazisme, tient du mélodrame. Sans Monte Cassino et le défoncement de la ligne Gustav par les Maghrébins, l’ouverture de Rome, tant chantée par les Français, n’aurait pas eu lieu et ce n’est certes pas, le collaborateur pied Noir, le général Juin, reconverti à la dernière heure à la résistance, qui aurait été pour quelque chose dans la chute de l’Italie. L’ouverture de Rome, obtenue par les Maghrébins sonna comme chacun sait, la fin du fascisme et partant du Nazisme.

De l’autre côté de ce front, on suppliait Eisenhower de placer la colonne de Lattre à l’avant pour permettre à la France d’assister à la libération de Paris. De source sûre, nous avons appris que les troupes Algériennes, Marocaines Tunisiennes et Sénégalaises, premières arrivées aux abords de Paris, ont été reléguées à l’arrière pour laisser la primeur aux américains dans leur entrée triomphale dans la capitale française. Un coin de voile se lève pour laisser entrevoir la misérable fierté de ces généraux si forts à massacrer des populations sans armes, à gazer des Marocains, à enfumer des Algériens et à bombarder des populations civiles qui leur ont fourni leurs enfants, la chair de leurs entrailles et le sel de leur terre.

Dans ses conditions, et Si Habib qui était au courant de tout, Si Habib se devait de revenir au Coran et aux oulémas qui prônaient un retour aux sources dans une modernité illimitée face au charlatanisme entretenu par la France, au maraboutisme et au clanisme étroits et débridés, érigés en force quasi légale et quasi officielle. Si Habib refusa de drainer les foules du PPA-MTLD, miné par une crise grave, conduisant une partie de ce puissant appareil à collaborer avec les colonialistes.

La guerre qu’il entreprit contre le maraboutisme, entre 1953 et 1954 lui attira les foules et le respect, mais aussi cela va sans dire, l’animosité et la haine de certaines forces souterraines dont les intérêts bassement matériels étaient sérieusement ébranlés.

A l’intérieur de sa maison qu’il séparera en deux parties, il fit construire une petite Médersa, deux petites classes dans une grande cour, qui était auparavant un luxuriant jardin potager. On dépêcha deux professeurs talentueux et sévères : l’un d’eux, le Cheikh Lakhdhar venait de Messaâd, une école-zaouïa célèbre dans tout le Maghreb et l’autre, Si Mohammed Boulanouar, arrivait de Nedroma, célèbre cité, par l’enfant qu’elle donna à l’Afrique du Nord, Abdelmoumen El-Koumi, maître d’œuvre de l’unité Maghrebine et chef de la dynastie des Mouwahidine.

Après la répression massive de Sétif et de Kherrata, précédée le 1er mai 1945 par celle d’Oran, le bureau politique du MTLD, se séparait dans la douleur des membres du comité central ce qui nous ramena à une troisième voie, celle du FLN, mouvement préconisant sans attendre la lutte armée.

Un embryon de structure, une organisation paramilitaire nommée Organisation Spéciale (OS) avait bien été aménagée par le PPA en vue de préparer la lutte armée au nom du parti mais les français eurent vent de cette affaire bien conçue au départ mais très mal gérée par la suite. Dans cette affaire, si Habib semblait avoir joué un petit rôle local car il déclara à son fils devenu son secrétaire, qu’il avait distribué des armes à l’époque. Mais, nous n’en savons pas plus.

Toujours est-il que nous savons par d’autres sources, que El-Hadj Rouaï, dit Hadj Barrigou, un des lieutenants de Boussouf et neveu de Si Habib, était très tôt et très jeune impliqué dans la lutte armée. Ces informations nous ont été livrées par feu Mohamed Yousfi, militant de la première heure et membre de l’OS. Il semble que le camion de Si Habib, généralement laissé entre les mains de Hadj Barrigou, ait joué un rôle dans les débuts de la révolution dans la région.

Dès les premières heures de la guerre, le FLN eut un besoin pressant d’argent et de munitions. Si Habib, toujours adjoint au maire avait assez de notoriété pour récupérer des médicaments, offrant en même temps, de précieux renseignements aux maquisards. Il fut nommé Mess’oul Arch car trop âgé pour le djebel, il ne pouvait servir comme combattant armé. Il était préférable de le garder en contact avec la population pour les cotisations.

A cette époque, le commandement du secteur avait décidé de frapper les colons et ce fut Pascual, qui le premier en fit les frais. Le voisinage des terres de la famille Beloud avec les terres de Pascual facilitait l’opération. Pour exécuter la tâche, on envoya un homme inconnu de la région. La grande difficulté dans l’exécution du plan résidait dans la séguia, qui séparait les deux propriétés. Celle-ci était un ouvrage maçonné construit pour acheminer l’eau du barrage Fergoug, aux terres des colons. Elle avait la particularité d’être élevée du côté de Pascual et très basse du côté des Beloud car les terres de l’Espagnol étaient situées dans une dépression, recevant, cela va de soit, les limons arrachés aux collines avoisinantes. Il était évident que Si Habib et sa fille étaient dans le coup car il fallait poster quelqu’un pour aider le missionnaire à grimper sur la Séguia, et ce fut Amina, la fille de Si Habib qui se chargea de la tâche. L’opération réussit à moitié car le tireur n’avait fait que blesser l’Espagnol. Durant l’enquête, celui-ci innocenta totalement Si Habib et sa famille. On ne sut jamais s’il le fit par peur des représailles ou par conviction.

Après cette opération, l’armée s’installa dans la ferme de Pascual. Malheureusement pour lui, un militaire tua sa fille par inadvertance, ce qui provoqua son départ vers l’Europe.
                                                       01/01/57 : Perrégaux. MM. Pierre RODRIGUEZ, 50 ans; Michel MARTINEZ, 42 ans, massacrés à. coups de hache. 24/02/59 : Perrégaux. Une mine explose au passage du train Alger- Oran, deux Français, MM. VIAN, inspecteur des Chemins de fer, et FORRAT, chef de train, grièvement blessés. 23/02/56 M. HUGUEY, adjoint au maire de Perregaux, égorgé.mascara-nasreddine-2754ee9-1.jpg

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