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ORANIE

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L'Oranie est une région socioculturelle de l'ouest algérien comprenant tout le nord-ouest de l'Algérie et correspond approximativement aux wilayas suivantes : Oran, Aïn Témouchent, Mascara, Mostaganem, Relizane, Saïda, Sidi Bel Abbès, Tlemcen, Tiaret, ainsi que la wilaya de Chlef. La capitale de la région est la ville d'Oran.

L'Oranie, de par sa géographie et son passé, est indissociable de l'Algérie et de son histoire et ne représente, en réalité, qu'une partie du patrimoine culturel et naturel algérien. Ainsi, l'Oranie représente naturellement la partie occidentale du Tell, qui était dans le passé un lieu de nomadisme de nombreuses tribus. D'autres tribus nomadisaient entre le Sahara et le Tell, suivant les saisons[4].

Plusieurs dynasties ont gouverné le Maghreb central à partir de villes d'Oranie telles Tiaret et Tlemcen. L'Émir Abdelkader figure de la résistance algérienne contre le colonialisme est originaire de Mascara. De même, le célèbre nationaliste Messali Hadj est originaire de Tlemcen. Plus récemment, le Raï, qui était considéré à une époque comme une musique régionale spécifique à l'Oranie, est devenu la musique la plus populaire dans tous le pays et est l'un des principaux représentants de la musique et de la culture algérienne à l'échelle internationale.

Cette région d'Algérie est limitée à l'est par la moyenne vallée du Chélif, à l'ouest par la région du Rif (Maroc), au nord par la Mer Méditerranée et au sud par les hauts-plateaux occidentaux, elle se caractérise aussi par la proximité des côtes espagnoles[5], la distance entre la Wilaya d'Aïn Témouchent et Almeria est de 94 km à 180 km[6].

Le terme Oranie fut employé à l'origine de manière informelle pour nommer le département d'Oran de l'époque coloniale dans sa plus grande extension[7] (avant la réforme territoriale de 1957). Ce département correspondait dans une large mesure au territoire du Beylik occidental de la Régence d'Alger qui eut pour chefs-lieux successifs Mazouna, Mascara, Oran.

Ce néologisme du XIXe siècle, qui était répertorié dans les anciens dictionnaires[8], n'a plus ce privilège, alors que son usage reste courant.

L'Oranie correspond au Tell occidental, cependant certains lui ajoutent les wilayas du sud jusqu'à la Wilaya de Béchar, comme le journal « Le Quotidien d’Oran », mais cette région est aussi appelée « le Sud Oranais » ; ces deux régions représentaient la Wilaya V pendant la guerre d’Algérie

                      Adieu mon Pays

Aujourd’hui va mon cœur au-dessus de la mer,
Vers ces anciens rivages qu’il a tant aimés,
Mais la brise du soir lui parait bien amère
Car il les a quittés je crois à tout jamais !

Du levant au couchant, de la mer au désert,
Il revoit en pleurant sa terre bien aimée.
Mais les évènements, la folie meurtrière
Ont abrégé trop tôt cet amour passionné !

Pourtant il reconnaît la couleur de sa terre,
La blancheur du coton, la blondeur de ses blés,
Les allées de sa vigne en marron et en vert,
Et l’orange et le rouge de tous ses vergers !

Il en vient à frôler dans sa ronde céleste
Cette surface aimée, la touchant par instant,
En arrivant même à déranger dans leur sieste
Les lapins des sillons, les canards des étangs.

De son air vivifiant il remplit ses poumons ;
Survolant son pays il revoit enchanté,
Le jaune de son sable et l’ocre de ses monts,
Le bleu clair des points d’eau et le vert des palmiers.

Il passe comme un souffle au-dessus de la plaine
Pour sentir le fenouil et l’odeur des genêts ;
Et puis de son rivage il respire l’haleine,
Ecoutant le ressac et le chant des galets.

Il se souvient toujours des vagues de ses dunes,
Que se soit sur les plages ou même au désert,
De ses sables brûlants ou de ses roches brunes
Et de la transparence de l’eau de la mer.

Adieu, terre perdue qui a fait mon bonheur !
Adieu, ce bien de Dieu, ce paradis sur terre !
Adieu, mon cher pays, Algérie de mon cœur !
Adieu, mais jamais il ne t’oubliera, j’espère !

Coton

Blés

Vigne

Transparence

Fenouil

Genêt

Jocelyn PERPIGNAN, notre Poète Oranais du quartier Saint Pierre


                   
Rivage d'Oranie

Assis sur un rocher j'écoute bien souvent
L’enivrante chanson de la Mer et du vent.
La mer est à mes pieds, si bleue, belle et immense
Qu’elle me fait rêver : je la regarde et pense.
Elle étanche ma peine en douceur et sans peine
Quand parfois j’épanche ma douleur et l'entraîne !
Un vague murmure venant des vagues, oh !
Infini et vivant petit clapotis d'eau.
Monotone et prenant est son refrain qui traîne,
C'est la douce chanson d’invisibles sirènes.
Mais je regarde au sud, au-dessus de l’écume,
Une terre là-bas, apparaît dans la brume.
Cette mer caressant la côte d’Algérie
Vient rouler les galets de mon pays chéri.
C’est ma terre natale et c’était ma patrie :
Pour elle je n’avais que de l’idolâtrie !
C’est mon « Île » perdue, loin de moi, éthérée,
Ne sachant toujours pas si je la reverrai.
J’ai tout laissé là-bas, mes plus belles années
De l’autre côté de la Méditerranée !
Malgré qu’il m’ait trahi, malgré qu’il m’ait banni,
Je n’oublierai jamais mon pays d’Oranie.
Je n’oublierai jamais cette ville d’ORAN
Pour tous mes souvenirs, un hommage lui rends.
Je n’oublierai jamais son merveilleux rivage
Que j’ai souvent longé, à pieds ou à la nage :
De la ‘Pointe d’Aiguille’ aux criques de ‘kristel’,
Des genêts du ‘Cap Roux’ au plat de ‘Canastel’ ;
Des Falaises d’Oran aux mains de ‘Notre Dame’
Protégeant le ‘Vieux Port’ où j’ai fait de la rame ;
Du haut de ‘Santa Cruz’ aux jetées de "Kébir"
Enserrant dans ses bras sa rade et ses navires ;
Du "Fort de l'Escargot" au "Rocher de la Vieille"
Où le point de vue est une pure merveille :
La Corniche en lacets sur la route des plages,
Le chemin du bonheur, du soleil, du bronzage ;
Je n'oublierai jamais cette vue maritime :
Sa côte découpée dans sa beauté sublime !
Du sable de ‘Trouville’ humecté par la mer
Où le soleil et l’eau se mariaient à la terre ;
Des plages ‘d’Aïn el Turc’, au bout du ‘Cap Falcon’,
De ses sables dorés frôlés de mon balcon ;
De ses fenouils de sable aux asperges du Phare
Qu’un jour m’y promenant, j’ai trouvées par hasard !
Et puis ‘les Corales’, aussi ‘les Andalouses’,
Et toi belle ‘Île plane’ que la mer épouse !
Et vous ‘Les Habibas’ en face du ‘Cap blanc’,
Vous reverrai-je un jour et pour tout dire : quand ?
Alors ces souvenirs qui viennent m’assaillir
Me font tergiverser : l’aimer ou la haïr ?
Car ayant tout perdu, de tout mon paradis,
Il ne me reste plus que son nom : ORANIE !

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