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OAS et Perregaux

  • Il s’agit, jusqu’à nos jours, du groupe terroriste ayant fait le plus de victimes sur le territoire français avec 71 morts et 394 blessés pour la branche métropolitaine. En Algérie, l’O.A.S. est directement responsable de plus de 2200 morts, 12900 plasticages, de 2546 attentats individuels et de 510 attentats collectifs ; Le 8 janvier 1961, un référendum sur l'autodétermination en Algérie est approuvé par 75 % des votants [2]. Pour les partisans de l'Algérie Française, ce référendum annonce l'abandon de celle-ci. En février 1961, un groupe en exil à Madrid formé dès la fin de l'année 1960 (suite à l'échec de la Semaine des barricades) autour du général Salan, de Pierre Lagaillarde et de Jean-Jacques Susini, crée l'OAS. Le 22 avril 1961, se déroule le Putsch des Généraux à Alger, quatre généraux en avant et sept en soutien, soit onze au total. Ce n'est pas simplement le fait d'un "quarteron de généraux à la retraite", mais plusieurs centaines d'officiers supérieurs de l'armée française se rebellent. À la suite de cette tentative pour maintenir l'Algérie française contre la volonté du gouvernement métropolitain, une bonne partie des insurgés déserte et rejoint la lutte clandestine dans les rangs de l'OAS, ainsi que de nombreux civils, souhaitant demeurer sur leur terre natale. La cassure est totale avec De Gaulle et il s'ensuit une véritable guerre entre les membre de l'OAS et les barbouzes, ainsi qu'avec une partie des forces policières et de maintien de l'ordre (gendarmes mobiles) de l'État Français nouvellement envoyées en Algérie pour lutter contre l'OAS et pour favoriser la voie de l'autodétermination. L'armée reste en retrait car elle compte dans ses rangs de nombreux sympathisants à la cause « Algérie française », et de plus l'OAS est composée en grande partie de hauts gradés militaires. Elle n'interviendra contre l'OAS qu'après la signature des Accords d'Évian, au moment du siège de Bab El Oued, de l'épisode du Massacre de la rue d'Isly et du maquis de l'Ouarsenis.le general salan a PERREGAUX en septembre 1958.mzssaoudi-habib-1.jpegsalan.jpg

    Les actions de l'OAS viseront des personnalités politiques ou administratives du gouvernement légal français affichant des opinions pro FLN ou anti Algérie française, en Algérie comme en métropole, mais consisteront également en des actions armées contre la population musulmane soupçonnée de soutenir le FLN. Les membres de l'OAS sont eux-mêmes pourchassés sans répit par les forces gaullistes. L'OAS sera largement soutenue par la population française d'Algérie, mais ses nombreux attentats la feront rejeter par l'opinion publique métropolitaine.

    Dès le printemps 1961, le commissaire Grassien, sous-directeur de la Police judiciaire (PJ), arrive en Algérie à la tête de quinze officiers. Mais les résultats sont limités, et le groupe regagne la Métropole le 9 novembre 1961. Quelques semaines plus tard, le directeur de la PJ, Michel Hacq, les relaie, avec pas moins de deux cents inspecteurs, qui forment la Mission C. Ces policiers sont renforcés par un peloton de quinze gendarmes, dirigé par le capitaine Lacoste, et qui avait déjà combattu le Front de libération nationale (FLN). Ce sont ces gendarmes qui arrêtent le général Raoul Salan, le 20 avril 1962, suite aux renseignements fournis par la Police judiciaire parisienne.De son côté, le général Charles Feuvrier, chef de la Sécurité militaire (SM), crée une structure spécifiquement chargée de la lutte anti-OAS en Algérie, la Division des missions et recherches.

    Ces forces officielles sont aidées par des agents de police parallèles, les célèbres barbouzes, ainsi appelés en raison des postiches qu’ils étaient censés porter (le terme s’est ensuite appliqué à tous les agents secrets, réguliers ou non). Sans mandat officiel, les barbouzes sont recrutés dans divers milieux : des champions d’arts martiaux, des Vietnamiens ayant choisi la France pendant la guerre d’Indochine, des marginaux, et des truands, comme Jean Augé et le proxénète Georges Boucheseiche, ancien de la Gestapo française. Ce recrutement, ainsi
    que l'acheminement vers l'Algérie, sont assurés par deux ardents partisans du général de Gaulle, Lucien Bitterlin, chef du Mouvement pour la communauté, et par Pierre Lemarchand. Les barbouzes sont chargées de faire du contre-terrorisme, c’est-à-dire des plasticages (à la place de la Sécurité militaire, qui ne pouvait elle-même commettre des attentats), de réaliser des interrogatoires, en collaboration étroite avec les forces de gendarmerie du colonel Debrosse (au cours desquels la torture est utilisée, selon les membres de l'OAS qui les ont subis : Gosselin, Vinent, Tislenkoff, Mme Salasc, capitaine Noëlle Lucchetti, Mme Bonadé, Jean Hourdeaux, Charles Daudet, Albert Garcin, Rodenas, Ziano, etc... ), et de transmettre les renseignements recueillis par le FLN sur l’OAS, car les services officiels ne pouvaient, avant le cessez-le-feu, entretenir de relations avec un mouvement interdit. Les barbouzes ont été décimés par l'OAS et le ministre de l'intérieur Roger Frey jette l'éponge pour l'Algérie et fait rapatrier les quelques survivants le 08 mai 1962. Le Service d'action civique a participé ensuite à la répression de l'OAS. En revanche, nombre de ces agents de police parallèle ont rejoint le SAC après 1962, notamment Augé (qui devient chef du SAC pour Lyon et sa région), ou Georges Boucheseiche.
  • L’organisation a, en Algérie, choisi la terreur afin de casser le processus de paix et créer une situation intenable pour le FLN en ciblant principalement des intellectuels (assassinats de Mouloud Feraoun et de cinq autres dirigeants des centres sociaux le 15 mars 1962), des combattants du FLN mais aussi en tuant des Algériens au hasard.
  • Ses autres victimes sont des « porteurs de valises », des anticolonialistes, des communistes et des gaullistes.
  • Elle est connue pour avoir organisé plusieurs attentats contre le général de Gaulle dont celui du Petit Clamart le 22 août 1962;
  • Elle est moins connue comme étant l’une des premières organisations terroristes à avoir organisé des attentats à la voiture piégée ; 25 morts à Oran le 22 février et 62 morts à Alger le 2 mai 1962.
  • Le 8 février 1962 à Paris, le P.C.F., le P.S.U. et six syndicats organisent une manifestation contre l’O.A.S. La charge de la police cause la mort de huit personnes, écrasées contre les grilles de la station de métro Charonne ;
  • intimement mélangée aux milieux militaires colonialistes et adeptes de la lutte antisubversive, l’O.A.S. a été le berceau « d’instructeurs » d’extrême droite qui ont formé les services chargés de l’opération Condor dans le cône sud de l’Amérique latine (livre ou documentaire de Marie Monique Robin sur le sujet intitulé « Escadrons de la mort, l’école française » La Découverte 2004).
    • En affichant l’objectif de maintenir l’Algérie française, l’O.A.S. s’est créée au moment des négociations de paix. Il s’agit de créer une terreur de masse pour provoquer le retour de la guerre. Pour arriver à cette fin, l’O.A.S. frappe le plus violemment possible les Algériens et le FLN afin de provoquer une réaction qui annihilerait les négociations en cours. En métropole l’O.A.S., moins bien implantée, s’en prend aux relais d’opinion et aux soutiens de la cause algérienne.

    • A mesure que l’objectif d’un retour à la guerre s’éloigne, après le 19 mars 1962, l’O.A.S. continue ses violences dans une politique de la terre brûlée avec des plasticages ciblant les équipements collectifs, les écoles ou les bibliothèques (celle de l’université d’Alger incendiée le 7 juin 1962).

    • La principale conséquence qu’a provoquée le déchaînement de violences de l’O.A.S. a été de créer un climat d’insécurité au moment des accords de paix et de créer un fossé de sang entre une majorité de Pieds noirs et colonisés. Cette réalité est parfaitement décrite dans l’article intitulé « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » publié dans le Monde Diplomatique de mai 2008, article consacré au 200.000 Européens restés en Algérie et devenus Algériens.

    Composition de l’OAS :

    Il s’agit d’une organisation clandestine formée en Espagne par Pierre Lagaillarde et Jean Jacques Susini puis implantée en Algérie à la suite du putsch manqué de 1961. Sa première victime fut le commissaire central d’Alger le 31 mai 1961.

    Elle recrute des activistes pieds-noirs pro « Algérie française », des militaires, souvent gradés, qui ont participé ou approuvé le putsch du 22 avril 1961 et des policiers.

    Selon Guy Pervillé, auteur de « L’Algérie dans la mémoire des droites », in Jean François Sirinelli « Histoire des droites en France » tome II Gallimard 1992, l’O.A.S. se décomposait en trois courants :

    • un courant fasciste organisé par les frères Sidos et l’organisation Jeune Nation, représenté par J.J. Susini qui a fini au F.N. « Ce courant diffuse un discours raciste de défense de la « civilisation blanche » écrit Sylvie Thénault ; ce courant est surtout représenté dans les commandos Deltas qui ont pratiqué l’essentiel des assassinats ciblés ;
    • un courant pétainiste et traditionaliste représenté par Tixier Vignancour, Robert Martel ou Bastien Thiry condamné à mort après l’attentat du Petit Clamart et alimenté par les Poujadistes ;
    • un courant nationaliste et anti-communiste qui prône la défense de l’intégrité du territoire et se déclare volontiers pour une « Algérie nouvelle » formée dans la fraternité entre communautés. Ce courant s’étend aux milieux universitaires avec la revue « Esprit public » et des intellectuels comme Raoul Girardet ou François Bluche…

    Mais l’O.A.S. peut aussi compter sur la sympathie d’une majorité de Pieds-noirs source ?? et a également une dimension d’organisation de »masse » lorsqu’elle parvient à organiser des manifestations (bruits de casseroles pour protester contre les accords d’Alger) ou lors de la manifestation de la rue d’Isly le 26 mars 1962 qui fit 54 morts chez les Pieds noirs pris sous le feu des forces françaises.

    Enfin une constellation d’hommes politiques ayant participé directement à la guerre d’Algérie soutiennent les objectifs de l’O.A.S. (Jacques Soustelle, Georges Bidault, Robert Lacoste ou Maurice Bourgès-Maunoury)

    Fin de l’O.A.S.

    Après un dernier attentat à Oran qui mit le feu à dix millions de tonnes de carburant le 25 juin 1962, puis les derniers attentats contre de Gaulle, les responsables de l’O.A.S. fuient en Espagne, au Portugal et en Amérique Latine. Certains continueront des carrières de « mercenaires » de la lutte anti-communiste, notamment en Afrique, d’autres auront des parcours à la limite de l’action politique et du gangstérisme pour financer des mouvements d’extrême droite en Europe.

    Face à l’O.A.S. le mouvement gaulliste développe son groupe d’action informel, le S.A.C. (Service d’Action civique), en utilisant des méthodes semblables.

    Sources :

    • Voyage au cœur de l’OAS ; Olivier DARD, professeur des universités d’histoire contemporaine à l’université Paul Verlaine – Metz, Editions Perrin, octobre 2005.
    • OAS, Organisation Armée Secrète, par Sylvie Thénault, article mis en ligne le mardi 14 juin 2005 sur le site de la LDH de Toulon [http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article458].
    • Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie, Pierre Daum et Aurel, article du Monde Diplomatique n°650 de mai 2008.

    untitled.jpgLe 25juin1962,le chahid MESSAOUDI Habib,ne le 20 avril 1917,tomba sous les balles assassones de la sinistre OAS.Il etait chef de gare et  adjoint maire de Marcel VIGNARDOU.mzssaoudi-habib.jpeg

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