المحمـــــدية مـــدينة الـــبـرتقــــال تـــــرحــــب بضيوفيها الكرام

MASCARA et son histoire

Mascara, capitale du beylik de l'ouest, est une ancienne ville arabe, située à vingt et une lièues sud de Mostaganem, et à vingt-trois lieues sud-est d'Oran, par 1 degré 4 5 minutes de fongitude orientale, et par 3 5 degrés 36 minutes de latitude occidentale, sur le versant sud de la chaîne de montagnes désignées sous le nom de Chareb-el-Rihh, qui fait partie des premières chaînes de l'Atlas Selon les traditions locales recueillies parles talebs, elle aurait été construite par les Berbers, sur les ruines d'une cité romaine, qui comprenait l'enceinte actuelle de la ville, plus une grande portion de terrain entre Rekouh-Ismaïl et la plaine de Ghèris.L'étymologie du mot Mascara, soit qu'elle vienne de omm' asker (la mère des soldats), ou plus simplement de m'âsker (lieu où se rassemblent les soldats), atteste une une ancienne réputation gùèrrière, qui semble justifiée par tout ce que nous savons de son histoire.Mascara se divise en quatre parties bien distinctes:Mascara proprement dit, Rekoub-Ismaïl, Baba-Ali et Aïn-Beidha. Ces trois dernières parties peuvent être regardées comme des faubourgs de la ville, qui' se trouve à leur centre, sur la rive gauche de l'Oued-Toudman ,au sud de Baba-Ali, à l'est de Rekoub-Ismaïl et au nord d'Aïn-Beidha. Mascara est entouré de murailles quireprésentent assez exactement un carré; Il comprend 15 tribus et 3 bourgades ou villages.Les tribus sont:1° Les Gharaba, 2° les Abid-Cheraga, 3° les Beni-Ghaddou 4° les Sedjrara, 5° les Beni-Choukran, 6° les Oulad sidi-Dahro, 7° les Oulad-Riahh, 8° les Akermah el-Gharaba 9° les Garboussa, 10° les Sahari, 11° Ell Ktarnia, 12° Bathn el-Ouad, 13° Chareb el-Rihh, 14°Ell-Mekane 15° El-Maafit.         carte-environ-mascara.jpg                            

COMMUNE DE MASCARA.

Situation. Mascara est située par 2° 12' de longitude occidentale, et par 35° 26' de latitude septentrionak1, dans l'intérieur de l'Algérie, à 96 kilom. S.-E. d'Oran, à 71 kilom. S. de Moslaganem, à 164 kilom. de Tlemsên.

Aspect Extérieur. De quelque côté que le voyageur arrive à Mascara, celte ville lui présente l'aspect d'une imposante cité. Elle est assise au versant S. des collines qui ferment au N. la plaine de R'rîs, sur deux mamelons séparés par un ravin où coule l'oued Toudman, que l'on passe sur trois ponts de pierre. Sa vaste enceinte crénelée, les élégants minarets de ses mosquées, la masse grandiose des édifices militaires, la beauté des vignobles et des jardins qu'on traverse, tout concourt à donner de cette ville une impression favorable.

Note Historique. Mascara qui'ne fut pendant longtemps qu'un bourg sans importance, aété agrandie pour les Turcs, il y a environ cent cinquante ans, par Mustapha Bou Ghelaram. bey de Mazoïina, qui abandonna l'ancien Mascara, situé au lieu

Ûil-Et-Keurt, à4kilom. plus au S.-O. L'étyinologie de Mascara, soit qu'elle vienne de Omm el-Asker fia mère des soldats), ou plus simplement deM'asker (lieu où se rassemblent les soldais). atteste une ancienne réputation guerrière qui est justifiée par tout ce que nous savons de son histoire. Le bey Mustapha Bon Chelaram est celui qui, en l'année 1708, s'empara d'Oran, dont il sortit en 1732. 11 mourut d'hydropisie à Mascara en 1737, et ses successeurs y séjournèrent près de soixante ans. Son fils, lousef, y mourut de la peste, en 1738. Mustapha el-Hamar, son beau-frère, y régna dix ans, et mourut assassiné. Ga'id el-Deb. l'rêre de ce dernier, homme généreux et magnifique, craignant l'envie du dey d'Alger, se sauva chez les Espagnols, en 1751. Mohammed ul-Djami, son successeur, périt assassiné. Osman s'occupa pendant dix-neuf ans à détruire les Méhals, et reprit en 1760, Tlemsèn révolté. Hassan-Bey, craignant d'être victime d'intrigues de cour, se sauva en Orient. Ibrahim de Miliana. qui lui succéda, mourut en 1776, dans son lit, et Hadj Kellil, qui vint après, fut tué par un orage de pierres qui fondit sur sa tente, vers l'année 1779. Mohammed el-Kebir attaqua Oran durant trois ans, et n'y rentra que par suite d'une capitulation avec les Espagnols, en 1792. Les habitants de Mascara, s'il faut en croire Sidi Hamed beit lousef de Miliana, ne jouissaient pas alors d'une grande réputation de probité, puisqu il dit, dans ses vers : « J'avais conduit des voleurs prisonniers dans 1ns murs de Mascara; ils ont trouvé un refuge dans les maisons. » Et, ailleurs : « t?i tu rencontres quelqu'un gras, fier et sale, tu peux dire : c'est un habitant de Mascara. » Les Hachems cantonnés aux entours, n'avaient pas mieux été traités par lui : « Une pièce fausse est moins fausse qu'un homme des Hachems, » avait-il dit.

En 1830, les Kouloux'lis occupaient la ville et la rendirent par capitulation aux Kabyles, qui les attirèrent dans la plaine de R'ris, et les massacreront sur les rives de l'Oued Résibia.

C'est en 1806 que naquit, à 16 kilom. S.-E. de Mascara, dans un hameau nommé la Guetna, situé dans un quartier d'EI-Hammam, où se trouvent des eaux thermales, le célèbre Abd elKader, fils du marabout Mahi ed-Din. de la tribu des Hachems, prétendant descendre des Kkalifes fatlmites, et, par là même, du prophète Mahomet. Ce jeune Arabe ayant été reconnu émir des Croyants par ses compatriotes, et inauguré en cette qualité, le 28 septembre 1832, étaDlit le siège de sa puissance dans la ville dont nous nous occupons. Par suite du traité de la Tafna. en date du 26 février 1834, un consul francais fut admis dans cette place. Après la reprise des hostilités, le maréchal Clauzel et le duc d'Orléans s'ouvrirent glorieusement la route de Mascara, où ils entrèrent le 6 décembre 1835, et la trouvèrent déserte. ils y séjournèrent jusqu'au 9, et l'évacuèrent en la livrant aux flammes et détruisant l'arsenal et les établissements militaires qu'Abd el-Kader y avait fondés. Mustapha ben Tami y revint et v était khalifa pour l'émir en 1840. Le maréchal Bugeaud l'occupa définitivement le 30 mai 1841, et la ravitailla en août. Le général Lamoricière, le 30 novembre, y installa, en qualité de bey, Hadj Mustapha Oulid Osman.

Importance Politiqub. Mascara, qui est le chef-lieu d'une subdivison militaire de la province d'Oran, est la résidence d'un Général de brigade. Un Sous-Préfet, un Juge-de-Paix, règlent les intérêts de la population européenne, qui est de 1,967 Français, 956 Étrangers, 1,564 Israélites. Population en bloc, 202. Il y a aux quartiers d'Aïn Beïda, Bab Ali, Si Ali Mohammed et dans la banlieue, 4,753 Arabes.

Physionomie Locale L'ancienne Mascara, proprement dite, était d'une fort petite étendue. Placée sur la rive gauche de l'oued Sidi Toudman, qui coule du N. au S., elle ne renfermait guère que les établissements militaires du beylik, et les faubourgs qui l'entouraient occupaient un plus vaste espace que la ville elle-même. Sur la rive droite du ravin était un quartier, l'Argoub Ismaël, qui a conservé son vieux nom arabe, et qui était complètement séparé de Mascara par un mur en pisé, avec tourelles. Les beys avaient là leur quartier de cavalerie. Aujourd'hui, un commun système de défense, consistant en un rempart crénelé et planté d'arbres, flanqué de huit bastions et de dix tours, embrassant 50 hectares de surface, de 3 kilom. de pourtour, lie ensemble ces deux points et a englobé un vaste faubourg qui s'étendait au S. de Mascara, et portait le nom d'Aïn-Beïda. Six portes sont percées dans cette enceinte : Ie celle d'Oran ; 2° et 3° les deux portes du

faubourg de Bab-Ali; 4° la porte de Mostaganem; 5° celle de Tiharet ; 6° celle de Sidi-Mohammed.

Quatre grandes fontaines abreuvent la ville : la fontaine de la place Louis-Philippe, dont la coupe en marbre blanc vient des anciens beys; la fontaine dite Aïn-Beïda (la fontaine blanche), qui est la plus abondante de toutes et a donné son nom à un quartier; la fontaine de l'Argoub et celle de la place Clauzel. Elles sont alimentées par l'oued Sidi-Toudman, qui prend sa source au lieu dit Ras el-Aïn, à 3,000 mètres au N.-O. de Mascara, et, à 2,000 mètres au-dessous, entre le faubourg de BabAli et la ville, reçoit l'Aïn bent el-Soltan (fontaine de la fille du Sultan), qui vient du S.-E. Ces deux cours d'eau réunis coulent dans le ravin qui se creuse du N. au S. et séparent Mascara proprement dite, du quartier de l'Argoub-Ismaël. Le vallon, large au départ, se rétrécit peu à peu. Un rocher taillé à pic forme, sur un point de ce parcours, un versant d'où l'eau se précipite en cascade dans un précipice très-profond. Les rochers de la rive gauche, sur laquelle Mascara est assise, disparaissent à l'endroit où le vallon s'évase de nouveau, en approchant de la plaine. On passe l'oued Toudman sur trois ponts en maçonnerie, dont un maintient la circulation des habitants, et les deux autres sont éclusés pour régler les eaux, l'un à leur entrée dans la ville, l'autre à leur sortie, à environ 500 mètres des murs. Le ravin de l'oued Toudman, d'une longueur d'environ 200 mètres, qui était, au sein même de la ville, un foyer d'infection compromettant pour la salubrité, a été transformé en un jardin public, d'une étendue de 3 hectares et demi. 11 y a trois rues françaises principales, qui sont les rues de Nemours, d'Orléans et Louis-Philippe. La place il'Armes, qui est le point habituel de promenade, est remarquable, non par sa régularité ni par les édifices qui l'entourent, mais par un mûrier séculaire d'une dimension considérable.

établissements Miiitaires Parmi les vieux édifices on peut citer le Beylik, où se trouve l'horloge publique, édifice de construction espagnole ou italienne — et la maison actuellement occupée par le service du (lénie, sur la place d'Armes.

Les constructions militaires modernes sont : une fort belle Caserne d'infanterie, placée sur un point élevé de la ville, d'un fort bel aspect, ainsi que le Pavillon des Officiers, qui lui est contigu ; un Quartier de cavalerie tle construction analogue, avec d'immenses cours et de belles écuries •, le nouvel Hôpital militaire, sur le poini culminant de la ville, d'où l'on jouit d'une salubrité et d'un point de vue admirables; le Mag.isin à poudre, situé à l'Argoub. On doit aussi citer le Cercle des Officiers, et surtout son jardin, créé en 1854.

établissements Civils. L'église affectée au culte catholique est une ancienne mosquée appropriée assez convenablement, et suffisante jusqu'à ce jour pour la population. La Mosquée qui reste affectée au culte musulman touche à la place d'Armes; elle a un minaîet d'un assez bel effet. Elle n'est pas plus au milieu des populations musulmanes que l'église n'est au milieu des populations chrétiennes. L'ancienne mosquée d'Âïn Beïda, située au milieu des bâtiments militaires, où elle sert de magasin, conservera dans l'avenir un titre intéressant à la renommée : c'est là qu'Abd el-Kader prêchait de préférence à ses coreligionnaires. Jusqu'ici, le seul édifice civil qui soit digne d'être mentionné, c'est le Bureau arabe, de style mauresque très-élégant, construit en 1854 et en 1855, par le Service des Bâtiments civils, au quartier de l'Argoub.

Les Services publics administratifs sont tous, jusqu'à ce jour, installés dans des maisons particulières, prises en location. Un Comité de bienfaisance a été autorisé, le 31 juillet 1853. Des Écoles publiques, une Salle d'asile, sont ouvertes aux jeunes filles et aux garçons. Un Abattoir est convenablement placé. Il y a une École arabe-française. Station télégraphique.

Un marché très-important de grains et de bestiaux, se tient tous les jours à l'Argoub et à la porte d'Oran. 11 s'y fait un mouvement d'affaires très-considérable.

Industrie Particulière. La minoterie occupe cinq moulins, que met en mouvement l'oued Toudman. Le commerce s'exerce sur les huiles et les vins qui sont d'une qualité supérieure, aussi bien que sur les grains et les bestiaux.

Moyens De Transports. Le service postal est quotidien entre Oran et Mascara, et réciproquement. Il se fait par des diligences de légère construction. Tous les jours, en outre, un second service de voitures suit le même parcours.

Routes. Les routes rayonnant de Mascara sont :

1° Route carrossable de première classe d'Oran, par l'oued el-Hammam, le Sig, Tlélat; 2° route de traverse de Mostaganem, par St-Hyppolite, la redoute Perregaux, Aïn-Nouïsi ; 3° route carrossable vers la même ville, par El-Bordj, Aïn-Kebira, Hassian Romri ; 4° route carrossable de Tiharet, par Ternifin, Medjaref, Djilali ben Amar ; 5° route carrossable de Saïda, par Aïn-Fekan, l'Ouisert, Dra er-Roumel.

Avant de parler des environs de Mascara, il ne faut pas oublier ses faubourgs. Celui de Bab Ali, occupant le fond d'un vallon, contient une population arabe assez considérable, qui lui donne quelque importance. Il est situé à 100 mètres de Mascara, dont l'oued Toudman et l'Ain bent Sultan, à leur jonction, le séparent entièrement. Celui de Sidi Mohammed est composé de gourbis qui tombent chaque jour.

Environs. Les terrains qui entourent Mascara dans un rayon de 2 kilom. environ, sont soigneusement cultivés. Le sol est presque partout calcaire. La partie O. des abords de Mascara est couverte de vignes, dont le produit est on ne peut plus abondant. La plaine de R'ris est située au pied des coteaux où la ville est assise, et à moins de 1,000 mètres de son enceinte. Les céréales réussissent, mais la température est trop froide pour les cotons. La garance, les arachides, les plantes textiles s'y plaisent mieux. Mascara est situé à 550 mètres d'altitude, le climat est très-sain. L'horizon est presque toujours pur et sans nuages. En hiver, le froid est beaucoup plus vif qu'à Oran, et les montagnes voisines se couvrent ordinairement de neige. En été, la température est très-élevée ; le vent du Sud (Siroco) arrivant du désert, y donne des journées de chaleurs très-fatigantes; mais en temps ordinaire, une légère brise, venant de la mer, se fait sentir vers trois heures après midi. En au tomme et au printemps, l'air est pur et propre à hâter le retour de la santé des convalescents. Les habitants de Mascara sont rarement atteints des maladies particulières au climat d'Afrique, et les fièvres intermittentes sont presque inconnues parmi eux. Les trois cours d'eau de l'oued Toudman, d'Ain Beïda, et de Ben Arrach, se réunissent sour les murs de Mascara, à 100 mètres au S. de la ville. Ils vont se déverser dans la plaine de R'ris, fournissent aux besoins des irrigations, et vont se perdre dans les prairies domaniales, à 18 kilom. environ, auS.-E. Les sections communales de Mascara, sont :

SAINT-ANDRÉ. Ce village, commencé en 1847. à 1,800 mètres S.-O. de Mascara, au lieu dit Arcibia, n'a été définitivement constitué que par décret du 22 janvier 1850. Les premiers colons étaient d'anciens militaires. Le nombre des habitants s'élève aujourd'hui à 361 Français, 54 Etrangers. Dans la banlieue il y a 35 Arabes. Les eaux du ravin d'Arcibia y ont été amenées, alimentent la fontaine située au centre du village, et à leur sortie sont réunies dans un vaste bassin, d'où elles vont arroser les jardins de ce canton fertile.

SAINT-HIPPOLYTE, sitné sur le petit plateau d'Aïn Toudman, à 3,300 mètres au N. de Mascara. 11 a été créé aux mêmes époques et dans les mêmes conditions que Saint-André, au milieu des montagnes, qui séparent la plaine R'ris de celle de l'Habra. La route de traverse qui conduit à Mostaganem, touche nn des angles de ce village. Entre le ruisseau qui abreuve les habitants, et une chaîne de mamelons à pentes assez escarpées, se trouve une zone de terrains aplanis .

Notre région, décrite par le Ministère de la guerre en 1839

  

Notre région, décrite par le Ministère de la guerre en 1839

"L'Ouad Tizi, qui prend sa source à Aïn-Sefsafa, se jette, après un cours de 4 lieues, dans des ravins très- accidentés, dans l'Ouad el-Hammam ; entre la Guethna et Hammam ben Ennefia.

La montagne de Kert (Djébel Kert) n'est qu'un prolongement ouest du Chareb el-Rihh : le versant sud de cette montagne est seul cultivé.

La montagne du Pigeon (Djebel el-Hammama) est à l'ouest de la montagne de Kert, et séparée d'elle par la gorge de Tizi.

Le mont Mcharef doit son nom à un petit douar de marabouts qui s'y sont établis; cette montagne n'est qu'une petite chaîne isolée qui sépare en deux la plaine de Froha.

Les Oulad el-Abbad sont des Arabes assez riches, et qui ont une certaine réputation de bravoure.

Leur territoire présente quelques particularités qui méritent d'être signalées, telles sont,
- 1° au village de Kert, situé dans la montagne de ce nom, des ruines d'une certaine importance, dont on ne connaît pas au juste l'origine;
- 2° le mamelon des Maudits (Koudiet el-Meskhoutin), à 4 lieues ouest de Mascara, sur la rive droite de l'Ouad Tizi, près de la route de Mascara à Tlemsen; les formes bizarres affectées par une masse de pierres étalées sur le mamelon dont il s'agit, ont donné cours à des traditions locales assez curieuses;
- 3° les établissements thermaux, connus sous le nom de Hammam ben-Ennefia, et qui sont situés à 6 lieues ouest de Mascara, sur la rive droite de l'Ouad el-Hammam. Le bey Mohammed el-Kebir a fait établir à cet endroit quelques constructions sur des sources d'eau chaude dont l'action est réputée, parmi les gens du pays, très bienfaisante pour les affections muscu-laires, cutanées ou nerveuses;
- 4° à Takelmamat, des ruines que les gens du pays signalent comme celle d'une ancienne cité romaine et qui aurait occupé une grande étendue entre la rive droite de l'Ouad el-Hammam, et le Djebel-Hammama, depuis les bains d'El-Nefia jusqu'à Fkan;
- 5° d'autres ruines, désignées sous le nom de Ksar-bent el-Solthan (palais de la fille du sultan); c'est une tour qui s'élève à un quart de lieue sur la rive gauche de l'Ouad Fkan, et près de l'Ouad el-Hammam ; peut-être pourrait-on la regarder comme une dépendance de Takelmamat."


Source :
"Tableau de la situation des établissements français dans l'Algérie en 1839 "
Par Ministère de la guerre, 1840, page 273

les ottomans

  • Ioussef, ou Youcef, fils du précédent, bey pendant un an, s'enfuit à Tlemcen où il meurt en 1738.
  • Mustapha el Hamar, dote Mascara de remparts en 1748.
  • Gaïd, frère du précédent, craignant les manigances des enfants de Bou-Chelagram, se réfugie en 1751 près des Espagnols d'Oran.
  • Mohammed el Adjami, mort assassiné en 1752, après 9 mois de gouvernement, d'où son surnom de Bey el Djedda.
  • Osman, gouverne 19 ans et meurt en 1771.
  • Hassan bey, gouverne 3 ans, s'enfuit à Oran, puis à Constantinople, et enfin au Caire.
  • Ibrahim, de Miliana, bey de 1774 à 1783. Lors du débarquement d'O'Reilly contre Alger en 1775, son khalifa Mohammed, à la tête de 10000 combattants de la province, s'illustra vaillamment.
  • Hadji Krelit le Turc, mort en 1784.
  • Mohammed el Kebir, ou Muhammad bey El Kebir, auparavant khalifa d'Ibrahim, puis de Hadji Krelit, nommé bey en 1784, premier bey d'Oran où il s'installe en 1792 après le départ des Espagnols, mort en 1799.

 

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