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le MUPHTI de Mascara

Photo du Muphti: "Bekkara El-Hachemi" le-muphti-de-mascara.jpg, tirée d'une catre postale.

CHEIKH EL-HACHEMI BEKKARA


Un Muphti  pas comme les autres

  Il est né en 1900, au douar de Sidi M’hamed, à Mascara. Sous l’influence de son père, il apprit le Coran dans son matérialité, dès son plus jeune âge, comme il était de coutume à l’époque, sous la dictée de deux éminents Oulémas de Mascara: Cheikh Bessedik et Cheikh Chentouf.

  Pendant quatre ans, de 1916 à 1920, il fait ses études, comme interne, à la Médersa de Sig, dirigée à l’époque par Hadj Ménouar Bouyadjra, un diplômé de la prestigieuse Université Egyptienne El- Azhar. Après avoir étudier une vingtaine de disciplines de la science théologique, il retourna à la grande mosqùée de Mascara où il enseigna bénévolement les connaissances qu’il a acquises.

  De passage à Oran, il s’était confié en novembre 1967 au journal « La République », sur sa vie d’étudiant: « de la Médersa, je ne sortais qu’une fois par semaine, le jour du marché, pour rencontrer des amis qui m’offraient quelques sous, de quoi payer du savon pour laver mon linge ».

  En 1941, Cheikh Bekkara devient Muphti de Mascara. C’est la consécration de longues années d’études et de recherches.

  Parallèlement à ses activités religieuses, il consacra le reste de son temps à la recherche historique. Il publia les résultats de ses premières investigations dans un livre édité en 1961 à Tlemcen, intitulé: «Koul Nassab oual Hassab oual fadaïl oual adab fi arbaâ koutoub ». Ce titre est un condensé de biographies des grands saints, des philosophes et des chefs politiques, les plus prestigieux de l’Algérie. C’est également un traité sur la généalogie d’une rare précision, frui de recherches menées de longue haleine. L’auteur y évoque et pour la première fois la vie de l’Emir Abdelkader, celle de sa famille et de son Etat.

  Cheikh Bekkara voyageait beaucoup, pour les besoins de ses recherches, Il a sillonné l’AIgérie, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, Il avait établi des contacts très étroits avec les Oulémas algériens de son temps. Il était notamment en contact avec Cheikh Baba Amar, Muphti de la grande mosquée de Bab El-Oued, à Alqer, ainsi que le Muphti de Sidi Bel-Abbés, Cheikh El-Badaoui. Il lui arrivait également d’envoyer son fils, Bénali, qui avait étudié à l’université de Zitouna (Tunisie) et à Fès (Maroc), pour lui procurer des informations, notamment chez Cheikh Benachour de l’université de Zitouna.

  Durant sa vie très active, il accomptit deux fois le pèlerinage à La Mecque, en 1946 et en. 1970, il ne manqua pas ces deux occasions pour faire des recherches sur les sujets qui l’intéressaient.
   Son œuvre maitresse sur l’histoire de l’Algérie, malheureusement non encore publiée, se caractérise par sa qualité et sa rigueur scientifique. Elle embrasse le passé et le présent de l’Algérie, jusqu’en 1965, et la lutte menée contre le colonialisme français. Cet imposant ouvrage qui compte 6000 pages comprend 13 volumes. Il est le fruit d’un travail sans relâche de douze années. Un ouvrage qu’il appelait d’ailleurs, affectueusement, «mon enfant de 12 ans ».

  Cheikh El-Hachemi Bekkara mourut en 1970 sans avoir publié cette œuvre considérable. Le manuscrit est précieusement conservé par sa famille depuis 32 ans. L’enfant de douze ans a maintenant 44 ans.grande-mosquee-1.jpg

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