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La Résistance des Béni CHOUGRANE (1914)

CASERNE de Perrégaux en 1914

LA RESISTANCE DES BENI CHOUGRANE (1914)


1- Introduction

De par ses caractéristiques et les causes de son déclenchement, l'insurrection des Béni Chougrane de MOHAMMADIA à Mascara en 1914 est considérée comme l'une des résistances les plus marquantes du début du vingtième siècle. D'autre part, elle constitue une continuité dans la série de résistances, insurrections et révoltes qu'ont connues l'Algérie de façon générale et la région de l'ouest algérien en particulier.

2- Causes de la résistance des Béni Chougrane
L'Émir Khaled: premier za'im ;Béni Chougrane entre Mascara et Perrégaux (Mohammedia) s'était révoltée contre la conscription. La révolte fut facilement réprimée mais le pouvoir colonial avait craint qu'elle ne fît tache d'huile : la région, berceau de la famille d'Abd El KADER. La rebellion éclata dès le mois d'octobre 1914. A Perregaux (actuellement Mohammadia) et Beni Chougrane. 1914 novembre
Soulèvement dans la région de Perregaux (Mohammadia).

A l'instar des autres régions d'Algérie, la région de Béni Chougrane MOHAMMADIA plus particulierement a souffert de l'application par l'administration coloniale française de politiques visant à encourager l'implantation de colonies européennes à travers la saisie des biens des Algériens aussi bien ceux des particuliers que ceux des tribus, l'imposition de lois arbitraires ainsi que l'application d'une politique injuste d'impôts à l'égard des indigènes.

En fait, les autorités françaises avaient veillé à s'attaquer à cette région en particulier, du fait qu'elle constituait le berceau de la résistance de l'Emir Abdelkader et un foyer permanent de tensions menaçant à tout moment la présence française.

La situation s'est aggravée davantage après l'application du "Senatus Consulte" en 1863 et de la loi "Warnier" à l'issue de laquelle des milliers de familles algériennes ont été déplacées vers des régions désertiques montagneuses au moment où les terres fertiles étaient transformées en vignobles. Les paysans algériens, quant à eux, sont allés grossir les rangs des khammès* et des chômeurs compte tenu de la perte de leurs sources de revenus et de leurs moyens de subsistance.

De plus, les sanctions et amendes prévues par le Code des Forêts ont empêché les Algériens d'exploiter les ressources forestières pour leurs besoins propres ainsi qu'ils le faisaient avant l'occupation. Quant au Code de l'Indigénat, il s'est caractérisé par l'injustice, l'arbitraire et l'iniquité à l'égard des populations de la région. Les sanctions et décisions répressives étaient prises par des fonctionnaires de l'administration et agents de l'ordre disposant de larges prérogatives en la matière et en abusant sans retenue.

Selon des sources françaises, ERREGAUX et Mascara occupaientt le premier rang dans le département d'Oran par le nombre de sanctions enregistrées en 1913 et 1914.

De telles pratiques avaient engendré chez les habitants des monts de Béni Chougrane et de Mascara un sentiment de rancœur et de haine vis-à-vis de l'occupant français et l'esprit de résistance et de rébellion qui ne s'était jamais éteint depuis la résistance héroïque de l'Emir Abdelkader se manifesta de nouveau.

Il ne fait nul doute que le facteur direct de cette insurrection fut la promulgation de la loi portant conscription obligatoire pour les Algériens qui avait commencé à être appliquée à grande échelle. Les réactions des Algériens vis-à-vis de la loi du 13 février 1912 furent multiples et prirent diverses formes parmi lesquelles l'envoi de délégations, la rédaction de requêtes, la présentation de réclamations et l'émigration vers des pays islamiques

3- Les étapes de la résistance des Béni Chougrane

A l'ouest du pays, une délégation de représentants de l'Oranais fut constituée et se rendit à Paris en vue de présenter les revendications des habitants de l'Ouest, opposés à la loi sur la conscription obligatoire. Par contre, les populations de Saïda, Sebdou et Ghazaouet ont eu recours à la méthode des requêtes et réclamations pour exprimer leur colère et leur opposition à la politique du colonialisme tandis qu'à Tlemcen, des dizaines de familles ont préféré émigrer à l'étranger, vers le Moyen Orient arabe pour rejoindre les milliers d'algériens exilés au Hedjaz et en Syrie.

Devant l'incapacité et la vanité des méthodes pacifiques à réaliser les revendications des Algériens, ces derniers eurent recours à la désobéissance et la rébellion en réaction à la poursuite par les autorités coloniales de l'application effective de la loi sur la conscription, notamment après que la décision fut prise d'accélérer la mobilisation des jeunes algériens de la classe de 1914.

Après le déclenchement de la première guerre mondiale, l'administration française intensifia l'opération de mobilisation qui toucha environ 4000 jeunes à la fin du mois d'Août 1914, lesquels bénéficièrent d'un entraînement militaire préliminaire avant d'être envoyés sur les différents fronts en Europe.

Face à ce bouillonnement , des rumeurs se sont répandues dans la région de Mascara selon lesquelles la France allait procéder à la convocation des mineurs, supprimer les indemnités et recourir, en cas de nécessité, aux malades et aux hommes âgés si les choses se compliquaient face à l'Allemagne.

Ce furent là autant de raisons qui poussèrent les jeunes de Ouled Sidi Dahou et des villages environnants à refuser de se conformer aux ordres de l'administration française en s'inscrivant sur les listes de conscription à la fin de l'année. Les autorités coloniales eurent alors recours à la menace et au chantage. Elles arrêtèrent les chefs de village pour contraindre les jeunes à se plier mais cette démarche eut pour effet de mettre le feu aux poudres et conduisit à l'explosion de la situation, englobant ainsi toute la région.

Malgré la mobilisation par la France de troupes militaires importantes, les habitants continuèrent à refuser de livrer leurs enfants. Le désordre se généralisa et les accrochages dans la ville de Mohammedia en octobre 1914 se soldèrent par de nombreux morts et blessés des deux côtés.

Les insurgés attaquèrent les fermes de colons, les détruisant et incendiant tout ce qui représentait l'administration coloniale. Ils attaquèrent les agents de l'administration pour se venger du rôle qu'ils ont joué dans le recensement des jeunes mobilisables.

Après ces évènements, l'opération de répression débuta au moyen de troupes militaires venues de tous les côtés de l'ouest algérien. La région de Béni Chougrane fut encerclée du 5 au 20 octobre 1914. Au cours de cette période, de nombreux villages furent incendiés condamnant les habitants à l'errance, tel Douar el Fraguig. Les habitants tentèrent de négocier avec l'armée française mais cette dernière procéda à l'arrestation des membres de la délégation et tout suspect fut emprisonné.

Après une répression qui a duré plusieurs semaines, cette insurrection aboutit à l'arrestation de centaines de jeunes et d'adultes de la région avec, à leur tête, les chefs de la rébellion. Les personnes arrêtées furent présentées devant les juridictions d'exception françaises et des peines diverses furent prononcées à leur encontre, allant de la prison avec sursis à la condamnation à mort. Des sanctions furent également prises consistant en la saisie des biens de nombreuses tribus et clans de la région de Béni Chougrane auxquelles furent imposées des amendes exorbitantes. En outre, de nombreux notables furent démis de leurs fonctions.A Mohammadia,on tira sur les troupes françaises le 14 octobre 1914.Il y eut de nombreuses victimes parmi les soldats.L'importance de cette rébellion obligea les autorités françaises à envoyer des renforts.

L'insurrection des Béni Chougrane s'étendit aux alentours de la région de Mascara même après la fin de la première rébellion. La désobéissance se poursuivit en 1915 de façon moins violente certes, avant que Tébessa et Souk Ahras ne connaissent une situation similaire au cours de la même année. Le nombre de jeunes déserteurs de l'armée française continua à augmenter en dépit de toutes les mesures répressives prises par la France pour stopper ce phénomène.

 

 

Données extraites du CDROM Histoire d'Algérie edité par le ministère des Moudjahidines                                                                                                     A propos de chansons nos historiens devraient s ‘y intéresser de plus prés. Il y découvriraient quelques aspects révélateurs de l'époque - Exemple ,Il y avait « Yalmenfi », (le bani) qui relatait le calvaire de toute cette population carcérale qui, pour des motifs politiques, était transférée à Cayenne en cales de bateaux. En 14-18 ,il y'eut les chansons - propagande des allemands et leurs alliés Turcs « Yal Francis ouach fi balek, Edjazair machi dialek » Celle ci fut contrée sur le même air « Ayayay ki naamelou, hadj guilloumes est un salop ! » .Dès cette époque,des algériens perspicaces ,répondaient : que « l'Algérie n'était ni Française ni Germanique.
A l'époque du recrutement des algériens que l'on envoyait au « casse pipe » avec la bénédiction des Caïds et autres bachaghas stipendiés « yarabi sidi, ouach amelt ana oulidi - Rabitou bidi ouedatou frança  - E roumi Edda oulidi Ouana Nchouf , El kbar Koul ou gouf, Houma li signaou alia » ..Dans cette dernière phrase, il est fait allusion à ces notables, collaborateurs. ..Durant la dernière guerre mondiale, il y eu « Eh y a redjala, ya rabi outkoun maana - Etang iguerbaa deg deg deg ou cherchill m"kanbaa » je me souviens également de cette chanson saharienne (genre bedoui accompagné de la longue flute) ou il est dit « Daladier rad El khbar ouagdate enar oudha r'ga mechaal fatma ouach etafik ». n'oublions pas non plus « Ana el Arbi ouldel arbia menhabech et romi yahkoum fia » toutes ces chansons significatives, risquent de sombrer dans l'oubli ,si personne n'y prête attention. Une complainte qui fit fureur en son temps, tellement elle était révélatrice du sentiment populaire. Une chanson qui exprimait un sentiment de frustration, eut un succès foudroyant. Il s'agit de « Rohi ya dzaïr rohi Tedh hya..El kalb Elli habek rani Nekouih ! Daouet ldjded rahik ekouya,djmie men taadda Rahi tedih .. » Ces derniers temps ,cheb Khaled la reprise ,en la chamboulant complètement...
                                                                                       Pendant la Grande Guerre, les besoins en chevaux étaient tels que la municipalité équipa la police et les gendarmes de bicyclettes.
Des tournées de réquisition de chevaux étaient effectuées au profit des régiments de cavalerie (6ème Chasseurs d'Afrique de Mascara).
Fait d'armes:
En octobre 1914, la rébellion indigène s'installe dans la région de Mascara et de Perrégaux, soutenue par la propagande Senoussiste contre l'envoi de troupes indigènes sur les champs de batailles. A Perrégaux, deux Chasseurs d'Afrique furent tués et mutilés, et deux autres blessés dans une escarmouche où se sont illustrés les gendarmes de Perrégaux :
Ont été cités à l'ordre de la Légion: le Maréchal des logis Tarou et les gendarmes Bénac, Brège, Andrieu et l'élève gendarme Fatton.
Le 14 octobre 1914, assailli avec sa brigade par plusieurs centaines d'indigènes porteurs d'armes à feu, mal soutenu par un peloton de chasseurs réservistes qui, après avoir brûlé les quelques cartouches qu'ils avaient sur eux et constaté, vu les difficultés du terrain, l'impossibilité dans laquelle ils se trouvaient de charger, se repliant en désordre, a battu lentement en retraite sans cesser de faire usage de sa carabine, mettant plusieurs fois pied à terre pour mieux soutenir le combat, notamment au passage du lit, aux berges escarpées, d'un oued, où une dizaine de chasseurs désarçonnés auraient été sacrifiés sans sa tenace résistance et celles de ses camarades.

 Dans ses notices historiques et statistiques du centre de Perrégaux, le maire, Jules Duforest, consigne la construction d'une gendarmerie en 1864 par le département.
Cependant, la décision de la création de la gendarmerie de Perrégaux a été actée le 03 décembre 1869. Par décision n° 4035 du ministre de la guerre, relative à la répartition des brigades de la 4ème compagnie de gendarmerie d'Afrique, il est arrêté la création nouvelle d'une brigade à cheval de gendarmerie à Perrégaux, Lieutenance de Mascara. Puis, par décision n° 4356 du 11 février 1873, le ministre de la guerre décidait la création d'une brigade de gendarmerie à cheval de cinq hommes, commandée par un brigadier, dans la 4ème compagnie de la Légion d'Afrique.En 1914, Perrégaux compte environ 12000 habitants dont 6400 Européens.
Les Perrégaulois de toutes origines confondues, de toutes religions, répondent à la mobilisation générale du 02 août 1914. Pour une grande majorité, ils sont mobilisés au sein des régiments de zouaves, de tirailleurs pour les indigènes, de chasseurs d'Afrique, et paieront un lourd tribu à la Patrie. Sur les 125 Perrégaulois morts pour la France, 54 appartenaient aux régiments de zouaves (dont 28 rien qu'au 2ème Zouaves et 2ème Bis de Zouaves, régiments de zouaves d' Oran) et 37 aux Tirailleurs (dont 17 au 6ème Tirailleurs).
LA VILLE DE PERREGAUX
A
SES HÉROÏQUES ENFANTS
Le Monument aux Morts de Perrégaux
inauguré après la Grande Guerre- 1927
Les Perrégaulois morts pour la France pendant la Première Guerre Mondiale:
NOM Prénom, Grade Unité, Mort pour la France à :
AÏNI Mohammed, soldat au 7° Tirailleurs, tombé le 15 novembre 1915 à Minaucourt (Marne)
ALBERTOS François, caporal au 9° Tirailleurs, tombé le 5 mai 1917 au Mont Cornillet
ALDEGUER Paul, soldat au 2° Zouaves tombé le 23 févier 1916 au Bois des Fosses
AMZELLEK Léon, sergent major au 3° Zouaves, tombé le 26 septembre 1916 aux Balkans
ANDRES Angel, soldat au 2° Zouaves, décédé le 7 mai 1917 à l'hôpital de Vichy
ANTON Emile, matelot sur leBouvel, disparu le 18 mars 1915 dans le Naufrage du Bouvel
BALLESTER François, soldat au 3° Zouaves, tombé le 13 décembre 1914 à Roclincourt (Pas de Calais)
BALLESTER Pascual, soldat au 3° Zouaves, tombé le 14 septembre 1914 à Crouy (Aisne)
BEL HAMISSI Abdelkader, sergent au 6° Tirailleurs, tombé le 11 juillet 1918 à Chazel
BEL KADI Abdelkader,sapeur au 19° Génie,décédé le 29 octobre 1918 à l'hôpital de *****


NOM Prénom, Grade Unité, Mort pour la France à :

BELLAHOUEL Boualam, conducteur du Train, décédé le 14 octobre 1918 à l'hôpital de Florino
BEN YOUCEF Ben Tabel, soldat au 3° Tirailleurs, tombé le 6 juillet 1916 au Champ d'Honneur
BENAHMED Mokhtar, soldat au 7° Tirailleurs, tombé le 20 juin 1915 au Champ d'Honneur
BENARROCHE Isaac, soldat au 88° d'Infanterie, tombé le 9 mai 1915 au Champ d'Honneur
BENIANE Mohammed, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 16 avril 1917 à Cauzoy (Marne)
BENORCHANE Benamar, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 16 septembre 1917 à Thouahad (Maroc)
BERNABEU Louis, caporal au 9° Zouaves, tombé le 16 avril 1916 à Maurepas (Somme)
BLASCO Jean Baptiste, soldat au 2° Zouaves, tombé le 25 décembre 1914 à Lombaertzide
BLAVY Henri, soldat au 2° Zouaves, tombé le 18 avril 1915 au Canal de l'Yser
BOUKHELIF Benaouda, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 31 mai 1918 à Chadun
BRAHIM Abdelkader, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 23 juin 1916 à Brocourt (Meuse)
BURGOS Hyacinthe, soldat au 4° Zouaves, tombé le 13 juillet 1915 aux Dardanelles
CARASCO Eusebio, sergent au 3° Zouaves, tombé le 24 avril 1915 au Canal de l'Yser
CARTAGENA Jean, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 23 février 1915 à Tracy le Mont
CARTAGENA Julien, soldat au 9° d'Infanterie, tombé le 3 août 1916 à Fleury (Verdun)
CERDAN Antoine, cavalier au 4° Dragons, disparu le 11 mai 1917 dans le naufrage de la Medjerda
CERDAN Joaquin, soldat au 2° Zouaves, tombé le 23 novembre 1918 à Mirecourt
CHARBIT Moïse, soldat au 3° Zouaves, tombé le 17 février 1915 à Roclincourt
COMBEL Maurice, mécanicien aviateur, décédé le 26 juin 1918 à l'hôpital de Gabès (Tunisie)
CORIAT Jacob, soldat au 2° Zouaves, tombé le 25 septembre 1914 à St Hilaire Le Grand
DELIBES Antoine, soldat au 1° Zouaves, tombé le 16 mai 1915 à Boesinghe (Belgique)
DESPEISSE Ernest, caporal au 2° Zouaves, décédé le 25 juin 1915 à bord du Dugay-Trouin
DUFOUR Albert, adjudant au 22° d'Infanterie, tombé le 29 avril 1916 à Cappy (Somme)
ESNAULT Edmond, soldat au 3° Zouaves, tombé le 21 juin 1915 à la redoute Bouchel (Gallipoli)
EYMALEK Léon, caporal au 2° Zouaves, tombé le 17 juillet 1915 à Voesten (Belgique)
FERNANDEZ Ambroise, soldat au 6° Tirailleurs, décédé le 15 juillet 1918 à l'hôpital de Senlis
FERNANDEZ Francisco, caporal au 2° Tirailleurs, tombé le mai 1917 au Champ d'Honneur
FERNANDEZ Ignacio, soldat aux Tirailleurs Marocains, décédé le 8 octobre1918 à l' hôpital de Pontoise
FORTUNO Alfred, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 5 novembre 1914 à Mareuil
FRESNEDA Manuel, brigadier au 4° Hussards, tombé le 15 août 1914 à Etables (Luxembourg)
GALEA Ramon, soldat au 3° Tirailleurs, décédé le 6 octobre1915 à Lubeck (Marne)
GARCIA Pierre, soldat au 2° Groupe d'Artillerie, décédé le 12 mars1916 à l'hôpital de Bar le Duc
GAULTIER Raphaël, aspirant au 3° Tirailleurs, tombé le 25 mai 1915 Aix les Noulette (P. de C.)
GOMEZ Joseph, soldat au 3° Zouaves, tombé le 16 juin 1915 à la côte 119 Souchez
GONZALES François, soldat au 11° d'Infanterie, tombé le 22 août 1914 au Champ d'Honneur
GONZALES Joseph, soldat au 3° Zouaves, tombé le 22 avril 1916 à Avocourt (Meuse)
GUALDE Joseph, soldat au 1° Etranger, tombé le 25 septembre 1916 à Létoale (Grèce)
HAOUCH Mahidine, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 22 septembre 1914 à Quennevièzes
HARET Habib, soldat au 6° Tirailleurs, décédé le 9 mars1915 au Mont Saint Eloy
HASSANI Lakhdar, soldat au 6° Tirailleurs, décédé le 6 novembre 1916 au village de Douaumont
HEILMANN Gustave, Lieutenant au 2° Zouaves tombé le 30 avril 1918 à St Christophe
IVARS Jean-Baptiste, cavalier au 6° chasseurs d'Afrique, tombé le 16 août 1915 au Champ d'Honneur
JAURES Victor, soldat au 6° Groupe d'Artillerie, décédé le 19 novembre 1918 à l'hôpital de Grey
JOURDAN Charles, cavalier au 20° escadron du Train, décédé le 4 avril 1917 à l'hôpital d'Epernay
KARSENTY Eliaou, soldat au 3° Zouaves, décédé le 22 septembre 1918 à Bralo (Grèce)
KHELOUYA Mokhtar, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 7 juin 1918 à Visigneux
LAVAUR Jules, soldat au 4° Zouaves, tombé le 18 mars 1915 à Mesnil-les-Hurlus
LAVAUR Philippe, soldat au 3° Tirailleurs, tombé le 30 juillet 1916 à Ferme Monacu
LIGNON René, soldat au 4° Zouaves, tombé le 5 août 1916 à Fleury (Marne)
LOPEZ Jean, brigadier au 18° Dragons, tombé le 10 septembre 1915 à Villeneuve sur Fère
LOPEZ Paul, soldat au 3° Zouaves, tombé le 8 décembre 1916 aux Balkans
MACIA José, soldat au 3° Zouaves, tombé le 14 novembre 1918 à Lenoncourt
MANZANO Bartolomé, soldat au 4° Zouaves, décédé le 3 août 1916 à l'hôpital d' Amiens
MARGUIN Paul, soldat au 2° Zouaves, tombé le 24 février 1916 au Bois des Fosses
MARTINEZ Manuel, soldat au 1° Zouaves, tombé le 6 octobre1915 au Champ d'Honneur
MERZOUK Abdelkader, soldat au 6° Tirailleurs, décédé le 27 juillet 1918 à l'Ambulance S. P.
METRAL Théodore, soldat au 2° Zouaves, tombé le 25 avril 1915 à Leperinghe (Belgique)
MIGOT Etienne, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 7 juin 1918 à Visigneux
MOKHTAR Ali, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 8 juillet 1918 à Seicheprey
MOKHTAR Kaddour, soldat au 3° Tirailleurs, tombé le 5 mai 1916 à Douaumont
MOLLA François, soldat au 2° Zouaves, disparu le 11 mai 1915 à Neuville St Wast
MONZO Edouard, soldat au 2° Zouaves, disparu le 11 mai 1915 à Neuville St Wast
MORANT Vincent, soldat au 2° Zouaves, tombé le 26 juin 1915 aux Dardanelles
MOREAU François, soldat au 13° Bataillon Tal de Zouaves, décédé le 24 octobre 1916 à l'hôpital de Bizerte
NAHON Jacques, caporal au 53° d'Infanterie, tombé le 7 décembre 1914 à Ypres
NORMAND Agile, Adjudant au 6° Tirailleurs, tombé le 21 juillet 1918 à Villemontoire (Aisne)
ORTIZ Antoine, soldat au 2° Zouaves, tombé le 8 septembre 1914 à Chaubry
PAREJA Emmanuel, soldat , tombé le 21 mars 1918 à Verdun
PARENTEAU Jean, soldat au 2° Zouaves, tombé le 22 avril 1915 à Ypres
PELLICIER Antoine, soldat au 2° Zouaves, tombé le 20 novembre 1914 à Quennevièzes
PEREZ Bernardo, soldat au 2° Zouaves, tombé le 6 octobre1915 à Maison de Champagne
PEREZ François, soldat au 1° Tirailleurs, tombé le 19 mai 1916 à Esnes (Meuse)
PEREZ Jacques, soldat au 1° d'Artillerie de Montagne, disparu le 11 mai 1917 dans le naufrage de la Medjerda
PEREZ Jean, caporal au 2° Zouaves, décédé le 28 avril 1915 à l'hôpital de Loperinghe
PEREZ Joseph, soldat au 2° Zouaves, tombé le 8 octobre1914 au Champ d'Honneur
PHILIPPE René, soldat au 3° d'Artillerie, tombé le 2 septembre 1914 à Luneville
PINTOR Joseph, soldat au 2° Zouaves, tombé le 7 septembre 1914 à Barcy (S. et M.)
PLANTE-LONGCHAMP Fernand, Sous-Lieutenant au 2° Zouaves, tombé le 7 mai 1915 à Boesinghe (Belgique)
RAMDAN Kouider, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 24 février 1916 à Louvemont
REUS François, soldat au 4° Zouaves, tombé le février 1917 à Verdun
REUS Pedro, soldat au 2° Zouaves, décédé le 3 février 1917 à l'hôpital de Larischkine (Serbie)
RIERA Mathias, soldat au 2° Zouaves, décédé le 8 juillet 1915 à l' hôpital de Rouen
RIPOLL Jean, soldat au 14° d'Infanterie, tombé le 6 septembre 1915 à La Harassée (Marne)
RIPOLL Juan, soldat au 80° d'Infanterie, tombé le 27 avril 1915 à Perthe Les Hurlus
ROSE Gustave, soldat au 10° Groupe d'Artillerie, décédé le 11 septembre 1917 à l'hôpital de Fez (Maroc)
ROUAH David, caporal au 4° Zouaves, tombé le 16 mars 1917 à Diovo (Serbie)
RUIZ Joseph, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 23 août 1916 à Landricourt
SANCHEZ Antoine, soldat au 4° Zouaves, décédé le 17 décembre 1914 à l'hôpital de Dunkerque
SANTAMARIA Jean, soldat au 2° Zouaves, tombé le 26 août 1915 à Neuville St Wast
SAOURA Francisco, soldat au 149° d'Infanterie, tombé le 3 mars 1915 à Aix Noulette (P. de C.)
SCOTTO DI ROZATO André, soldat au 2° Zouaves, disparu le 9 mai 1915 à Neuville St Wast
SCOTTO DI ROZATO Jean, soldat au 1° Zouaves, décédé le 4 décembre 1914 à l' hôpital de Berck Plage (P. de C.)
SELVA Vicente, soldat au 143° d'Infanterie, disparu le 2 novembre 1914 à Wytschaëe (Belgique)
SEMMI CHADLI Mohammed, soldat au 5° Tirailleurs, tombé le 12 août 1918 à Mareuil La Motte
SENNINA Charef, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 6 novembre 1916 au Champ d'Honneur
SENNINA Saada, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 17 décembre 1918 au Champ d'Honneur
SERRANO Charles, soldat au 1° Zouaves, tombé le 11 décembre 1914 à Ypres
SERRANO Michel, soldat au 1° Zouaves, tombé le 5 juin 1915 à la Redoute Bouchet
SERRAT José, soldat au 3° Zouaves, disparu aux Dardanelles
SERRAT Thomas, soldat au 2° Zouaves, tombé le 22 mars 1917 à Quennevièzes
SIMON Gabriel, fusilier marin, noyé le 26 octobre1917 au passage du Jean Beck
SLIMANI Hachemi, soldat au 54° d'Artillerie, tombé le 22 février 1916 à Verdun
TEUFEL Alexandre, caporal au 9° Tirailleurs, décédé le 13 juin 1918 à l'ambulance S. P. 234
THOMAS Jayme, soldat au 2° Tirailleurs, décédé le 28 septembre 1915 à l'ambulance C.VII.7° C.A.
THOMAS Miguel, cavalier au 10° Cuirassier, décédé le 31 octobre 1918 à l'hôpital de Marseille
TILLET Georges, soldat au 7° Tirailleurs, tombé le 23 octobre 1918 à Foy Le Sec
UBEDA Jean, soldat au 3° Zouaves, tombé le 4 février 1915 à Ecurie
VARGAS François, cavalier au 6° chasseurs d'Afrique, décédé le 17 juillet 1917 à l'hôpital 63 à St Genis Laval
VARGAS Lorenzo, soldat au 2° Zouaves, décédé le 20 juin 1915 à l'hôpital de Compiègne
VELDA Vincent, sergent au 3° Tirailleurs, tombé le 16 décembre 1916 à Douaumont
VEZY Gabriel, caporal au 2° Génie, disparu le 11 mai 1917 dans le naufrage de la Medjerda
XIMENEZ Jean, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 25 février 1916 à Verdun
YACHDIR Kaddour, soldat au 6° Tirailleurs, tombé le 28 septembre 1915 à Suippes
ZAMITH Antoine, cavalier au 2° Chasseurs d'Afrique, décédé le 9 octobre 1918 à l'hôpital de Taza (Maroc)
ZERZOUR Mohammed, soldat au 2° Tirailleurs, tombé le 19 décembre 1916 à Douaumont

Cette liste des Morts pour la France est la recopie des peintures murales de la salle des Pas Perdus de la Mairie, peintures exécutées par M. Joseph PISSEMBON, artiste peintre à Perrégaux.
(d'après les photos appartenant M. Emile VARGAS et publiées dans "Le Petit Perrégaulois", bulletin annuel de l'amicale des Perrégaulois).

N'oubliez jamais !

 les Deportés de Béni Chougrane à CAYENNE

 Bouziane el kalai de son vrai nom Belzelmat Bouziane El Kalai, Djillali El Gataa  Ec Chougrani originaire de la tribu des ferraguig ,personnes legendaires et historiques .Bouziane El Kalai est né en 1838 à Kalaâ (Béni Chougrane), berceau de luttes et révoltes contre les envahisseurs étrangers ,s'est vu grandir en voyant l'injustice imposée par le colonialisme et le mépris infligé à ses concitoyens. Bouziane El Kalaï et Djilali El Gataa, des «bandits d'honneur» qui tenaient plus de Robin des Bois que du meurtrier sanguinaire. Le caractère disproportionné de la riposte coloniale n'est donc pas purement accidentel. On le retrouve d'ailleurs dans les autres affaires de « banditisme » de la période (22). le Gouverneur Général mobilise contre Benzelmat 400 fantassins et 200 cavaliers, le 20 août 1919, 300 fantassins, 85 cavaliers, 50 tirailleurs algériens et 200 tirailleurs sénégalais, le 20 octobre (23).De manière incontestable, la guerre de 1914-1918 aggrave cette situation contradictoire. L'attitude des responsables de l'État colonial ne peut commencer à être comprise que si on la rapporte à la conjoncture de l'année 1915. L'équilibre précaire qui s'était instauré à la fin du XIXe siècle et dans les premières années du XXe siècle est partiellement rompu par l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne en 1914. Les campagnes algériennes subissent encore plus durement la domination coloniale du fait de la contribution à l'effort de guerre qui leur est imposée. Il faut en effet fournir des soldats (24) et des travailleurs (25) à la « métropole » en guerre. Dans le même temps, les premières batailles sur le front européen entament l'image de toute-puissance de l'État colonial.

 

Cette conjoncture induit une recrudescence de la violence rurale surtout. La violence symbolique s'accompagne d'une augmentation notable de la violence factuelle. Globalement, la quantité d'attentats contre les personnes dénombrée par les services de la sûreté générale passe de la base 100 en 1913 à 105 en 19 14 et à 124 en 1915(29). Cette violence prend des formes diverses. Le refus de la conscription continue à se manifester (30). Des révoltes de soldats font leur apparition, comme à Bechar en 1 9 1 5 (3 1). Le nombre de déserteurs passe de 237 à 910 entre 1914 et 1915 (32).Les insoumis et les déserteurs prennent le plus souvent le maquis. Bandes organisées et hors-la-loi créent un climat d'insécurité. Les assassinats de gendarmes et de caïds prennent de l'ampleur,

 

 

 

Pour comprendre l'emballement de la machine répressive coloniale, il faut quitter le terrain de l'itinéraire personnel de chacun de ces hors-la-loi pour tenter des les saisir en tant que supports et agents particuliers d'une violence rurale multiforme, que le pouvoir colonial arrive à dominer mais non à maîtriser.

(un riche d'Orléansville) délesté sur le chemin de retour (la Kalaâ-Orléansville) par le célèbre Bouziane-El-Kalai (1838-1876).
La flamme de la révolte a poussé, chaque jour, avec l'âge, jusqu'à ce jour où vint le caïd pour lui réclamer les impôts. Bouziane El Kalaï lui infligera un mauvais traitement. Il le mettra à terre et le déshabillera devant la population de Kalaâ.
Il prendra par la suite le maquis et constitutuera un groupe de résistance avec son adjoint Djillali Chougrani et s'attelleront à attaquer les fermes des colons acquises dans le cadre de la loi 1863, qualifiée par Bouziane El Kalai de la loi de la honte, qui a dépossédé les paysans algériens de leur terre. La révolte de Bouziane El Kalai gagnera en sympathie auprès de la population algérienne, ce qui incitera le gouverneur général de l'administration à écrire un rapport, le 30.12.1874, à son ministre de la guerre pour l'informer de la révolte de Bouziane El Kalai et à laquelle avait adhéré la population autochtone. La résistance de Bouziane El Kalai est considéré par les historiens comme la continuité de la résistance de l'Emir Sidi El Hadj Abdelkader, suivie de la révolte de la tribu de Flitta de 1864 au côté de Sidi Lazreg Belhadj qui fut arrêté et emprisonné à Boukhnafis (Bel Abbes), et qui s'évada pour rejoindre par la suite le maquis. La révolte de Bouziane El Kalai dura 13 années. Il ne fut capturé que suite à la dénonciation d'un traître nommé Benyoucef, après que le héros soit pris d'une faiblesse due à la maladie. Bouziane El Kalai sera condamné et guillotiné à Mohammadia (Mascara), à l'âge de 39 ans, le 20.07.1876 à 5 heures du matin. Cette figure de la résistance nationale mérite d'être réhabilitée. Aujourd'hui, 45 ans après l'indépendance, le peuple algérien est en droit de tout savoir sur ce grand nom de la résistance, et qu'il est temps de le sortir de l'oubli en vue de rétablir son histoire. Parmi les figures sociales qui inspirèrent les chansons populaires , surtout chez la gente féminine, on compte également celles sur Bouziane El Kalaï, ce dernier étant perçu par l'occupant français comme un dangereux agitateur anti-colonial et un prestigieux héros . Dans les villes algériennes, que ce soit dans les quartiers, placettes ou souks populaires, les chioukhs, héritiers de la tradition du "Klam el Djed" .

 Le réalisateur algérien Belkacem Hadjadj a produit 2 téléfims,l'un sur Bouziane-El-Kalai, L.M téléfilm, 1983
Prix Venezia Genti Mostra de Venise 1984
l'autre sur Djillali-El-Gataa, L.M téléfilm, 1984

 

Camps du Bagne de CAYENNE Guyane) en compagnie du célèbre évadé PAPILLON

 

L'exilé du Bagne de CAYENNE SERADA El MORSLI(1902/1989)

 

 

 

 

Le tristement célèbre bagne de CAYENNE, situé en Guyane française limitrophe du Brésil, les condamnés algériens dépérissaient loin de leurs famille
Colons et Caïds vivaient dans l'opulence. Nous autres, nous avons que la misère à partager.
C'est là une situation qui a engendré un grand nombre de "révoltés" individuels en Oranie; en Kabylie et dans les Aures . Ils s'appelaient Belzelmat Bouziane El Kalai,serrada el morsli, Djillali Chougrani ,ou Djilali EL GATAA. SERADA a rencontré plusieurs fois ce dernier avant son arrestation et son exécution par les français. Parmi les relégués Mr SERADA Morsli originaire de Takhmaret (Frenda) où il est né le 13 Février 1902 et y enterré en janvier 1989.L'exilé du Bagne de CAYENNE (1902/1989) .SERADA Morsli a pris les armes dans les années 1920 contre les colons et les auxiliaires. Quelques amis se regroupent autour de lui. Ils forment alors une bande qui va faire parler d'elle dans la région de Frenda et de Saida. Vers 1930 SERADA Morsli est arrêté à son tour et sera condamné à une lourde peine d'emprisonnement qui le conduira droit à CAYENNE.
Le bateau qui transporte les condamnés algériens met quinze jours pour joindre le Bagne. Un monde hostile accueille SERADA une foret vierge où subsistent tous les dangers, des travaux forcés.
Sa libération de CAYENNE coïncide avec le déclenchement de la guerre de libération nationale.
Après son retour il est arrêté en 1957 par l'armée française, il parvint à s'évader au cours de son transfert
u égard à son âge et sa blessure il est procéder à son transfert vers le Maroc grâce au concours des services de l'ALN. En 1962 il retourne une deuxième fois chez lui." Il décède en janvier 1989 dans l'anonymat.

 

 

 

 

 

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