المحمـــــدية مـــدينة الـــبـرتقــــال تـــــرحــــب بضيوفيها الكرام

L'Agriculture à Mohammadia

  L'exode d'européens n'a pas été sans effets à la prospérité économique de la région et la ville plus particulièrement. La ville manqua de bonnes compétences dans l'agriculture ce qui sonna le glas de l'âge d'or de la ville, au bout de 30 ans dans les années 1990 . L'envasement de la retenue du barrage Fergoug, ne put fournir suffisamment d'eau pour l'irrigation ni même de l'eau potable. L'agriculture sans eau ne peut exister .Le collège agricole de Perrégaux,ou centre d'expérimentation agricole de Ferme Blanche Perrégaux assura des ateliers pratiques aux futurs techniciens d'agriculture.                                                    Le coton, connu depuis longtemps par les indigènes, a été une des premières productions européennes des plaines sublittorales du Sig et de l'Habra. Le petit barrage du Sig, en particulier, avait été établi, dès 1844, en vue de lui fournir de l'eau d'irrigation sur 5 000 à 6 000 ha.
Vers 1850, grâce à la hausse des cours et à la réduction des exportations américaines, il occupait déjà 75 ha. cultivés par les colons et 34 par les indigènes.
En 1853, sa culture s'étendait sur 350 ha., le rendement moyen atteignait 10 qx 6, procurant un revenu net de plus de 2 000 fr.-or à l'hectare, contre une dépense de près de 600 fr.-or.
Après divers essais, on a adopté le coton de Géorgie à longues soies {Gossy~ pium herbaceum), que l'on sème uniquement aujourd'hui. Les terres relativement vierges supportaient cette culture sans fumure. On se contentait de labours, de trois sarclages et de cinq arrosages.
La production du coton a progressé en Algérie jusqu'en 1872, encouragée par l'octroi de prix et de primes à l'exportation ; elle ne s'est maintenue, quand cette protection officielle fit défaut, que dans les plaines du Sig et de l'Habra. En régression de plus en plus nette jusqu'à 1902, une reprise très marquée a été notée depuis 1923, mais nous assistons de nouveau à une crise menaçant de faire disparaître définitivement une culture des plus intéressantes pour l'Oranie .
Cette culture très soignée, demandant un grand nombre de façons, est ici d'un prix de revient élevé. Les terres argileuses de la plaine du Sig et de l'Habra demandent à être préparées une saison avant les semailles par trois labours croisés au tracteur à une profondeur moyenne de 25 à 30 cm., parfois plus. La terre fumée ou fertilisée par des engrais composés, on achève d'ameublir le sol en pratiquant un hersage énergique et un roulage. Ainsi l'eau d'irrigation pénétrera facilement dans le sol, et le surplus pourra s'écouler. Ces travaux de préparation ont lieu en février-mars.
On procède aux semis le plus tard possible, fin mai ou début de juin, pour profiter d'une germination plus rapide grâce à la chaleur. Ensuite, on « dé-marie2, écime, sarcle (trois ou quatre fois), bine (deux fois), « chausse8». On arrose deux fois en avril, une fois en mai, deux fois en juin, deux fois en juillet et deux fois en août, à raison de 400 à 500 m3 d'eau à chaque arrosage par hectare.
La cueillette des capsules commence en septembre et est à peu près achevée fin janvier. Le rendement normal varie selon l'exploitation et souvent sur la même parcelle. Il est de 6 à 7 jusqu'à 20 qx de coton brut à l'hectare.
Cette culture très soignée revenait, y compris le prix d'achat de la graine réparti sur plusieurs années (la plante produisant quatre ou cinq saisons), à 4 260 fr. par hectare en 1931. Dans ce chiffre entrent le prix de l'eau d'arrosage, les frais de cueillette et de transport du coton à l'usine.
On comprendra aisément les soins donnés à une culture dont le produit brut s'est vendu jusqu'à 700 fr. le quintal pendant la campagne agricole 1927-1928.

En 1930, dernière année de prospérité du coton oranais, on comptait dans les plaines de l'Habra et du Sig, dans les communes de Bou Henni, Mocta-Douz, Perrégaux, Saint-Denis-du-Sig, l'Ouggaz 163 planteurs, dont un tiers d'indigènes, cultivant 2 542 ha. et produisant 22 436 quintaux de coton brut, traités dans l'usine d'égrenage de la Coopérative cotonnière de Perrégaux et celles de Saint-Denis-du-Sig, pour donner 8 170 quintaux de coton égrené1.
Or cette production importante est tombée à rien en 1932 : 40 ha. appartenant à deux propriétaires de la seule région de Mocta-Douz, 25 ha. à trois planteurs de celle de Saint-Denis-du-Sig, les autres centres ayant complètement abandonné. En même temps, le rendement tombait de 15 à 18 qx. à l'hectare à 3 ou 4.
Cette chute brutale, grosse de conséquences, est un exemple d'évolution agricole régressive due à des causes multiples, mais surtout à deux : l'effondrement des cours mondiaux et l'extension d'un parasite appelé le ver rosé. Pourtant la culture du coton semblait parfaitement adaptée aux conditions naturelles de climat et de sol, aux conditions artificielles spéciales de l'irrigation, aux conditions humaines de main-d'œuvre. En outre, elle assurait une belle aisance aux planteurs européens et indigènes, elle faisait vivre de nombreux ouvriers agricoles, à cause de la multiplicité et du soin de ses façons. Enfin elle répondait, par la qualité de ses produits, aux besoins de l'industrie française qui lui assurait un débouché.
Elle ne pouvait cependant résister à l'effondrement des cours. En effet, la masse de la production cotonnière de l'Algérie reste, malgré tout, infime par rapport à la production mondiale. Elle doit subir les cours imposés par les États-Unis et l'Egypte, atteints eux-mêmes par la crise de surproduction. Or, après avoir atteint en 1928, son maximum : 700 fr. le quintal, le cours du coton brut est tombé à 150-170 fr. en 1932, soit une diminution énorme, près de 75 p. 100.
Nous avons vu, d'autre part, que le prix de revient d'un hectare de coton était élevé en Oranie, surtout pour le fermier qui loue sa terre. On a calculé que, pour couvrir leurs frais, les planteurs auraient dû, en 1930-1931, obtenir un rendement de 10 qx à l'hectare, ce qu'ils furent loin d'enregistrer.

En effet, la baisse des cours s'est trouvée coïncider avec une diminution considérable du rendement à l'hectare, particulièrement sensible dans la plaine de l'Habra (Sahouria, Perrégaux, Sainte-Eugénie, Mocta-Douz, Bou Henni) et la plaine du Sig (Saint-Denis-du-Sig, Ouggaz), centres qui, en 1930, représentaient 73 p. 100 de la superficie totale (5 300 ha.) et 77 p. 100 de la production en coton brut (50 000 qx) du département d'Oran,

 

 

 

 

 

nissait lui-même 85 p. 100 environ de la production cotonnière de l'Afrique du Nord.

 

(en qx)

Sahouria ......... 3,33

Perrégaux........ 4,25 10

Sainte-Eugénie .... 2,40 »

Mocta-Douz ...... 4,00 »

Bou Henni....... 3,50 »

Saint-D enis-du-Sig. 4,35 12

Ouggaz .......... 4,50 "

Rendements moyens pour l'Oranie.

Années Rendement réel moyen A L'HECTARE (en qx) RENDEMENT THÉORIQUE SANS TER ROSE (en qx)

1929....... 1930....... 1931....... 9,5 5,5 7,5 10,5 8 11

Cette chute des rendements est due à l'action néfaste du ver rosé, Gele-chia gossypiella, qui se développe dans les bourres de coton.

Décelé en 1930 dans un échantillon de graines de Perrégaux, ce parasite a dû être introduit en 1928 par des graines importées du Maroc oriental. En 1929, la récolte provenant de ces graines était déjà de qualité inférieure.

La diffusion s'est fait de plus en plus sentir sur les récoltes successives. Pour la campagne 1929-1930, la perte s'est élevée à 10 p. 100, pour 1930-1931, à 40 p. 100, de même pour 1931-1932.

Dès le début, l'Administration a essayé d'enrayer le mal, mais les moyens de destruction du ver rosé sont très limités. On ne pouvait avoir recours aux vaporisations d'insecticides, le ver étant enfermé dans des capsules. Les graines sont parfaitement désinfectées à Oran par la chaleur sèche dans des appareils sous vide partiel. La libre circulation n'est permise que du 1er novembre au 1er mars.

Ainsi on peut enrayer les progrès du ver rosé en ne semant que des graines désinfectées, en créant des plantations éloignées des anciennes cotonneraies et en abandonnant le recepage. Ces prescriptions se sont trop souvent heurtées à l'indiscipline des planteurs.

La technique de la lutte contre le ver rosé n'a d'ailleurs été tout à fait mise au point qu'après l'abandon presque complet du coton. Les planteurs découragés par l'effondrement des cours et la baisse du rendement ont renoncé, pour la plupart, à une culture qui leur faisait perdre 1 000 à 1 500 fr. par hectare, pour se tourner vers les primeurs (principalement les artichauts à Perrégaux, les melons et pastèques à Saint-Denis-du-Sig) ou ailleurs vers la vigne et le maïs.

Les conséquences de la crise du coton en Oranie ne sont pas sans être inquiétantes. La main-d'œuvre indigène employée par une culture très exigeante se trouve sans emploi. L'usine d'égrenage installée à la Sénia par un filateur alsacien qui avait équipé ses usines pour utiliser le coton algérien est elle-même presque arrêtée. D'autre part, rien ne garantit que les primeurs continuent à payer.

Les plaines irrigables de l'Oranie conviennent particulièrement au coton;
Statistiques agricoles de 1930, fournies par le Service agricole du Département d'Oran.

  Enfin, en terres irriguées, l'évolution des cultures, dans les dernières années, marque une nette orientation vers l'arboriculture, surtout vers la plantation des agrumes.
primeurs (artichauts, fèves, .petits pois).
Fruits et primeurs amenés aux ports - plus par camions que par chemin de fer - sont expédiés sous forme de colis de 20 à 30 kg., en cageots de bois.
De septembre 1946 à fin août 1947.
Développement des plantations d'automne dans la plaine de l'Habra.
Plantations presque doublées, surtout, dans la Basse Plaine d'Oranie Perrégaux
Surtout le fret-marchandises du service des voyageurs vers la métropole Des produits périssables ou de grande valeur prennent l'avion, 410 en 1946-1947 soit treize fois plus que année précédente, moitié vers la France ,le reste vers la Suisse et l'Angleterre agrumes et autres fruits) Alger exporte 57pour 100 des fruits pour 46 pour 100 des agrumes ,97 pour 100 du raisin de table et 87 100 des légumes 96 100 des pommes de terre 87 100 des tomates ran vient en second lieu avec 28 100 des fruits surtout des oranges et 15 100 des légumes surtout des artichauts Les clients de l'Algérie ,la France est le principal pays importateur des fruits et légumes algériens 94 pour 100) malgré les difficultés des transports maritimes com pensées par importance des besoins et la proximité de Algérie 24 voir 36 heures par mer ,2heures et demie par avion. La France reçoit la presque totalité des légumes et des fruits seuls tOO de ces derniers partent vers l'étranger. Les principaux ports métropolitains importateurs sont Marseille 64 pour 100 ,un tiers de fruits frais ,un tiers de légumes, un tiers de dattes et figues sèches ;Sète 24 pour 100 plus de légumes que de fruits frais et secs et Port-Vendres 100 moitié fruits moitié légumes Pour les produits de cueillette, Marseille importe la presque totalité de l'alfa destiné la France un dixième de la production de Afrique du Nord) un tiers du crin végétal 40 100 dès lièges. Sete et Port-Vendres du liège chacun 12 100) Rouen du crin végétal 21 100 Angleterre achète la plus grande partie de l'alfa cueilli en Algérie , peu de fruits, des agrumes et notamment des mandarines; puis des dattes et des olives de conserve. la Belgique ,des mandarines .La Suisse des olives de conserve On peut espérer que l'exportation des fruits et légumes prendra de l'importance dans l'avenir prochain avec amélioration des transports maritimes. Le perfectionnement des méthodes culturales ;la création établissements frigorifiques ,la construction de nouveaux barrages réservoirs l'extension des cultures fruitière& et maraîchères dans les régions irrigables de la plaine de l'Habra. La standardisation et le contrôle des produits expédiés ,le développement des industries locales de transformation confitures , marmelades ,pulpes de fruit et conserves.L'Algérie tend à devenir une Californie mais doit compter dès maintenant avec la concurrence du Maroc qui déjà une avance tant pour la production que pour la transformation industrielle.

 Les ARTICHAUTS de Perrégaux  Mohammadia était également réputée pour ses artichauts. Des rendements satisfaisants ont été obtenus avec le riz et l'artichaut d'après ... Simonneau P. La végétation halophile de la plaine de Perregaux. De Perrégaux et en direction de Mascara, des hectares de petits pois s'étendent à perte de vue,ainsi que quelques parcelles de plants de fèves. C'était beau. De la verdure et des fleurs partout. Les plus nombreuses sont les vinaigrettes /les marguerites de trois sortes des toutes blanches, des toutes jaunes, des panachées jaune et blanc
, des coquelicots , des soucis, des genres des sauges aux fleurs violettes et bien d'autres.

 Au ierme du diagnostic,il apparait que malgré les contraintes Mohammadia ex.Perrégaux garde toujours sa chance de développement et demeure dans une région à grand potentiel de ressources naturelles de forte production agricole et ou la valeur ajoutée par habitant reste élevée.DDes opportunités existent,il suffit de bien les comprendre et de bien les exploiter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ImageChef.com - Custom comment codes for MySpace, Hi5, Friendster and more le Perregaulois KRIM ARBI Ahmed vous remercie pour votre visite .

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×