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El Gaada

El Gaada (arabe : القعدة) est une commune de la wilaya de Mascara en Algérie. El Gaada-centre (Ain Affeurd) est situé à 80 km à l'ouest de Mascara, chef-lieu de la wilaya dont elle dépend, à 40 km au sud-est d'Oran, à 50 km au nord-est de Sidi-Bel-Abbès, et à 20 km de Sig.

La commune d'El Gaada, dont le village d'Ain Affeurd est le chef-lieu, est située dans la daïra de Zahana (wilaya de Mascara), à 80 km à l'ouest du chef-lieu éponyme, Mascara ; elle est également située à 40 km au sud-est de la ville d'Oran, à 50 km au nord-est de la ville de Sidi-Bel-Abbès et à 20 km de Sig[2].

El Gaâda est peuplé au XIXe siècle par une fraction de la tribu des Ouled Ali, les Ouled Ali Maadja[8]. Les Ouled Ali appartiennent à la confédération des Beni Amer, d'ascendance hilalienne, dont l'histoire est assez bien connue.

Les tribus arabes des Banou Hilal envoyées en 1051/1052 dans l'Ifriqiya par les califes fatimides en représailles contre El Moezz, prince Sanhadja et gouverneur de cette province qui avait pris le parti des Abbassides, déferlent d'abord en Ifriqiya dont ils prennent le contrôle, puis dans le Maghreb central[9]. Leurs fractions Zoghbiennes, et parmi elles, les Beni Amer dont sont issus les Ouled Ali, nomadisent aux XIIe et XIIIe siècles du djebel Amour (alors nommé djebel Rached) au M'zab[10], et tiennent leurs quartiers d'été dans la région du Hamza (vaste plaine au sud du Djurdjura) , où ils s'approvisionnent en grains[11].

Au XIIIe siècle, les Beni Amer vont tirer profit de l'ascension de la tribu berbère des Abd el Wadites qu'ils côtoyaient au désert, et sont attirés dans les environs de Tlemcen par Yaghmoracen, fondateur de la dynastie abd el Waddite[12]. Les tribus Beni Amer jouent alors un rôle politique de premier plan, certaines de ces tribus combattant pour les Abd el Wadites, et d'autres pour les Mérinides de Fès[13] et leur puissance leur permet de s'installer au XIVe siècle dans le Tell oranais et de le contrôler[14].

L'entrée au Maghreb au XVIe siècle de deux puissances technologiquement mieux équipées, l'Espagne, puis l'Empire ottoman, va réduire, puis annuler, leur prestige[15]. Ils connaissent parallèlement une évolution culturelle, assimilant des groupes berbères sédentaires, réduisant peu à peu leurs activités de grand nomadisme (même si, au XIXe siècle, ils vivent encore sous la tente), gagnant la réputation de bons agriculteurs, marqués progressivement au plan religieux par l'influence du maraboutisme. Dans ce double mouvement historique et culturel, les Ouled Ali seront en première ligne: leur population est formée presque à moitié de fractions maraboutiques[16], et installés au début du XVIe siècle dans la plaine du Tlélat, au plus proche des Espagnols qui ont conquis Oran en 1508, ils sont parmi les premiers des Beni Amer à devoir leur faire allégeance en 1523[17]. Cette situation ne dut guère leur plaire, car ils se replient vers 1550 dans les massifs montagneux du Tessalah[18], et ne participent guère aux alliances de circonstance passés entre diverses tribus Beni Amer et les Espagnols, qu'ils se contentent de ravitailler[19].

Le jeu complexe des Turcs et des Espagnols avec les diverses fractions de Beni Amer, va se retourner un temps contre les Ouled Ali: le bey de Mascara Youssef, fils du bey Bou Chelagham (+1735 à Mostaganem) et d'une Ouled Zaer (tribu Beni Amer des environs de l'actuelle Aïn Témouchent) favorise à leurs dépens les Ouled Abdallah (autre tribu Beni Amer), et ils doivent renoncer, après quelques années de lutte, à leurs terres au nord du Tessala, ce qui les conduit à se rapprocher des Turcs pour tenter de les récupérer[20]. L'heure sonne alors de la fin de la relative indépendance des Beni Amer, et parmi eux, des Ouled Ali: les tribus deviennent raïas (c'est-à-dire soumises à l'impôt) à la fin du XVIIIe siècle et sont organisées en deux aghaliks. Ceci explique sans doute que les Beni Amer participent à la révolte Derkaoua contre les Turcs menée par Abd el Kader ben Ech Cherif en 1803. Ils sont écrasés en 1805 au pied du Tessala par le bey Mekallech[21].

Après la prise d'Alger par les Français en 1830, les Ouled Ali ont-ils participé, à l'instar des Hachem de la région de Mascara, à la proclamation, en 1832, de Hadj Abd el-Kader comme leur sultan dans la plaine d'Eghris (plaine au sud de Mascara) ? Les auteurs sont partagés sur la question, mais la plupart d'entre eux considèrent que les Beni Amer ont participé avec les Hachem à l'évènement. Malgré leur refus de payer l'achour (impôt religieux) dès que la paix est retrouvée à la suite du traité Desmichels en 1834, Abd el Kader les ménage, en reconstituant leur unité dans un aghalik des Beni Amer[22]. La reprise des hostilités, et la première campagne de Bugeaud en Oranie (1836-37) conduit les Ouled Ali à se soumettre en 1836, acte de peu de conséquence, puisque le traité de la Tafna en 1837 les intègre dans l'État d'Abd el Kader[22]. Leurs troupes irrégulières à la disposition d'Abd el Kader représentent, d'après Daumas [23] 200 hommes à pied, et 300 cavaliers[24]. La reprise des hostilités en 1839 met les Beni Amer en première ligne, et les Ouled Ali sont deux fois sévèrement razziés en 1840[25], et font leur soumission à la fin de 1842[26]. Ils ne participent pas, en 1845, à l'émigration au Maroc d'importantes fractions de la plupart des tribus des Beni Amer[27].

Une grande famille idrisside s'installa sur ce site géographique et sera connue sous le nom d'Al Mahaja qui, après l'apparition du maraboutisme s'appellera Al Mahaja rab'ine chachias (Al Mahaja les 40 coupoles) selon la légende populaire régionale. Car beaucoup de ses imams auront droit chacun à son mausolée (goubba) et ses serviteurs (khoudem). Ces Mahaja sont considérés par les tribus installées dans l'Ouest algérien, et se considèrent eux-mêmes, comme des Chorafas dont l'arbre généalogique remonte à Hassan fils de sayida Fatima Zahra, fille de Mahomet, et de l'imam Ali ibn Abi Talib son gendre et cousin. Des arbres généalogiques circulent au sein de plusieurs fractions des ces Mahaja pour attester chacune de sa noblesse (nesbiya). [réf. nécessaire]

L'historien de l'Oranie et l'ancien maire d'Oran, Saddek Benkada, qualifie cette localité de « bosse culturelle » de l'Oranie pour son rôle historique dans l'éducation arabe et religieuse assurée par ses Oulama et chouyoukh de Zaouïas auprès des populations de l'Ouest algérien (Live ORAN Face à sa mémoire Page 87). Les familles originaires de cette localité, qu'on appelle Al Mahaja, s'affirment de souche noble (reconnus par les populations de la région comme nobles) et prétendent avoir des ancêtres remontant à Idriss II (le fondateur de la dynastie arabe, les Idrissides (788-985) الأدارس), par son fils Mohamed Ibn Idriss II et Ahmad fils de ce dernier, qui fonderont la première dynastie musulmane d’origine moyen-orientale.[réf. nécessaire]

Ces tribus se sont d'abord installées dans un lieu appelé aujourd'hui douar Al Aâraiba, situé à 4 kilomètres environ au sud (direction Bel Abbès) de l'actuelle El Gaada-centre ville (daïra de Zahana). Jusqu'à présent on continue de nommer les uns, les Al Mahaja el Fwaga (ceux qui habitent au sommet, à côté du premier lieu d'installation, c'est-à-dire le village des Swaihiya et ses environs) et les autres, les Al Mahaja el T'hata (ceux qui habitent plus bas sur le plateau d'El Gaada, à côté de la source dite Ain Afferd, aujourd'hui centre ville d'El Gaada). La tradition orale raconte que les Al Mahaja se sont installés dans cette région (actuel douar Al Aâraiba) à cause de l’eau douce de la rivière Ain Chorfa (Source des nobles).[réf. nécessaire]Période Espagnole          

Des descendants des familles de la tribu d’Al-Mahaja toujours à Mostaganem. Ils s'y sont établis après la guerre de Mazagran. Ils ont participé à la bataille contre les Espagnols qui a eu lieu en 1558.[réfLa colonisation française

En 1832, Abd el-Kader dirigea le soulèvement contre la conquête coloniale française.

Le vieux cimetière des Mahaja se trouve à Ain Afferd qui est le quartier historique du village d’El Gaada (tous les autres quartiers sont apparus après la politique de regroupement des douars entreprise par l’armée française à partir de 1958 pour isoler les maquisards anticoloniaux de la population qui les soutenait, et ensuite après la terreur menée dans l’Algérie algérienne contre les civils durant la décennie 1991-2001).

Les Anciens Mahaja, dont Hadj Bouchentouf El Mahaji (un Oulama des Mahaja el Fwaga), ont toujours soutenu que ce cimentière a plus de cinq siècles. On dit également que dans un carré, juste à gauche du Mausolée de Sidi Slimane, sont enterrés soixante-dix combattants partisans de l’Emir Abdelkader, tués lors de la Bataille de La Mactaa le 28 juin 1835, une bataille menée triomphalement par le jeune chef arabe Abdelkader (âgé à peine de vingt-six ans), contre les troupes françaises commandées par le général Trézel. Ces martyrs furent ramenés pour être ensevelis en terre de Mahaja qui, selon la volonté de leurs familles et les croyances maraboutiques de l'époque, serait plus propice pour accueillir ces pieux et valeureux guerriers ( les moudjahidines).[réf. nécessaire]

A environ 3 kilomètres d'El Gaada-Centre se trouve une grotte appelée Ghar Boudjelida (grotte de chauves-souris) qui servit de poste de commandement du Front de libération nationale (FLN) du secteur de Saint-Lucien pendant la guerre d'Algérie (Zone 4 Wilaya V) jusqu'au moment de la capture du résistant anti-colonial Ahmed Zabana.

Lors de la bataille de Ghar Boudjelida, l'armée française y lança un assaut contre les indépendantistes le 8 novembre 1954 au cours duquel Ahmed Zabana (Zahana) fut capturé par les troupes françaises. Ramené par l'armée française à dos de mule et déposé, avec ses camarades morts et blessés, devant la porte de l'un des deux garages de l'école communale d'El Gaada (école fondée en 1905 par l'administration coloniale) pour les montrer aux élèves, l'un des instituteurs pieds-noirs, Monsieur Casé, un agent du renseignement de l'armée française[réf. nécessaire], dit à ses élèves du cours de Fin d'études primaires : "Voilà ce qui vous arrivera si vous suivez les rebelles". Suite à cette bataille, la population de Ain Afferd aura droit à une matinée de propagande : un discours de lavage de cerveau, en arabe populaire, avec des haut-parleurs pour dissuader la population de soutenir le FLN, en traitant de tous les noms les résistants. Hélas pour les idéologues du colonialisme, la région ne sera pas pacifiée pour autant, elle fournira à la résistance anticoloniale, pendant toute la guerre d'Algérie (1954-1962), un grand nombre de moudjahidines et de martyrs.

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