المحمـــــدية مـــدينة الـــبـرتقــــال تـــــرحــــب بضيوفيها الكرام

El-Bouhmidi

El-Bou-Hamedi, un des khalifats préférés. Son palais  (aujourd’hui l’hôtel de la subdivision) était situé près d’une porte Dar-el-Beylik, portant le nom du palais, et s’ouvrant sur la campagne d’El-Khalaa.

C’est là que Bou-Hamedi tenait conseil, accordait ses audiences et rendait la justice, dont on a fait depuis le cercle militaire.

Ces construction étaient presque en ruines, quelques pièces de rez-de-chaussée restaient seules habitables, elles ouvraient sur une cour carrée entourée de colonnes de marbre soutenant d’élégantes ogives.

« Au milieu coulait une fontaine dans une vasque également en marbre, dont le trop-plein se déversait dans un bassin autour duquel étaient plantés des orangers, des rosiers et des jasmins.

« C’est dans l’appartement qui formait la coté nord de cette cour (bureaux actuels de la subdivision) que se tenait le khalifat Bou-Hamedi, gouverneur de Tlemcen.

Cet  homme, qui a joué un si grand rôle auprès d’Abd-El-Kader  et qui a été un de nos adversaires les plus acharnés pendant les luttes de la conquête, était originaire des Oulhassa, tribu qui environne les baies de Rechgoun et de Béni-Saf. Il exerçait, dit léon Roches, une grande influence sur les populations guerrières des Traras, habitants de ce pâtie montagneux qui s’étend depuis Rechgoun jusqu’à la frontière du Maroc.

    Mais, c’était surtout à sa liaison avec Abd-El-Kader, son condisciple, qu’il devait son avènement au poste important de khalifat de la région de Tlemcen. Ils avaient été étudiants ensemble à la Guetna de Sidi-Mohiédine. Bou-Hamedi avait quatre ans de plus que l’Emir ; c’était un savant légiste et un théologien érudit. Sa taille était élevée, son corps maigre, mais fortement musclé, sont teint bronzé par le soleil, sa barbe noire et bien plantée.Ses yeux étaient remarquables par la longueur des cils qui allumaient l’éclat de son regard. Ses manières, toutefois, manquaient de distinction et étaient aussi rudes que son langage ; mais on s’accordait à lui reconnaitre un grand esprit de justice, et sa conduite n’était pas exemple de noblesse et de générosité à l’égard des Coulgoulis de Tlemcen, qu’il protégeait contre les rancunes des Arabes et la haine des Hadar (El-Hedar).

     Bou-Hamedi était un des meilleurs cavaliers de son temp ; maniait le sabre et le fusil avec une adresse merveilleuse et possédait de remarquables qualités militaires : courage, coup d’œil prompt, présence d’esprit, activité infatigable. C’est lui qui a dirigé toutes les attaques contre les Français, à la Tafna, à Sidi-Yacoub, à la Sikak, dans les Traras et plus tard à Sidi-Brahim.

     Son entourage était composé de Kabyles Oulhassa, dans lesquels il avait la plus entière confiance, car il se défiait des Arabes de la plaine, les Oulad-Riah et les Ghossels, dont le caractère mobile lui avait attiré maints conflits.

     En résumé, malgré son humeur sauvage, il se montrait ardent et fidèle dans ces affections. Il passait pour très studieux et aimait par-dessus tout ses livres et ses chevaux.

     Tel était l’homme que la confiance d’Abd-El-Kader investit du commandement du khalifat de l’ouest, depuis la paix de la Tafna, en 1887, jusqu’à la reprise définitive de Tlemcen, en 1842.

Source : J.CANAL : les villes de l’Algérie * Tlemcen * ; intitulée dans la Revue de l’Afrique Française. TOM, VI, 1888.  

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