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BOUHANIFIA

HistoireBou-Hanifia ou  <<Aquae Sirenses>> dont ne subsistent plus que des vestiges informes, à deux kilomètres au sud.                           Hammam Bouhanifia حمام بوحنيفية

Au point de vue géographique le professeur Dalloni explique la formation des émergences thermales :
"Un affaissement a créé la dépression qui sépare la zone boulerversée du Tell des montagnes jurassiques du massif Saïda ; elle a été occupée par un grand lac vers la fin du Pliocène. Plus tard les calcaires déposés dans le fond de cette cuvette ont été redressés jusqu' à la verticale par une accentuation posthume du même effondrement. C'est également une fracture quartenaire qui a donné lieu aux sources de Bou-Hanifia"

Présence turque

1515-1830

Présence française

1830-1962

Quand les colonisateurs Français découvrent Hammam Sidi Bouhanifia

Les auteurs de cet article, écrit en 1841, l’appellent « Hammam Sidi Ben Ennefia »

« Hammam Sidi Ben Ennefia est situé sur la route de Mascara à Tlemesen, à une journée de marche de la première de ces villes (de 6 à 7 lieues).

L'eau sourde d'un terrain calcaire, d'où elle s'écoule dans plusieurs petits bassins. De là elle pénètre dans un marabout, où elle est reçue dans des baignoires, pour l'usage des malades.
Le marabout a été construit il y a environ cinquante ans, d'après les ordres du Bey de la pro-vince. L'eau en sort pour se jeter dans l'Oued-el-Hammam, qui, un peu plus loin, dans le nord, prend le nom d'Oued Habra. Celle-ci se joint bientôt après au Sig, et forme avec elle l'Oued-Macta, qui va se jeter à la mer, à l'est du vieil Arzew.

Les eaux d'Hammam Ben Ennefia jouissent d'une grande renommée dans la province et jusques dans le Maroc, d'où viennent des malades pour en tirer usage. Elles sont sous la direction d'un marabout non moins vénéré pour sa réputation de sainteté que pour la facilité qu'on lui accorde de donner des sorts et des maladies aux infidèles.
Les maladies dominantes parmi les Arabes qui se rendent aux eaux d'Hammam Sidi Ben Ennefia, sont des maladies de la peau, des affections syphilitiques, des engorgemens abdomi-naux, etc.


Hammam Ben Ennefia a été aperçu par le botaniste Desfontaines, qui en parle en ces termes:
« On y voit, parlant de la vallée de l'Oued-el-Hamman, on y voit de gros rochers de roche calcaire percés d'un grand nombre de trous. II en sort plusieurs ruisseaux d'eau chaude, dont l'un fit monter le thermomètre à 50°. Les eaux ne laissent aucun dépôt; elles sont limpides et bonnes à boire, lorsqu'on les a laissés refroidir. » Fragments d'un Voyage dans les régences de Tunis et d'Alger, fait de 1783 à 1786. (Paris, 1838. )
Nous devons à M. le docteur Vilon, alors chirurgien en chef de l'hôpital de Bougie, l'envoi des eaux thermales de Beni-Sermen; à M. le docteur Warnier, alors chirurgien attaché au consulat de Mascara, celui des eaux de Sidi Ben Abdallah, de Sidi Bouzide, de Sidi Ben Chfla ; à M. le docteur Varlet, alors chirurgien à l'hôpital d'Oran, celui des eaux d'Hammam Ben Ennefia. L'analyse que nous venons de donner de ces différentes eaux, est due à M. Tripier, pharma-cien aide-major, à l'exception de celle d'Hammam Ben Ennefia, qui a été faite par M. Laporte, pharmacien major."

Extrait de :
« Gazette médicale de Paris », Volume 9, Numéros 1 à 51, 1841, page 107

 

  

Création de la commune

Bien que le Genie militaire, aux environs de 1860 eut commencé de créer des piscines qui servirent aux besoins des malades de l'Armée, ce n'est que beaucoup plus tard, en 1913 lorsque l'agglomération ébauchée passa de l'Administration militaire des Bureaux arabes à celle des communes mixtes que Bou-Hanifia commença à s'organiser.

En 1920, le centre industriel était créé et un école, une mairie, un bureau de poste étaient construits. Ce dernier fut remplacé récemment par un immeuble moderne dû à l'Administration des P.T.T.
Pendant la période suivante, la localité était électrifiée, et une église et de nombreux hôtels-rstaurants s'édifiaient.

Une grande date pour le pays, le 30 janvier 1942, Hammam-Bou-Hanifia ou Bou-Hanifia-les-Thermes était classé station hydrominérale de première catégorie par la Commission hydro-climatique d' Alger.

C'est qu'en 1938, un grand événement s'était produit : le Grand Hôtel des Thermes, édifié par la Compagnie Fermière à laquelle la station fut concédée en 1935, avait été inauguré.

De l'humble village amorphe, cet événement allait faire un grand centre thermal et même la capitale du thermalisme algérien.

Les vertus curatives des <<eaux qui sauvent>> ont attiré plus de 52 000 curistes, ce chiffre à peine croyable, explique la présence des 18 hôtels plus ou moins importants qui vivent de l'exploitation des eaux., l'attrait de l'équipement perfectionné des Thermes et du Grand Hôtel attenant decide beaucoup de malades (et de simples touristes) à entreprendre le voyage, lesquels eussent hésité à se rendre dans ce désert avant sa création.

Le barrage

Le barrage se trouve à 5 km en amont de l'Oued El Hammam.
Exécutés par la Société Algérienne des Entreprises Léon Chagnaud, sous la direction de MM. Vergniaud, Drouhin et Arages, les travaux de construction furent entrepris en 1930 et achevés dix ans plus tard. Il remplace celui de l'Oued Fergoug, situé à 20 km en aval, lequel a été détruit en 1927 lors d'une crue évaluée à plus de 5 000mètres cubes seconde, ce qui est un débit d'une exceptionnelle violence.
Aussi les commissions techniques, qui ont étudié la construction du nouvel ouvrage, ont prudemment fixé le débit à 6 000 mètres cubes seconde le débit qu'il est capable d'évacuer.

Barrage d'enrochements arrimés, dont les travaux ont atteint une ampleur considérable due, pour une grand part aux difficultés du terrain, il forme une boucle de l'oued, un lac de 520 hectares d'une capacité de 70 millions de mètres cubes et un périmètre irrigable de 12 000 hectares.

  • Source extrait partiel de la revue P.N.HA n° 92 de Claude-Maurice Robertbou-h-1.jpg

Bouhanifia, une ville de 20 000 habitants, située sur les bords de l’Oued El Hammam, 18 km du chef-lieu de la wilaya de Mascara, porte le nom du marabout Sidi Ben Hanifia. Elle a été la capitale des eaux minérales chaudes en Afrique du Nord et « sa réputation dépasse les frontières du pays », s’accordent à dire la plupart des citoyens de la Cité de l’Emir Abdelkader.
C’est pour ses eaux thermales très efficaces dans le traitement de plusieurs maladies et qui sont recommandées pour les cures de détente et de remise en forme que cette ville est célébre. « Les eaux de la source thermale sont indiquées dans le traitement des maladies des articulations, de l’appareil génital, de l’appareil digestif et les problèmes de santé liés à l’obésité, aux maladies de la peau et aux maladies neurologiques »,une importante satation thermale en Algérie.


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